Archives pour la catégorie Les déséquilibres économiques

Points clés de l’histoire des prix du pétrole depuis 1973

  • Le 5 octobre 1973 marque le début de la guerre du Yom Kippour entre la Syrie, l’Egypte et Israël. Les pays du moyen orient producteurs de pétrole réduisent leurs productions, le prix de référence de l’époque (Saudi Arab Light) passe de 2,59 dollars américains/baril à 11,65 dollars américains/baril de septembre 73 à mars 74 (fin de l’embargo). Ce choc pétrolier entraîna une crise économique globale au cours des années 1970. Les prix élevés entraînèrent une réduction de la demande (du fait de la mise en place de politiques d’économie d’énergie notamment) et surtout le début de l’exploitation de nouveaux champs pétrolifères. L’OPEP qui détenait 50% des parts de marché en 1974, n’en détenait plus que 47% en 1979.
  • La révolution iranienne puis la guerre entre l’Iran et l’Iraq furent des évènements influençant fortement la hausse vertigineuse des prix du pétrole du fait de la réduction considérable des exportations de ces pays : de 14 dollars américains/baril en 1978 à 35 dollars américains/baril en 1981

 

Ces prix élevés permirent à la production hors moyen orient de progresser ainsi que de réduire la consommation du fait de politiques de lutte contre le gaspillage d’énergie (meilleure isolation des maisons, procédés industriels moins coûteux en énergie et parc automobile se augmentant plus lentement). La demande connut un maximum en 1979 pour diminuer ensuite, et il apparut alors clairement aux pays de l’OPEP qu’ils devaient réduire leur production s’ils souhaitaient maintenir le niveau des prix. Durant la première moitié des années 1980, l’OPEP réduisit sa production d’un tiers en volume avec pour conséquence des parts de marché réduits à 30% du marché mondial, sans pour autant enrayer véritablement la diminution des prix. En réponse aux cavaliers libres et aux difficultés éprouvées par certains membres à respecter leurs quotas, l’Arabie Saoudite qui avait été le principal acteur dans la réduction de la production OPEP, décida de doubler sa production en 1986

  • Les prix s’effondrèrent en 1987. Ces bas prix stimulèrent la consommation et ralentirent la production hors moyen orient où les coûts d’exploitations sont plus élevés (cas de l’extraction offshore par exemple).

  • Les conflits entre le Koweït et l’Iraq en 1990 annulèrent l’offre de pétrole de ces pays qui fut compensée par l’Arabie Saoudite et le Vénézuela pour la majorité, le reste des pays de l’OPEP comblant le manque à produire.

  • Les prix en déclin depuis le début des années 1990 ne remontèrent qu’à partir du boom économique aux Etats-Unis et en Asie au milieu des années 1990.

  • La crise financière asiatique mit un terme brutal à l’embellie des prix à partir de 1997.

 

Le déclin des prix s’accentua jusqu’en février 1999 pour atteindre 10 dollars américains/baril. Puis à partir de mars 99, à la suite d’un accord de réduction de la production des pays de l’OPEP mais aussi d’Oman, de la Fédération de Russie, de Mexico et de la Norvège, les prix n’ont cessé d’augmenter jusqu’à atteindre plus de 30 dollars américains/baril un an plus tard. L’OPEP décida alors d’augmenter la production avec comme objectif de stabiliser les prix entre 20 et 25 dollars américains/baril. Les prix redescendirent à nouveau à partir de décembre 2000 pour se stabiliser autour de 28 dollars américains.

  • A la suite des attentats du 11 septembre 2001 une légère hausse a eu lieu, mais très rapidement, du fait d’une baisse de la demande en fuel d’aviation et des perspectives de stagnation de la croissance économique qui prévalaient jusqu’alors, les cours ont à nouveau plongé et l’OPEP a décidé de réduire sa production à partir de janvier 2002 à condition que les pays hors de l’OPEP contribuent également à cette réduction.

  • Depuis le début des années 2000, le cours du pétrole a connu un niveau historique très élevé et une hausse constante depuis 2001. La moyenne des prix du pétrole* a été de 18.5$ environ sur la période 1985-2000 alors que depuis 2000, celle-ci est de 41.6$ » (2000-2007). Cette hausse très importante s’explique notamment par le dynamisme de l’économie chinoise et l’émergence de pays nouvellement industrialisés qui tendent à augmenter leur consommation d’énergie ainsi que par l’amélioration des conditions économiques dans certaines régions du monde et en particulier aux États-Unis (qui se retrouvent de ce fait devoir faire face à une certaine tension au niveau des stocks nationaux). Les sous-jacents ne suffisent cependant pas à expliquer le développement des cours du pétrole sur les années 2003-2004. Ceux-ci ont, en effet, également été fortement influencés par des suréactions spéculatives en relation avec les perturbations potentielles au niveau de l’offre (évènements en Irak, par exemple) ou de la demande (faiblesse et baisse des stocks américains).

* Pétrole brut, moyenne Dubai/Brent/WTI (pondération égale), Bulletin des produits de base, CNUCED

Prix nominaux d’une moyenne des prix du Brent FOB UK, du WTI FOB USA Gulf et du DUBAÏ FOB Dubaï 1973 – Septembre 2009 (en dollars par baril)

Source : CNUCED, Bulletin mensuel des produits de base

De 1924 à 1940 : chronologie de la crise et de la Grande dépression

Source: Arte

De 1924 à 1940 : chronologie de la crise et de la Grande dépression dans La régulation 2885194,templateId=scaled,property=imageData,height=177,scale=proportional,v=1,width=312,CmPart=com.arte-tv.www

 

LA CRISE

  • 1924
    Plan Dawes, qui prévoit le prêt de capitaux américains à l’Allemagne pour lui permettre de respecter les stipulations du traité de Versailles.
  • 1926
    Mise en place aux États-Unis d’un nouveau système d’achat d’actions à crédit, qui nécessite une couverture de seulement 10 %. C’est ce système qui va alimenter la bulle spéculative.
  • 1929
    • 18, 19 et 24 octobre : premières ventes massives d’actions.
    • Jeudi 24 octobre, surnommé le « Black Thursday » : c’est le début de la panique financière (à midi, le Dow Jones a perdu 22 % de sa valeur). Les banques tentent en vain d’intervenir en rachetant des actions.
    • Lundi 28 octobre, surnomé le « Black Monday » : 9,25 millions de titres sont échangés en une seule journée.
    • Mardi 29 octobre, surnommé le « Black Tuesday » : c’est le jour le plus dévastateur du krach. 16,5 millions d’actions sont vendues et les titres perdent en moyenne 30 % de leur valeur. Les banques ne peuvent plus intervenir. C’est le début de la crise bancaire et économique.
    • Novembre 1929 : le président Herbert Hoover estime que la crise économique n’est que passagère. Il se refuse à mettre en place un système d’assistance par le gouvernement fédéral.

LA GRANDE DÉPRESSION

1930
Les États-Unis rapatrient massivement leurs capitaux européens, notamment ceux qui se trouvent en Allemagne. La crise s’étend au monde entier, aggravée par les politiques protectionnistes mises en place par les États.
1932
Le chômage en Allemagne touche 25 % de la population active. Aux États-Unis, le 28 juillet, répression sanglante à l’encontre de la Bonus Army, composée de vétérans de la Première Guerre mondiale, qui réclamaient le paiement de leurs pensions. Herbert Hoover est battu aux élections présidentielles américaines par Franklin Delano Roosevelt. En Allemagne, Hitler remporte plus de 30 % des voix aux élections présidentielles.
1933
Le chômage aux États-Unis atteint 25 %. Roosevelt entame son mandat en annonçant la mise en place de la politique du New Deal (« Nouvelle donne ») et en décrétant un « Bank Holiday » : toutes les banques sont fermées pour permettre une évaluation de leur solvabilité. Création de la National Recovery Administration et vote du National Industrial Recovery Act, qui instaure une certaine planification économique, un salaire minimum et des droits syndicaux plus importants. En Allemagne, le 30 janvier, Hitler est nommé chancelier par le président Hindenburg après des mois d’intrigues parlementaires. Le 23 mars : proclamation du IIIe Reich et vote des pouvoirs spéciaux en faveur d’Hitler.
1934
Mise en place aux États-Unis d’une politique d’État providence (« Welfare State »).
1936
Réélection du président Franklin D. Roosevelt.
1937
La production industrielle américaine a rattrapé son niveau de 1929 mais connaît une nouvelle dépression.
1937
Le président Roosevelt prononce à Chicago le « discours de la quarantaine », qui prône un boycott des pays fascistes. Sa politique extérieure devient alors nettement interventionniste.
1939
En Allemagne, la production industrielle a retrouvé son niveau de 1929. Invasion de la Pologne et début de la Seconde Guerre mondiale.

1940
Mise en place aux États-Unis d’une économie de guerre, qui viendra à bout de la crise économique

 

La facture de la crise

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OAS_AD(‘Top2′)La facture de la crise dans Les déséquilibres économiques

 

Les dépréciations d’actifs dues à la crise pourraient coûter 4 054 milliards de dollars au système financier planétaire sur la période 2007-2010, selon le « Rapport sur la stabilité financière dans le monde » publié, mardi 22 avril, par le Fonds monétaire international (FMI).

La « facture » se chiffrerait à 2 712 milliards de dollars pour le secteur financier (banques, mais aussi assureurs, fonds de pension…) aux Etats-Unis, à 1 193 milliards de dollars en Europe (zone euro et Royaume-Uni) et à 149 milliards de dollars au Japon.

Selon le FMI, ce sont les banques qui supporteront les deux tiers de ces pertes. Mais il leur faut encore accepter de comptabiliser les deux-tiers de cette somme.

Si la prise en compte des pertes est donc encore incomplète, le FMI a calculé l’effort financier qui reste nécessaire à ses yeux pour recapitaliser ces banques.Il a émis deux scénarios.

Le premier consisterait en un rétablissement du ratio fonds propres sur actifs d’avant la crise, soit 4 %. Il nécessiterait que soient injectés dans les banques américaines 275 milliards de dollars de capitaux, dans celles de la zone euro 375 milliards, dans celles du Royaume-Uni 125 milliards et dans celles du reste de l’Europe 100 milliards.

Le deuxième scénario rétablirait le ratio à son niveau des années 1990, soit 6 %. Les capitaux requis seraient de 500 milliards de dollars aux Etats-Unis, 725 milliards dans la zone euro, 250 milliards au Royaume-Uni et 225 milliards dans les autres pays d’Europe.

Si le FMI a publié ces chiffres qui donnent le vertige, c’est que le nettoyage bancaire ne lui semble pas en bonne voie. Or le Fonds est persuadé, pour avoir analysé 122 crises, que celles qui débutent dans la finance – comme l’actuelle – sont les pires et les plus longues.

Alain Faujas

G 20: résultats

source:le Figaro 4/4/2009

A l’issue du G20, le FMI voit ses ressources tripler, la France et l’Allemagne obtiennent gain de cause sur la régulation des marchés financiers et Pékin impose son influence dans l’arène des grands.

G 20: résultats dans 2 Economie générale coeur-Malgré le scepticisme entourant ce sommet «historique», le G20 de Londres a frappé fort. Face à la crise la plus grave depuis les années 1930, les dirigeants des plus grandes puissances mondiales ont décidé jeudi d’injecter 1 000 milliards de dollars supplémentaires dans l’économie, à travers les institutions financières internationales, dont les ressources sont dopées.

Même s’il ne s’agit pas de nouveaux plans de relance, en raison de l’opposition franco-allemande, les chiffres annoncés jeudi à Londres ont fait bondir les marchés, un gage de succès pour Gordon Brown, hôte de la réunion. Le G20 évalue à 5 000 milliards de dollars les dépenses déjà engagées par ses membres d’ici à mi-2010, ce qui devrait augmenter le PIB mondial de 4 %. «Il s’agit du plus grand plan de soutien macroéconomique jamais mis sur pied», s’est félicité Gordon Brown.

Premier vainqueur du sommet, sur le plan financier : le FMI, qui voit ses ressources tripler, passant de 250 à 750 milliards de dollars, un effort sans précédent, conforme à la volonté des États-Unis, réalisé grâce au Japon, à l’Union européenne, à la Norvège et au Canada. Plus novateur, les droits de tirage spéciaux du Fonds (DTS), l’unité de compte du FMI, sont revalorisés de 250 milliards de dollars, ce qui revient à faire marcher la «planche à billets» à l’échelle internationale, une solution qui n’est pas sans risques pour l’inflation. Cela ne semble pas inquiéter le G20, qui, à l’exception de l’Allemagne, redoute surtout la déflation.

Sur le plan politique, la palme du sommet revient, sans conteste, au couple franco-allemand qui a réussi à imposer sa patte sur le communiqué final, en exigeant une réglementation aussi précise que possible des marchés financiers et une nouvelle régulation internationale. «C’est au-delà de ce que nous pouvions espérer !», s’est félicité Nicolas Sarkozy. À défaut d’avoir obtenu la publication, par le G20, d’une liste noire de paradis fiscaux, sujet trop délicat sur le plan diplomatique en raison de l’opposition de la Chine, le président français estime avoir arraché au camp anglo-saxon une «réforme du capitalisme mondial». «C’est la fin du consensus de Washington», a reconnu le premier ministre britannique Gordon Brown.

Après avoir mis une forte pression sur Londres et Washington, Paris et Berlin ont obtenu gain de cause sur leurs principales lignes rouges : l’enregistrement des «hedge funds» et des agences de notations ; l’encadrement des bonus des traders ; des limites à la titrisation – une technique financière qui consiste à revendre les crédits sous forme de titres - ; la révision des normes comptables ; l’engagement du G20 à prendre des sanctions contre les paradis fiscaux. «L’ère du secret bancaire est révolue», a insisté Gordon Brown, renvoyant la publication d’une liste des centres «non coopératifs» à l’OCDE, et le détail des sanctions à la prochaine réunion des ministres des Finances du G20. À travers le nouveau Conseil de stabilité financière, un «forum» (FSF) aux pouvoirs renforcés, la France estime détenir la «nouvelle organisation mondiale de la finance».

Priorité des priorités pour Paris et Berlin, la question des paradis fiscaux aura empoisonné le sommet jusqu’à la dernière minute. Le président Hu Jintao s’est fermement opposé à la stigmatisation de Hongkong ou Macao, contestant les critères et légitimité de l’OCDE dans cette affaire. Pour apaiser les tensions, Gordon Brown avait pris soin de placer Nicolas Sarkozy à côté du président chinois lors du dîner officiel à Downing Street. Le résultat fut un petit compromis. «Que la Chine accepte de faire référence à l’OCDE, un organisme dont elle n’est pas membre, c’est déjà énorme !», estime Nicolas Sarkozy.

 

La fermeté du couple franco-allemand

Sur le plan diplomatique, c’est l’affirmation de la Chine, forte de ses 2 000 milliards de dollars de réserves, qui a marqué le sommet du G20 et ses participants. Très affaiblis par la crise financière, montrés du doigt pour leur responsabilité, et surtout, peu préparés sur le détail des négociations, les États-Unis sont apparus en retrait dans les discussions. Les Chinois n’ont pas ouvertement critiqué le rôle du dollar comme monnaie de réserve, mais ils ont laissé les Russes le faire à leur place. Pékin n’a pas seulement contesté la légitimité de l’OCDE, organisation basée à Paris, mais dominée par les Américains. Le président chinois a exigé une réforme rapide du FMI, qui lui donne plus de droits, afin de transformer cette «annexe du Trésor américain» en organisation représentative des nouveaux équilibres du monde.

Pris en tenaille entre la Chine et les États-Unis, les Européens ont réussi à tirer leur épingle du jeu, en imposant leurs vues sur la régulation, grâce à la fermeté du couple franco-allemand, plus indispensable que jamais.

Les paradis fiscaux

  • Les paradis fiscaux dans La régulation coeur-1.Liste blanche : (Etats ou territoires qui ont mis en œuvre des standards internationaux en signant au moins 12 accords conformes à ces standards)

    Argentine, Australie, Barbades, Canada, Chine(*), Chypre, République tchèque, Danemark, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Guernesey, Hongrie, Islande, Irlande ile de mans Italie, Japon, Jersey, Corée, Malte, ile Maurice, Mexique, Hollande, Nouvelle Zélande, Norvège, Pologne Portugal, Russie, les Seychelles, la Slovaquie, Afrique du sud, l’Espagne, la Suède, la Turquie, les Emirats arabes unis, royaume uni, Etats-Unis, les iles Vierge

    2.Liste grise : états ou territoires qui se sont engagés à respecter les standards internationaux mais ont à ce jour signés moins de douze accords

    - Liste gris foncée (paradis fiscaux déjà identifiés en 2000 par l’Ocde) : Andorre, Anguilla Antigua, Barabade, Aruba, Bahamas, Bahrein, Belize, les Bermudes, les iles vierges anglaises, les iles Cayman, les iles Cook, la Dominique, Gibraltar, Grenade, Liberia, le Liechtenstein, les Iles marshall, Monaco, Montserrat, Nauru, les Antilles néérlandaises, Niue, Panama, St Kitts and Nevis, Sainte Lucie, Saint Vincent et Grenadine, Samoa, San Marin, les iles Turks and Caicos, Vanuatu

    - Liste gris clair (autres centres financiers) : Autriche, Belgique, Brunei, Chili, Guatemala, Luxembourg, Singapour, Suisse

    3. Liste noire (Etats ou territoires qui ne se sont pas engagés à respecter les standards internationaux) : Costa Rica, Malaisie (Labuan), Philippines, Uruguay

    (*) Macao et Hong Kong territoires chinois, ont pris l’engagement en 2009 de se conformer aux standards internationaux, en conséquence ces deux territoires ne sont plus mentionnés dans la liste grise

G20 , Crise, régulation

Les résultats du sommet

· Régulation financière : deux groupes s’opposent : les Européens, Allemagne et France en tête, défendent l’idée de normes internationales et la création ou le renforcement d’autorités supranationales chargées de faire respecter les règles, à l’instar du FMI, de la Banque mondiale ou du Forum de stabilité financière. Les Etats-Unis, même s’ils reconnaissent la nécessité de respecter certaines règles, prônent plutôt le « le chacun chez soi » et ont refusé jusqu’ici l’idée d’une autorité supranationale qui se situerait, de facto, au-dessus du Congrès américain. La mise en place d’un « gendarme mondial » de la finance constituerait une vraie nouveauté. Au chapitre des agences de notation, des règles comptables, de la surveillance des « hedge funds » et de la rémunération des opérateurs de marchés, des décisions sont attendues.

· Paradis fiscaux : les déclarations virulentes contre ces pays à l’opacité honteuse n’ont pas manqué, y compris de la part du nouveau président américain, Barack Obama. Paris milite pour la publication de plusieurs listes de pays selon la nature des problèmes qu’ils suscitent (blanchiment d’argent sale, centre non coopératif en matière de délits financiers, paradis fiscal…) et se dit favorable à la mise en place de sanctions précises contre ces pays. Si le sommet débouchait sur l’établissement d’une liste de pays assortie de sanctions cela constituerait un indéniable succès pour la France.

· Gouvernance mondiale : les membres du G20 se dirigent vers un accord pour renforcer le rôle de certaines institutions multilatérales. Il semble acquis que les ressources du Fonds monétaire international seront augmentées. Le Japon, l’Union européenne se sont engagés sur 100 milliards de dollars et 75 milliards d’euros. Les Etats-Unis n’ont pas avancé de montant précis. Par ailleurs, la réforme sur le renforcement de la représentativité des pays émergents étant en cours, le sommet ne devrait pas apporter d’impulsion supplémentaire de ce côté. En revanche, le Forum de stabilité financière devrait être élargi à vingt pays. Il pourrait être transformé en un conseil de stabilité financière en charge d’une partie de la surpervision des « hedge funds », par exemple.

· Relance : les Etats-Unis défendent l’idée que les gouvernements doivent faire plus sur le plan de la relance budgétaire pour venir en aide à la croissance mondiale. Les Européens sont plus que réticents à cette option. Angela Merkel, le week-end dernier, l’a répété au « Financial Times ». Cette position est d’autant plus partagée par les Européens que la dernière émission d’emprunt du Trésor britannique s’est mal passée. Aussi, les chefs d’Etat et de gouvernement devraient seulement répéter qu’ils s’engageront à tout faire pour relancer la croissance mondiale. Aucun plan de relance budgétaire concerté ne devrait être annoncé, la hausse des dépenses publiques n’étant qu’une option en fonction des capacités de chacun.

· Commerce : les leaders du G20 devraient renouveler leur engagement à ne pas céder aux sirènes du protectionnisme. Une déclaration relative à la conclusion du cycle de Doha, au sein de l’Organisation mondiale du commerce, est possible. Mais les Etats-Unis ne semblent pas prêt à s’engager sur un calendrier. Le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, a déclaré, mercredi, son espoir de voir endossé le projet de création d’un fonds de 50 milliards de dollars pour soutenir le commerce.

RICHARD HIAULT, Les Echos

Analyse de graphique: chômage et emploi aux Etats-Unis

Source: Les Echos 9 mars 2009

 

Analyse de graphique: chômage et emploi aux Etats-Unis dans 2 Economie générale 4839758

 

Définitions:déficit public,dette publique

Déficit public :
budget d’un Etat dont les recettes sont inférieures à ses dépenses.

Dette publique :
ensemble des dettes dues par un Etat du fait de ses emprunts.

Source:INSEE

E Exercice: Analyse de documentation Comment est financée la dette publique

 

QUESTIONS

  1. Rappeler ce que la dette publique, le déficit public
  2. En vous appuyant sur l’article ci -dessous indiquer comment le financement en est assuré aujourd’hui
  3. En vous inspirant  des commentaires de lecteur reproduits en bas de page, rédigez votre propre

 

Le paradoxe de la dette publique

 

Par Sophie Gherardi, directrice adjointe de la rédaction de La Tribune.

 

La récession se traduira par un alourdissement spectaculaire de la dette publique. Celle-ci atteindra, d’après le gouvernement, près de 78% du produit intérieur brut en 2010-2011, date qu’il retient pour le retour de la croissance. Si, comme toute hypothèse officielle, celle-ci pèche par optimisme, une dette d’au moins 80% du PIB est ce qui nous pend au nez.

Peut-on l’éviter ? Non. Est-ce grave ? Oui. On ne peut pas éviter la dégradation des comptes publics dans une récession : d’abord parce que la contraction de l’activité réduit automatiquement les recettes fiscales, ensuite parce que les dépenses augmentent. Elles augmentent par la hausse des prestations de solidarité et, dans le cas présent, du fait du plan de relance de l’économie, ô combien nécessaire.

Ceci dit, il serait irresponsable de faire valser les milliards sans se poser la question de l’après. Barack Obama, après avoir fait voter 787 milliards pour stimuler l’activité, a annoncé hier qu’il voulait faire 40 milliards d’économies. Pendant la relance, on ne rase pas gratis. La gauche dans l’opposition est si constante dans ses appels à dépenser plus que certains en viennent à considérer que le déficit est bon en soi. C’est oublier son mode de financement.

Pour combler les trous, l’état emprunte. à qui ? Aux rentiers du monde entier. Plus la dette grossit, plus la part du budget consacrée au remboursement augmente, au détriment des écoles, de la recherche, de la justice, de la santé, de la culture. L’argent des impôts partira vers la Chine, les fonds de pension japonais, les pétromonarchies ou tout bonnement les placements des Français les plus aisés. Comme lendemains progressistes, on fait mieux.

Il y a un autre effet, plus immédiat, créé par la dette. C’est ce que les économistes appellent « l’équivalence ricardienne ». Prévoyant qu’après la relance viendra la hausse des impôts, les ménages épargnent au lieu de consommer. On observe précisément cela aux états-Unis. En janvier, le taux d’épargne y est monté à 5%, son plus haut niveau depuis 1995.

Pour que l’argent déboursé par l’état serve bien à la relance, il faut que les citoyens aient confiance non seulement en demain, mais en après-demain. Voilà pourquoi le discours sur la discipline budgétaire – celui de Fillon, Barroso ou Obama – est indispensable, au moment même où on ouvre les vannes.

sgherardi@latribune.fr

Lien permanent vers cet article :
http://www.latribune.fr/opinions/20090305trib000351277/le-paradoxe-de-la-dette-publique.html

 

Vos réactions

  • Socrate a écrit le 05/03/2009 à 21:52 :
    • C’est oublié un peu vite que l’argent fiduciaire ne représente plus que moins de 5% de l’argent en circulation et que le reste n’est que de la dette. Donc un monde sans dette est un monde sans argent. Voilà le réel paradoxe de la dette. Donc un état qui s’endette est un état qui créé de la monnaie, prérogative que les états n’auraient jamais due abandonner aux banques privée qui ne se sont effectivement pas privées d’inonder les marchés avec de la monnaie maintenant sans aucune valeur: d’où la crise n°1. Les états en s’endettant reprennent donc le contrôle de la monnaie, à charge pour eux de ne pas émettre plus de monnaie qu’ils ne peuvent garantir: donc dans les limites de la production et du travail à venir sinon la crise n°2 sera l’inflation.

  • jojo le latino a écrit le 05/03/2009 à 14:58 :
    • Dans cette tourmente mondiale, enfin un article de presse dans lequel le nom de Barroso n’est pas mésestimé ou trainé dans la boue.

 

 

 

 

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Qu’est ce que le déficit public?

Une contraction du produit intérieur brut de 1,5 % pour 2009 et un déficit public de 5,6 % du PIB fin 2009 ont été annoncés.

Le gouvernement a donc revu le déficit budgétaire à une hausse fixée à 103,8 milliards d’euros selon les anticipations produites dans la loi de finances rectificative.

Ainsi, la dette publique serait portée à 73,9 % du PIB en 2009 et à 77,5 % du PIB en 2010. Or, le pacte de stabilité européen prévoit un plafond de 60 % du PIB. Ces chiffres donnent le tournis ! 103,8 milliards d’euros ! On parle de déficit budgétaire quand le budget de l’Etat est en déficit. En gros, les recettes de l’Etat sont donc inférieures à ses dépenses, y compris les remboursements des emprunts arrivés à échéance et les intérêts de la dette.

On évoque par ailleurs un déficit public pour les administrations publiques incluant les administrations territoriales et la Sécu. Le déficit public advient quand les dépenses publiques sont supérieures aux recettes publiques.

Il faut avec ce budget prévoir les investissements dans les infrastructures par exemple mais aussi payer les salaires des fonctionnaires, les allocations diverses, les emprunts et les intérêts des emprunts. Quant aux rentrées, il s’agit des impôts, taxes et cotisations diverses. Évidemment, en cas de déficit budgétaire, il faut pour ne pas s’endetter outre mesure, soit réduire les dépenses, soit augmenter les recettes, soit faire les deux, ou… laisser couler le navire en pensant que les choses vont aller mieux ensuite et en laissant les intérêts de la dette s’enfler pour la laisser à nos enfants…
Réduire les dépenses, c’est donc envisager des licenciements dans le personnel public, sauf qu’il faut ensuite payer les retraites ou ne pas remplacer le personnel partant en retraite. C’est une des mesures actuelles du gouvernement qui est si mal perçue et qui fait l’objet de revendications et de grèves. Faire la chasse au gaspi est aussi un des remèdes mais il faut déjà commencer par soi-même en réduisant par exemple les salaires des hauts fonctionnaires, des députés, des sénateurs ou les budgets de l’Elysée… Ce qui n’est guère le cas ! Pour augmenter les recettes, on peut privatiser des biens publics ou des entreprises publiques. L’Etat possède par exemple un très grand parc immobilier qui pourrait être vendu. On peut aussi augmenter les impôts, taxes et cotisations diverses. Il ne serait pas stupide non plus d’abandonner le fameux bouclier fiscal et la disposition sur les heures supplémentaires, ce que réclame la gauche et bon nombre de Français… D’ailleurs, à ce sujet, l’idée vient à germer aussi chez certains élus de droite… C’est dire si la situation est grave !

Elle est si grave qu’Eric Woerth a déclaré sur RTL qu’il n’était pas sûr que le collectif budgétaire de mercredi serait le dernier, soit un réajustement du budget de l’Etat en fonction des événements. Il a ainsi dit « Bien évidemment, si la crise perdure et si d’autres mesures doivent être prises, elle seront prises. Il faut beaucoup de pragmatisme. La crise avance et donc on modifie nos prévisions mais surtout on prend des mesures ». On lui a également demandé si un plan de relance de la consommation était à l’étude et il a répondu : « Non, pas du tout ». Voilà qui a le mérite d’être clair ! Et voilà pourquoi aussi une nouvelle grande journée de grèves et de manifestations aura lieu le 19 mars prochain…

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