Archives pour la catégorie L’entreprise et la gestion de ses activités

Une bonne nouvelle pour les épargnants, pas pour les emprunteurs

  1. Expliquez les mots en caractère gras
  2. Montrez en quoi la hausse des taux est une bone nouvelle pour certains et une mauvaise nouvelle pour d’autres

Source : Le Figaro Danièle Guinot 03/07/2008 | Mise à jour : 07:23 |

 

  • Au chapitre des bonnes nouvelles, le taux du livret A, fixé à 3,50 % depuis le 1er février pourrait passer à 3,75 % voire 4 % net, le 1er août, son plus haut niveau depuis douze ans. Les 45 millions d’épargnants qui en détiennent un devraient profiter, du moins à ce titre, de la hausse conjuguée de l’inflation et des taux d’intérêt à court terme.
  • Le livret bleu (Crédit mutuel), le livret de développement durable (ex-Codevi) et le livret d’épargne populaire devraient connaître des hausses de taux similaires. À moins que, comme il l’a fait en janvier, le gouvernement n’invoque des « circonstances exceptionnelles » pour en limiter la progression.
  • Les rémunérations des sicav monétaires et des comptes à terme seront elles aussi boostées par le resserrement monétaire. « Ces placements, très bien rémunérés, profitent déjà de l’envolée des taux d’intérêt à court terme, en partie alimentée par l’anticipation de la hausse des taux de la BCE », souligne Cyril Blesson, directeur des services financiers au Bipe.Les OPCVM monétaires les plus performants rapportent aujourd’hui l’équivalent de 4,30 % à 4,35 % brut par an. Mieux, « certains comptes à terme bloqués un an offrent en ce moment un taux garanti de 4,97 % », avance Olivier Eon, analyste placements chez Testepourvous.com. Toutefois, « le niveau élevé de l’inflation (3,3 % en mai sur un an) rogne une partie de toutes ces bonnes performances », rappelle Cyril Blesson.

Hausse des mensualités

En revanche, le tour de vis monétaire de la BCE ne va pas arranger les affaires des emprunteurs, déjà pénalisés depuis un an, par des taux de crédit qui se tendent sous l’effet de la crise financière …………. Certains ont d’ailleurs fait les frais ces dernières semaines de cette hausse annoncée. « Les marchés obligataires ont anticipé ce durcissement monétaire de la BCE, ce qui s’est traduit par une hausse significative du taux de l’OAT à dix ans. Et par conséquent par un renchérissement de 0,20 % en moyenne des emprunts à taux fixe », explique Geoffroy Bragadir, fondateur d’Empruntis.com.Cette tendance risque fort de se poursuivre. « Ce mois-ci, toutes les banques vont relever leurs taux », note Christophe Cremer, président de Meilleurtaux.com.

Les prêts à taux variable, indexés sur les taux à court terme, devraient subir le même sort. Ce qui pour certains ménages se traduira par une hausse des mensualités et du coût total de leur emprunt. « En revanche, les taux des crédits à la consommation, qui ont déjà augmenté de 1 % depuis un an, ne devraient pas beaucoup bouger », estime Geoffroy Bragadir.

Comptes à terme : des rémunérations en hausse . Mathématiques financières

[Les Echos 03/10/08 - 16H32 ]

Placements sans risque, les comptes à terme ont le vent en poupe. D’autant que leur rémunération est orientée à la hausse. Elle varie de 4,5% à plus de 5%, selon les durées de placement des fonds. Revue de détail.
Les comptes à terme (CAT) présentent des taux de rémunération garantis et connus dès la souscription. Un avantage certain dans le contexte actuel des marchés. Les épargnants l’ont compris. D’autant qu’avec l’inversion de la courbe des taux, les placements à court terme du type des CAT, sont souvent mieux rémunérés que les placements longs. Dans ces conditions inutile de dire que les comptes à terme ont le vent en poupe. Dans la pratique, vous aurez autant de compte à terme que vous avez réalisé de versements. Leur rémunération varie selon les banques (voir ci-dessous), en fonction des montants placés et des durées de blocage des capitaux. Revue de détail.

A choisir selon la durée d’immobilisation des fonds
Le compte à terme est un contrat signé pour une durée déterminée. Etant donné la courbe des taux actuels qui rémunère plus fortement le court terme que le moyen terme, il est conseillé de ne pas s’engager sur une durée supérieure à un an. Quelle est l’offre la plus intéressante ? Tout dépend de la durée pendant laquelle vous désirez immobiliser vos fonds et du montant de la somme que vous pouvez placer. L’offre de Cortal Consors (voir ci-dessous) est intéressante si vous n’avez pas une grosse somme à placer et si vous désirez effectuer ce placement pour un an ou deux ans. Pour une durée de 6 mois les conditions offertes par la BPE sont excellentes dès lors que vous pouvez placer au moins 7.500 euros. Chez BNP Paribas, si vous disposez d’au moins 75.000 euros et que vous les placez pendant 12 mois vous pourrez obtenir une rémunération de 5,117%.

Comptes à terme : nos cinq conseils
1. Selon les établissements bancaires, les taux de rémunération des CAT peuvent varier chaque jour. Si vous interrogez les banques ne tardez pas trop pour vous décider à ouvrir votre CAT, la rémunération qui vous a été proposée pourrait déjà avoir changé.
2. Calculez avec précision la période pendant laquelle vous souhaitez effectuer votre placement. Les CAT sont à durée fixe, vous ne pouvez pas en sortir avant la date d’échéance et une fois l’échéance arrivée, votre argent n’est plus rémunéré.
3. Faîtes-vous préciser les conditions de récupération des capitaux placés dans le CAT. Ces conditions sont variables d’un établissement à l’autre. Par exemple, chez Cortal Consors France, le retrait anticipé est possible à tout moment, et sans pénalités dans les 30 jours suivant la souscription. Au-delà, un montant de 0,10% par mois civil restant sera soustrait au taux annuel brut indiqué. Exemple : vous placez 100.000 euros pour une durée de 24 mois sur ce CAT, le 1er jour du second mois vous désirez récupérer vos fonds, votre rémunération convenue à l’origine de 5,15%, sera amputée de 2,3% (23 mois à 0,10%). Autrement dit, votre taux réel de rémunération sera de 2,85%.
4. Quelques jours avant l’échéance de votre CAT pensez à faire le tour des banques pour connaître les meilleures conditions offertes pour les comptes à terme, lorsque celui que vous avez ouvert arrive à échéance. Voyez si vous renouvelez votre CAT avec votre banquier ou un concurrent.
5. Comparez les rémunérations offertes par les CAT avec celles proposées par les livrets et les comptes rémunérés ainsi que celle des Sicav monétaires.

Cortal Consors : 5,15% pour 24 mois
Cortal Consors offre  » Garantie 12 « , un compte à terme qui garantit du 29 septembre au 6 octobre 2008, les taux ci-dessous. Ces CAT n’exigent pas de minimum de versement et leur plafond (négociable) est de 6 millions d’euros.

Durée du CAT Rémunération proposée
1 mois 4,56%
3 mois 4,71%
6 mois 4,88%
12 mois 5,08%
24 mois 5,15%

Caisse d’épargne Ile-de-France : 5,05% pour un an
La rémunération des CAT Caisse d’Epargne (conditions au 1er octobre) est la suivante :
Captio Prestance 3 ans : taux périodiques allant de 4,38% à 5,50%.
Quadreto : taux actuariel annuel brut de 5,05% pour un montant d’investissement maximal plafonné à 34.500 euros.
Capciel : les taux périodiques sont progressifs en fonction de la durée de placement, de 4,25% à 6%.

BPE : 5,01% pour 6 mois
A la BPE, les CAT n’ont pas de plafond de dépôt. Les taux de rémunération sont négociables, les taux actuariels bruts au 30 septembre 2008 sont, pour un dépôt d’un minimum de 7.500 euros, les suivants :

Durée du CAT Rémunération proposée
1 mois 4,74%
3 mois 4,96%
6 mois 5,01%
12 mois 5,02%
24 mois 4,64%

Crédit Agricole Ile-de-France : jusqu’à 4,81% pour 6 mois
Le Crédit agricole Ile-de-France propose deux rémunérations différentes selon le montant investi sur le CAT (voir tableau ci-dessous). La banque offre aussi des CAT sur des durées plus longues : 24 mois, 36 mois, 48 mois et 60 mois.

Durée/ Montant placé sur le CAT 15.000 à 150.000 euros à partir de 150.001 euros
1 mois 4,38% 4,48%
3 mois 4,67% 4,78%
6 mois 4,70% 4,81%
12 mois 4,55% 4,65%

BNP Paribas : jusqu’à 5,117% pour 12 mois
Le minimum de versement sur un CAT de 7.500 euros chez BNP Paribas. Les conditions de rémunération des comptes à terme sont les suivantes :

Durée/ Montant placé sur le CAT 7.500 euros 15.000 euros 75.000 euros
1 mois 3,281% 4,081% 4,381%
3 mois 4,177% 4,477% 4,777%
6 mois 4,255% 4,555% 4,855%
9 mois 4,318% 4,618% 4,918%
12 mois 4,617% 4,817% 5,117%
24 mois 3,0510 % 3,2510 % 3,5510 %

LCL : 5% pour 12 mois
Accessibles dès 4.500 euros, les conditions standards de rémunération des CAT sont les suivantes (voir ci-dessous). Au delà de 150.000 euros LCL propose des certificats de dépôt, avec une rémunération légèrement plus intéressante.

Durée Rémunération
1 mois 4,30%
3 mois 4,70%
6 mois 4,80%
12 mois 5%

La BRED : jusqu’à 5,55% pour un an
A la BRED, selon que le montant placé sur le CAT est inférieur ou supérieur à 50.000 euros, vous obtiendrez une rémunération différente :

Durée/ Montant placé sur le CAT moins de 50.000 euros plus de 50.000 euros
moins d’un mois 4,95% 5%
1 mois 5% 5,05%
2 mois 5,10% 5,15%
3 mois 5,15% 5,20%
6 mois 5,30% 5,35%
9 mois 5,40% 5,45%
12 mois 5,50 % 5,55%
24 mois 5,10% 5,15%
36 mois 5,05% 5,10%
48 mois 5% 5,05%
60 mois 5% 5,05%

Barclays : 5,25% pour 5 mois
Chez Barclays l’offre CAT est simplifiée au maximum. A condition de verser au moins 5.000 euros et au plus 300.000 euros, la rémunération offerte est de 5,25% pour une durée de 5 mois.

La Banque Postale : 4,40% pour 12 mois
750 euros suffisent pour souscrire à Toniciel Séquence, le CAT de la Banque Postale. Aucun plafond de versement n’est imposé. Pour une souscription entre le 1er et le 31 octobre 2008, la rémunération offerte à Toniciel Séquence 6 mois est de 4%, le CAT Toniciel Séquence 12 mois est de 4,40%.

Crédit Mutuel Centre Est Europe : au choix, des revenus trimestriels
Le Crédit Mutuel Centre Est Europe (région parisienne, Rhône Alpes et Est de la France) offre une gamme complète de comptes à terme. Les CAT peuvent verser leurs intérêts à l’échéance ou les distribuer tous les trimestres, au choix du client. A la base, les CAT « Tonic court terme » sert, à partir de 150 euros, une rémunération de 4,20% pour un mois. Le CAT « Tonic Sociétaire » donne du 4,40% pour un an. Ces deux premiers produits n’imposent pas de plafond de dépôt.
Deux autres familles de CAT sont proposées :
Des CAT « orientation capital » qui servent les intérêts au terme du CAT. La gamme « Tonic boosté » offre, par exemple, pour 2 ans une rémunération de 6% les six premiers mois, puis une rémunération de 4,45% les 18 mois suivants. Mais, il existe également des CAT à taux progressifs, par exemple, 4% la première année et 5,25% la seconde.
Des CAT « orientation revenus » qui servent leurs intérêts chaque trimestre. La gamme proposée est large : pour 2 ans le taux actuariel brut servi est de 4,70%, pour 5 ans de 4,90%, pour 8 ans de 5,25%. Pour 10.000 euros placés, les CAT « orientation revenus » servent, par exemple, pour une durée de 8 ans, des intérêts progressifs qui varient de 100 euros/trimestre la première année à 181,25 euros/trimestre la huitième année.

Société Générale : Jusqu’à 4,71% pour 3 mois
A condition de placer entre 7.500 euros et 600.000 euros, vous pourrez bénéficier des conditions de rémunération suivantes à,la Société Générale :

Durée Rémunération
1 mois 4,05 à 4,30%
3 mois 4,46 à 4,71%
6 mois 4,49 à 4,74%
12 mois 4,41 à 4,66%
24 mois 4,15 à 4,40%

Fiscalité : les intérêts des CAT sont imposés
Les intérêts générés sur les CAT supportent les prélèvements sociaux à hauteur de 11% et sont soumis, soit à l’impôt sur le revenu, soit au prélèvement fiscal forfaitaire libératoire au taux de 18% depuis le 1er janvier 2008. Au total, si le contribuable opte pour cette dernière option, la retenue sociale et fiscale est de 29% (11% de prélèvements sociaux + 18 % de prélèvement fiscal forfaitaire libératoire).

Dès 2009, les prélèvements sociaux pourraient passer à 12,1% au lieu de 11%
Afin de financer le futur RSA, une nouvelle taxe de 1,1% sur les revenus du capital et de l’épargne pourrait être créée à partir du 1er janvier 2009. Cette nouvelle taxe aurait pour effet d’augmenter les prélèvements sociaux à 12,10% au lieu de 11% aujourd’hui. Conséquence directe de cette nouvelle taxe, les rémunérations nettes (après imposition) des placements baisseront. Ainsi, un livret rémunéré qui distribue du 10% actuellement donne du 7,10% après imposition (10% moins les prélèvements sociaux et le prélèvement fiscal libératoire forfaitaire). En 2009, un taux brut de 10% ne permettra plus qu’une rémunération nette, après impôt, de 6,99%.

Pour calculer la rémunération nette après déduction des prélèvements sociaux et de l’imposition forfaitaire au taux de 29%, il suffit de multiplier le taux brut servi par 0,71. Ainsi, une rémunération de 4,5% bruts, donne un taux réel de 3,20%, une fois les prélèvements sociaux et l’imposition déduite.

Rémunération affichée Rémunération réelle
5% 3,55%
4,5% 3,20%
4% 2,84%
3,5% 2,49%

BERNARD LE COU

Les chiffres clefs de la formation professionnelle

Plus de 34 milliards d’euros par an sont consacrés à la formation professionnelle en France (formation initiale incluse), soit 2 % du PIB.
Plus de 45.000 organismes dispensent de la formation professionnelle (dont 13.500 seulement à titre d’activité principale).
Plus de 60.000 jeunes par an sortent du système scolaire sans qualification ni diplôme, 120.000 sans diplôme d’enseignement secondaire (BAC, BEP ou CAP).
13 % des demandeurs d’emploi ont accès à la formation, et moins de 15 % des seniors, contre 34 % des salariés.

Formation professionnelle : la Cour des comptes s’invite dans la négociation

Formation professionnelle : la Cour des comptes s’invite dans la négociation
[ 02/10/08 Les Echos ] –

Jugeant le système actuel inapte à répondre aux besoins de formation, les magistrats de la rue Cambon suggèrent de confier la collecte des fonds de la formation professionnelle aux Urssaf et recommandent une remise à plat « intransigeante » du financement.

Inefficace, inéquitable et coûteux. » Publié fort à propos au lendemain de l’ouverture des négociations entre gouvernement et partenaires sociaux sur le sujet, le rapport de la Cour des comptes sur la formation tout au long de la vie (formation initiale et continue) dresse un bilan sans appel du système français. En dépit de moyens « supérieurs au budget de la Défense » (plus de 34 milliards d’euros en 2006, soit 2 % du PIB), celui-ci réussit en effet « la gageure de ne répondre ni aux besoins de ses bénéficiaires ni à ceux des entreprises », a fustigé, hier, Philippe Seguin, premier président de la Cour.
Gaspillage généralisé
Et de dénoncer pêle-mêle une formation initiale (lycées professionnels et apprentissage) inefficace en matière d’insertion sur le marché du travail, une formation continue qui ne donne pas de deuxième chance aux plus de 60.000 jeunes sortant chaque année du système scolaire sans aucun diplôme, et, surtout, un gaspillage généralisé : « 1 euro investi ne se transforme pas en 1 euro de formation utile, loin de là », a souligné Philippe Seguin, pointant l’opacité des circuits financiers de la formation continue. Près de 10 % des fonds collectés se perdent en frais de fonctionnement dans des réseaux éclatés en grand nombre d’entités. » La Cour juge ainsi « particulièrement choquant » que les ressources prélevées par la centaine d’organismes collecteurs (OPCA) au titre du plan de formation des entreprises (la cotisation de 0,9 %) donnent lieu à « une redistribution inverse, au terme de laquelle les PME financent de facto la formation des grandes entreprises » (voir tableau).
Ce diagnostic rappelle furieusement ceux établis par la kyrielle de rapports déjà publiés sur le sujet, et notamment celui signé par Pierre Ferracci dans le cadre de la préparation à la négociation. L’originalité se situe dans les remèdes préconisés par la Cour. Pour que « la formation cible ceux qui en ont le plus besoin », celle-ci recommande une remise à plat « intransigeante » du financement. Premier scénario : la réduction du nombre d’OPCA via un relèvement du montant du seuil de collecte, comme le préconise le gouvernement. Mais pour être sûre que cela améliore la mutualisation des ressources, la Cour prône aussi la création d’« un fonds régional pour la formation tout au long de la vie » rassemblant l’ensemble des fonds actuellement éparpillés entre les différents acteurs (Etat, région, entreprises, Education nationale, etc.). Il financerait ainsi des actions de formation répondant à des priorités locales, ciblées sur des personnes peu formées ou mal qualifiées.
« Economies d’échelle »
Plus audacieux, les Sages suggèrent que la taxe d’apprentissage ainsi que les fonds de la formation professionnelle soient collectés « par un organisme unique, voire par les Urssaf », qui vont par ailleurs collecter les cotisations Unedic. « Cette dernière solution ferait du réseau des Urssaf le collecteur quasi universel des cotisations assises sur la masse salariale, ce qui permettrait à la fois une plus grande simplicité pour les entreprises et d’importantes économies d’échelle », souligne le rapport. Et un meilleur contrôle.
Un scénario qui a de quoi séduire le gouvernement, mais qui risque de heurter les partenaires sociaux, et en particulier le patronat. « Si on ne change pas le mode de collecte, la négociation actuelle sera un coup pour rien », prévient Marie-Thérèse Cornette-Artus, présidente de la cinquième chambre. La Cour évoque aussi la suppression de l’obligation de financement pesant sur les entreprises, « au moins pour la part de 0,9 % », une idée caressée par l’Etat mais qui risquerait de réduire l’effort global de formation des entreprises, et notamment des PME, selon la CGT, la CGPME et l’UNAPL. La Cour admet qu’une étude d’impact serait nécessaire et que « cette disposition devrait être accompagnée d’un dispositif de péréquation destiné à financer l’accès des publics prioritaires à la formation ».

99 francs

99 francs (rebaptisé 14,99 euros depuis le passage à l’euro) est un roman à succès provocateur d’inspiration autobiographique de Frédéric Beigbeder, publié en 2000 qui dénonce les dérapages cyniques du monde de la publicité dans la société de consommation.Il en a été tiré une adaptation pour le cinema avec Jean Dujardin dans le rôle principal.

Le financement des investissements (présentation simplifiée)

  1. Financement interne :
  • Utilisation de la CAF pour l’autofinancement

L’autofinancement représente les ressources dégagées par la firme afin de financer ses propres investissements. La CAF disponible est égale à la CAF globale diminuée des dividendes versés aux actionnaires/propriétaires.

    • Cession d’éléments d’actifs (terrains) ou désinvestissements.

      2 Financement externe: on distingue

      - le financement bancaire (ou intermédié) du financement direct :

      • L’emprunt indivis : C’est l’accès pour un emprunt unique à des fonds à long et moyen terme, mis à sa disposition par une banque (ou un établissement financier spécialisé).
      • Le crédit bail, ou leasing est une location longue durée avec promesse d’offre de vente en fin de contrat.

      – le financement direct auprès du marché financier :

      • La souscription de capital (lors de l’introduction sur le premier marché des valeurs mobilières (bourse), sous la forme d’introduction d’actions. L’action est un bien meuble, qui représente une part de propriété du capital de la société émettrice et à laquelle sont attachés deux droits : Un droit à la rémunération (dividende) et un droit à la participation à la gestion (participation aux AG des actionnaires et droit de vote).
      • L’augmentation de capital, par apport en numéraire.
      • L’emprunt obligataire, ou émission d’obligation c’est à dire de part d’une dette unique donnant droit à une rémunération fixe, appelée intérêt.
      • Émission de titres spéciaux tels que les certificats d’investissement, les actions avec double droit de vote, les actions prioritaires…

      Un nouveau mode de segmentation : Les stades de vie

      Questions

      1 Retrouvez les raisons qui ont poussé le cabinet ACNielsen (annexe) à proposer un nouveau mode de segmentation.
      2 Dans un tableau, vous présenterez les caractéristiques des quatre stades de vie et vous trouverez des exemples de produits destinés plus particulièrement à cette cible.

      Le parcours tout tracé – d’enfant à parent puis grand-parent – a vécu. Aujourd’hui, chacun suit son chemin.
      ACNielsen l’a bien compris, développant, avec Carat et HomeScan, un nouveau mode de segmentation, basé sur les stades de vie.
      La société change. Segmenter la population par CSP n’est plus suffisant pour définir réellement sa cible. D’autant que les codes familiaux traditionnels tendent de plus en plus à se faire remplacer par de nouveaux schémas : de la famille recomposée à la famille monoparentale, en passant par les célibataires ou encore les enfants qui restent de plus en plus longtemps chez papa et maman, les modèles évoluent et ne se ressemblent pas. Un pouvoir de segmentation plus explicatif. ACNielsen France a ainsi identifié quatre stades de vie majeurs impliquant des modifications notables dans les comportements d’achat des individus:: l’installation à deux, la présence d’un enfant ou la recomposition d’une famille, le changement de statut familial après une séparation, un divorce ou un veuvage et le changement de statut professionnel (retraite, chômage). Les stades de vie incluent donc à la fois les fluctuations du pouvoir d’achat, ainsi que celles du nombre de personnes présentes au sein du foyer.
      ACNielsen et Carat ont ensuite poussé plus loin la segmentation, en identifiant douze stades de vie distincts regroupant à la fois le nombre de personnes au foyer (suivant que l’on forme une famille, que l’on vit en couple ou seul), la présence d’enfants et leur âge, ainsi que l’âge du chef de famille.
      Il en ressort trois catégories principales.
      Les Seniors Duo, composés de deux personnes sans enfant dont le chef de famille est âgé de 65 ans et plus, représentent 13,7 % de la population française. Ils sont suivis par
      les Solos Seniors, des personnes vivant seules, sans enfant, de 65 ans et plus, qui représentent 12 % de la population française.
      Les Jeunes Solos les talonnent de près avec 11,5 % de la population. Ce sont des personnes vivant seules, sans enfant et de moins de 50 ans. Les stades de vie offrent ainsi un pouvoir de segmentation plus explicatif que les critères socio démographiques simples. Un plus indéniable pour les marques qui pourront, grâce aux stades de vie, en connaître davantage sur leurs consommateurs et leur comportement d’achat.
      A. Charpentier, Marketing Magazine, n° 99, novembre 2005

      Nouvelles approches marketing pour réveiller le marché du cosmétique ?

      ….Dans les parfums et produits de soin, on assiste à un véritable déferlement de nouveautés. Pour se démarquer, les marques multiplient les approches inédites en textures, conditionnements et usages.
      Dans le secteur de la beauté, l’inflation des nouveautés associée à un raccourcissement de la durée de vie de bon nombre de produits semble sans limite. Ainsi, en cosmétique, les principes actifs inédits ne suffisent plus toujours à attirer l’attention et dans le domaine du parfum, le marché des dérivés (gel douche, crème pour le corps…) a besoin d’être réveillé. « Le secteur est confronté aujourd’hui à une forte problématique de recréation du désir et de la rareté », souligne Olivier Aron, cofondateur de Rosae, société d’audit et d’action marketing intervenant beaucoup dans l’univers de la beauté. Pour continuer à surprendre tout en trouvant de nouvelles niches, les marques empruntent donc de façon croissante une autre voie : la création de nouveaux gestes liés à des textures ou à des conditionnements innovants mais aussi à des catégories de produits originales.
      Il n’est plus rare de voir arriver, dans le créneau du parfum, plusieurs versions pour chaque nouveauté. La marque de couture italienne Costume National fait son entrée dans le monde des odeurs avec, à côté des flacons traditionnels, un « roll-on ». Placé dans le creux de la main, il délivre un extrait du parfum Scent sous forme de gel lorsqu’il est passé sur la peau. Pour Gloria, lancé la semaine dernière, Cacharel a misé sur une déclinaison différenciée du thème olfactif central dans une brume à vaporiser sur le corps ou une huile pour le corps et le bain. La marque estime que la fragrance n’est pas centrée seulement sur l’eau de toilette et que chaque geste doit avoir son importance. Pour le prouver, elle a mis ses autres produits dans des flasques en verre et non dans des flacons en plastique ou en aluminium, moins prestigieux. …………………
      ………..La cosmétique n’est pas en reste. Les produits à mettre sur le visage avant la plus traditionnelle crème, tels une sous-couche, se multiplient, à l’instar du produit protecteur Un Monde Parfait d’Origins. La logique de la nouvelle gestuelle a été poussée jusqu’au bout par Kenzo. La marque en a fait l’un des axes de développement de sa gamme de soin Kenzoki lancée en France à l’automne dernier et qui sortira en juin en Russie et dans certains pays d’Asie. La gamme décomposée en quatre lignes et une vingtaine de produits comprend des étoles relaxantes, des glaçons parfumés pour le corps, un exfoliant sous forme de grains à saupoudrer au lieu des gels habituels. « Dans le domaine du soin, la concurrence est tellement forte que nous ne pouvions pas aborder le marché de façon trop classique, précise Delphine Fossoyeux, responsable de la coordination marketing-laboratoire. En outre, il fallait s’adapter à l’image de la marque Kenzo qui ne tire pas vers la technologie mais vers des valeurs de bien-être. » D’autres tendances devraient se développer. « Le marché alimentaire est une nette source de créativité, souligne Aleth Doat, responsable de projet à la société de veille et de conseil Marketing Intelligence. Les consommatrices vont de plus en plus apprécier les produits leur permettant de faire leur propre « cuisine » de beauté. Comme les kits, très présents au Japon, comprenant une crème de base ainsi que différents principes actifs à ajouter selon l’état de sa peau et le besoin de l’hydrater ou la raffermir. »
      Très présent dans la distribution sélective, le phénomène touche aussi les produits vendus en grande surface. Dans le segment des démaquillants, les lingettes à passer sur le visage ont déjà fait leur chemin. « Elles s’inscrivent bien dans la recherche de simplification, de gain de temps. Cette forme va se diffuser dans les gammes solaires », prévoit Aleth Doat. Le marché de la douche s’y met aussi. La marque Ushuaïa vient de sortir un produit sous forme de mousse délivrée par un aérosol, selon le même principe que les produits de rasage. Surtout, de véritables nouveaux créneaux émergent. Scholl lance actuellement, en grande distribution et en pharmacie, une gamme « soin et beauté du pied » comprenant notamment un lait hydratant et une crème de gommage. La marque espère inciter les femmes à prendre autant soin de leurs pieds que de leurs mains et de leur visage. Le défi n’est pas mince. ……..
      Toutefois, l’adhésion à ces produits d’un nouveau genre ne se fait pas toujours sans mal. Faute d’avoir complètement convaincu de leur efficacité, les patchs n’ont pas vraiment pris. Les innovations demandent en outre des conseils. Misant sur une distribution limitée pour être visible, Kenzoki compte être présent, en France, d’ici à la fin du mois de décembre, dans une centaine de points de vente contre 1.800 pour la vente de ses parfums. Pourtant, même dans la distribution sélective (parfumeries ou grands magasins), le conseil n’est pas toujours d’accès aisé. « Les nouvelles gestuelles pourraient prendre une place plus grande. Mais ces produits demandent de véritables explications et une gestion particulière de la relation avec la consommatrice, avertit Olivier Aron. Elles sont donc plus faciles à aborder par des marques niches, qui disposent souvent de leurs propres boutiques, ou par de très grands acteurs suffisamment puissants pour pré-vendre un concept. Avec ses boutiques en propre et les volumes réalisés, Guerlain, par exemple, pourrait avoir des propositions plus hardies en terme de produits. » Selon ce constat, les produits lancés par les instituts de beauté, qui bénéficient des conseils des esthéticiennes, ont de beaux jours devant eux.
      D’autres freins doivent être pris en compte. Rosae a pu constater que, certes, le support classique du parfum ne recueillait souvent « in vitro » (c’est-à-dire hors question du coût) qu’un tiers des préférences. Mais une fois en magasin, la donne peut changer. « Le potentiel des nouveaux gestes liés aux produits dérivés des parfums a une limite considérable, celle du prix, relève Olivier Aron. La plupart des marques font l’erreur de les valoriser d’après le tarif du parfum alors qu’ils sont plus vite consommés puisqu’ils concernent des parties du corps plus larges. Une fois l’effet de surprise passé, les femmes risquent de ne pas renouveler leur achat. Les industriels auraient intérêt à tabler moins sur les marges que sur l’augmentation de la fréquence d’utilisation. »
      CLOTILDE BRIARD
      Source: Les Echos du 23 avril 2002 Page n° 59

      60 jours pour payer.

      Dans le cadre de la loi de modernisation de l’économie, les députés ont réduit hier les délais de paiement des entreprises à 60 jours calendaires…..

      « Cela va clairement dans le bon sens », se félicite Jérôme Frantz, à propos de la réduction des délais de paiement à 45 jours fin de mois – ou 60 jours calendaires -, votée hier par les députés dans le cadre du projet de loi de modernisation de l’économie (LME). Même si la Confédération française du commerce interentreprises tire la sonnette d’alarme sur le risque d’une hausse de l’endettement bancaire des PME lorsque cette réforme entrera en vigueur en janvier 2009, les patrons sont nombreux à partager l’opinion du directeur général de Frantz Electrolyse (traitement de surface des métaux, 200 salariés).

      Et pour cause : en France, les délais de paiement dépassent parfois 120 jours et restent en moyenne trois à quatre fois plus longs que dans la plupart des autres pays d’Europe. Un véritable casse-tête pour la gestion de trésorerie, première cause de défaillance des entreprises. Surtout pour celles dont l’activité dépasse les frontières de l’Hexagone. « Nous sommes payés à 60 et 120 jours par nos donneurs d’ordre, mais nous devons régler nos fournisseurs allemands ou américains à 30 jours, ce qui fragilise non seulement l’entreprise mais freine son expansion », déplore Yves Daunas, PDG de Delta Equipements (automation, 31 salariés). Un avis partagé par Jérôme Frantz : « Chaque jour gagné est une manne de trésorerie pour une entreprise comme la mienne, tributaire à la fois de ses clients de l’automobile et ses fournisseurs de métaux et d’énergie. »

      Peu de recours

      Sur le terrain, l’impact de l’accord interprofessionnel signé dans l’automobile en 2007, pour ramener les délais de paiement de la branche à 60 jours nets au 1er septembre prochain, reste encore limité. « Nombre de donneurs d’ordre continuent de payer leurs sous-traitants à plus de 100 jours », constatait l’Observatoire des délais de paiement, en mars. Les nouvelles règles du jeu sont compliquées par des process internes toujours plus contraignants et mondialisés, souligne Guy Jourdan, fondateur et cogérant de la SARL Les Communicants (conseil en communication, 28 salariés). « Parmi nos clients figure un groupe automobile étranger établi en France, dont la facturation est gérée depuis l’Inde, et la comptabilité et le paiement depuis l’Europe de l’Est. Bilan : le règlement de notre dernière facture – acquittée en désespoir de cause par la comptabilité de la filiale française – a réclamé plus de six mois », déplore-t-il. Exceptionnel ? Il l’espère. « Quand l’argent ne rentre pas, comment payer les salaires en fin de mois ? Comment survivre ? », s’interroge-t-il.

      Une inquiétude accrue, chez les artisans et dans les très petites entreprises, par la hausse des prix des matières premières. « Quand les clients tardent à payer, cela peut tuer, surtout dans un contexte aussi tendu », estime Patrick Liébus, dirigeant de Couverture Zinguerie de l’Ain (9 salariés). D’autant que, face aux mauvais payeurs, les petits entrepreneurs ne disposent que de peu de recours. Pas question en effet de s’engager dans des procédures coûteuses quand on peine à assurer son besoin en fonds de roulement. « Difficile de recourir à l’affacturage quand l’essence de notre activité est d’avoir de bonnes relations avec nos clients », pointe Guy Jourdan, qui préfère demander à sa banque un financement au titre de la loi Dailly de 1981 sur les cessions de créances, prévue justement pour les retards de paiement des clients et susceptible de moins froisser ces derniers.

      ARIELLE GONCALVES

      Les Echos 6 juin 2008

      Questionaire: êtes vous un consommateur de confiture?(en construction)

      QUESTIONAIRE

      1.  Etes vous un consommateur de confiture. Si oui , selon quelle fréquence.
      2.  Quelles sont les qualités que vous recherchez dans une « bonne » confiture
      3.  Quels sont les ingrédients entrant dans la composition de la confiture
      4.  Est ce un produit « évolutif », son marché est il en croissance
      5.  Quels sont les circuits de « fabrication » de la confiture
      6.  Quels sont les catégories (segmentation) vendues
      7.  Quels sont les circuits de distributioncircuits
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