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De 1924 à 1940 : chronologie de la crise et de la Grande dépression

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LA CRISE

  • 1924
    Plan Dawes, qui prévoit le prêt de capitaux américains à l’Allemagne pour lui permettre de respecter les stipulations du traité de Versailles.
  • 1926
    Mise en place aux États-Unis d’un nouveau système d’achat d’actions à crédit, qui nécessite une couverture de seulement 10 %. C’est ce système qui va alimenter la bulle spéculative.
  • 1929
    • 18, 19 et 24 octobre : premières ventes massives d’actions.
    • Jeudi 24 octobre, surnommé le « Black Thursday » : c’est le début de la panique financière (à midi, le Dow Jones a perdu 22 % de sa valeur). Les banques tentent en vain d’intervenir en rachetant des actions.
    • Lundi 28 octobre, surnomé le « Black Monday » : 9,25 millions de titres sont échangés en une seule journée.
    • Mardi 29 octobre, surnommé le « Black Tuesday » : c’est le jour le plus dévastateur du krach. 16,5 millions d’actions sont vendues et les titres perdent en moyenne 30 % de leur valeur. Les banques ne peuvent plus intervenir. C’est le début de la crise bancaire et économique.
    • Novembre 1929 : le président Herbert Hoover estime que la crise économique n’est que passagère. Il se refuse à mettre en place un système d’assistance par le gouvernement fédéral.

LA GRANDE DÉPRESSION

1930
Les États-Unis rapatrient massivement leurs capitaux européens, notamment ceux qui se trouvent en Allemagne. La crise s’étend au monde entier, aggravée par les politiques protectionnistes mises en place par les États.
1932
Le chômage en Allemagne touche 25 % de la population active. Aux États-Unis, le 28 juillet, répression sanglante à l’encontre de la Bonus Army, composée de vétérans de la Première Guerre mondiale, qui réclamaient le paiement de leurs pensions. Herbert Hoover est battu aux élections présidentielles américaines par Franklin Delano Roosevelt. En Allemagne, Hitler remporte plus de 30 % des voix aux élections présidentielles.
1933
Le chômage aux États-Unis atteint 25 %. Roosevelt entame son mandat en annonçant la mise en place de la politique du New Deal (« Nouvelle donne ») et en décrétant un « Bank Holiday » : toutes les banques sont fermées pour permettre une évaluation de leur solvabilité. Création de la National Recovery Administration et vote du National Industrial Recovery Act, qui instaure une certaine planification économique, un salaire minimum et des droits syndicaux plus importants. En Allemagne, le 30 janvier, Hitler est nommé chancelier par le président Hindenburg après des mois d’intrigues parlementaires. Le 23 mars : proclamation du IIIe Reich et vote des pouvoirs spéciaux en faveur d’Hitler.
1934
Mise en place aux États-Unis d’une politique d’État providence (« Welfare State »).
1936
Réélection du président Franklin D. Roosevelt.
1937
La production industrielle américaine a rattrapé son niveau de 1929 mais connaît une nouvelle dépression.
1937
Le président Roosevelt prononce à Chicago le « discours de la quarantaine », qui prône un boycott des pays fascistes. Sa politique extérieure devient alors nettement interventionniste.
1939
En Allemagne, la production industrielle a retrouvé son niveau de 1929. Invasion de la Pologne et début de la Seconde Guerre mondiale.

1940
Mise en place aux États-Unis d’une économie de guerre, qui viendra à bout de la crise économique

 

Exercice: baisse de la tva dans la restauration et régulation

@AK

  1. Qu’appelle t on régulation en économie?
  2. Présenter les courants doctrinaux concernant l’action de l’état dans le jeu économique
  3. En vous appuyant sur le document 1 , indiquez par écrit les caractéristiques de régulation retenues pour faire appliquer la baisse du taux de TVA dans la restauration.
  4. Que pensez vous du dispositif mis en place .

*******************************************************************************************************

Document 1

Ce que dit la loi

Les établissements concernés. Ils bénéficient de la TVA à 5,5 % depuis le 1er juillet. Ce sont les entreprises spécialisées dans la restauration : restaurants traditionnels, restauration rapide (consommation sur place), cafétérias, traiteurs (service à table), cafés…

Les produits. Ils doivent être consommés sur place : nourriture préparée ou non, boissons non alcoolisées.

Sont exclus les ventes à emporter et les alcools, y compris le cidre et les cocktails.Les contreparties. Les professionnels ne sont contraints en rien, mais sont fortement incités à répercuter la baisse de TVA en agissant sur leurs tarifs, leurs investissements et leurs effectifs.

L’affichage. Les professionnels ne sont pas tenus d’afficher les baisses de prix.

Le macaron officiel. L’affichage du macaron « La TVA baisse, les prix aussi » n’est pas obligatoire. S’il l’affiche, le restaurateur doit baisser de 11,8 % les prix de 7 produits, eu risque d’être poursuivi.

Le Parisien 17/07/2009

Protégé : + E Correction de l’exercice sur les limites de la régulation par le marché

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+ E Exercice: les limites de la régulation par le marché

Questions

 

  1. (Mobilisation des connaissances) Rappelez les conditions de fonctionnement de la concurrence « pure et parfaite »
  2. (Réflexion)  Indiquez selon vous quelles sont les limites de la régulation par le marché

 

Les paradis fiscaux

  • Les paradis fiscaux dans La régulation coeur-1.Liste blanche : (Etats ou territoires qui ont mis en œuvre des standards internationaux en signant au moins 12 accords conformes à ces standards)

    Argentine, Australie, Barbades, Canada, Chine(*), Chypre, République tchèque, Danemark, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Guernesey, Hongrie, Islande, Irlande ile de mans Italie, Japon, Jersey, Corée, Malte, ile Maurice, Mexique, Hollande, Nouvelle Zélande, Norvège, Pologne Portugal, Russie, les Seychelles, la Slovaquie, Afrique du sud, l’Espagne, la Suède, la Turquie, les Emirats arabes unis, royaume uni, Etats-Unis, les iles Vierge

    2.Liste grise : états ou territoires qui se sont engagés à respecter les standards internationaux mais ont à ce jour signés moins de douze accords

    - Liste gris foncée (paradis fiscaux déjà identifiés en 2000 par l’Ocde) : Andorre, Anguilla Antigua, Barabade, Aruba, Bahamas, Bahrein, Belize, les Bermudes, les iles vierges anglaises, les iles Cayman, les iles Cook, la Dominique, Gibraltar, Grenade, Liberia, le Liechtenstein, les Iles marshall, Monaco, Montserrat, Nauru, les Antilles néérlandaises, Niue, Panama, St Kitts and Nevis, Sainte Lucie, Saint Vincent et Grenadine, Samoa, San Marin, les iles Turks and Caicos, Vanuatu

    - Liste gris clair (autres centres financiers) : Autriche, Belgique, Brunei, Chili, Guatemala, Luxembourg, Singapour, Suisse

    3. Liste noire (Etats ou territoires qui ne se sont pas engagés à respecter les standards internationaux) : Costa Rica, Malaisie (Labuan), Philippines, Uruguay

    (*) Macao et Hong Kong territoires chinois, ont pris l’engagement en 2009 de se conformer aux standards internationaux, en conséquence ces deux territoires ne sont plus mentionnés dans la liste grise

G20 , Crise, régulation

Les résultats du sommet

· Régulation financière : deux groupes s’opposent : les Européens, Allemagne et France en tête, défendent l’idée de normes internationales et la création ou le renforcement d’autorités supranationales chargées de faire respecter les règles, à l’instar du FMI, de la Banque mondiale ou du Forum de stabilité financière. Les Etats-Unis, même s’ils reconnaissent la nécessité de respecter certaines règles, prônent plutôt le « le chacun chez soi » et ont refusé jusqu’ici l’idée d’une autorité supranationale qui se situerait, de facto, au-dessus du Congrès américain. La mise en place d’un « gendarme mondial » de la finance constituerait une vraie nouveauté. Au chapitre des agences de notation, des règles comptables, de la surveillance des « hedge funds » et de la rémunération des opérateurs de marchés, des décisions sont attendues.

· Paradis fiscaux : les déclarations virulentes contre ces pays à l’opacité honteuse n’ont pas manqué, y compris de la part du nouveau président américain, Barack Obama. Paris milite pour la publication de plusieurs listes de pays selon la nature des problèmes qu’ils suscitent (blanchiment d’argent sale, centre non coopératif en matière de délits financiers, paradis fiscal…) et se dit favorable à la mise en place de sanctions précises contre ces pays. Si le sommet débouchait sur l’établissement d’une liste de pays assortie de sanctions cela constituerait un indéniable succès pour la France.

· Gouvernance mondiale : les membres du G20 se dirigent vers un accord pour renforcer le rôle de certaines institutions multilatérales. Il semble acquis que les ressources du Fonds monétaire international seront augmentées. Le Japon, l’Union européenne se sont engagés sur 100 milliards de dollars et 75 milliards d’euros. Les Etats-Unis n’ont pas avancé de montant précis. Par ailleurs, la réforme sur le renforcement de la représentativité des pays émergents étant en cours, le sommet ne devrait pas apporter d’impulsion supplémentaire de ce côté. En revanche, le Forum de stabilité financière devrait être élargi à vingt pays. Il pourrait être transformé en un conseil de stabilité financière en charge d’une partie de la surpervision des « hedge funds », par exemple.

· Relance : les Etats-Unis défendent l’idée que les gouvernements doivent faire plus sur le plan de la relance budgétaire pour venir en aide à la croissance mondiale. Les Européens sont plus que réticents à cette option. Angela Merkel, le week-end dernier, l’a répété au « Financial Times ». Cette position est d’autant plus partagée par les Européens que la dernière émission d’emprunt du Trésor britannique s’est mal passée. Aussi, les chefs d’Etat et de gouvernement devraient seulement répéter qu’ils s’engageront à tout faire pour relancer la croissance mondiale. Aucun plan de relance budgétaire concerté ne devrait être annoncé, la hausse des dépenses publiques n’étant qu’une option en fonction des capacités de chacun.

· Commerce : les leaders du G20 devraient renouveler leur engagement à ne pas céder aux sirènes du protectionnisme. Une déclaration relative à la conclusion du cycle de Doha, au sein de l’Organisation mondiale du commerce, est possible. Mais les Etats-Unis ne semblent pas prêt à s’engager sur un calendrier. Le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, a déclaré, mercredi, son espoir de voir endossé le projet de création d’un fonds de 50 milliards de dollars pour soutenir le commerce.

RICHARD HIAULT, Les Echos

Exercice: Sarkozy et l’état protecteur

Exercice:

  1. (Comprendre le texte): expliquez le sens des mots en caractères gras
  2. (Mobilisation des connaissances): « C’est la différence entre l’État providence et l’État protecteur ».Rappelez les caractéristiques de  l »État providence » et de « l’État protecteur »
  3. (Réflexion): Quel doit être selon vous le rôle de l’état dans l’économie française d’ aujourd’hui.

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Le Figaro 17/02/2009  L’éditorial de Paul-Henri du Limbert

Face au malaise social, il y a deux attitudes à éviter : la première, c’est l’intransigeance, la seconde, c’est la complaisance. C’est une question de curseur. Il faut le placer à l’endroit qui convient.

Dès le début de la crise financière, il y a maintenant quatre mois, Nicolas Sarkozy a compris que se jouaient là le sort et la nature même de son mandat.

Parce qu’on l’avait abondamment décrit comme un zélateur du libéralisme, on le supposait incapable de comprendre et encore moins de gérer le grand malaise social qui s’annonçait. Le président réputé «antisocial» allait devoir affronter la montée du chômage et de la désespérance. On y est, et que voit-on ? On voit que le chef de l’État n’est pas resté arc-bouté sur ses convictions anciennes, tant s’en faut. Au nom du pragmatisme, et tout simplement en raison des circonstances, il s’est mué en grand défenseur de l’État protecteur et en grand pourfendeur du laisser-faire. Ses adversaires diront que ce n’est pas un exploit puisque tous ses homologues, et même les Américains, ont subi cette métamorphose. Sans doute, mais l’ode à l’État de Nicolas Sarkozy prend une dimension particulière du fait qu’elle vient d’un président français et que l’État est depuis toujours une passion française. Qui, en France, viendrait lui reprocher son volontarisme et ses philippiques contre « le marché qui décide de tout » ? Qu’on le déplore ou qu’on s’en félicite, à peu près personne.

Dès lors, puisque l’État est revenu au milieu du jeu, il faut donc placer le curseur. Jusqu’où doit-il aller ? C’était l’un des enjeux du plan de relance, qui a privilégié l’investissement à la consommation. L’État doit-il assurer l’avenir, ou bien la fin de mois des Français ? Les syndicats répondent que l’avenir, c’est loin, et que le présent, c’est aujourd’hui. Nicolas Sarkozy l’a bien compris et doit annoncer cet après-midi la nature et l’ampleur du « coup de pouce » au pouvoir d’achat.

À droite, certains mettent en garde contre trop de complaisance à l’endroit des syndicats. Ils redoutent le «petit geste» qui appelle l’autre «petit geste», et bien d’autres encore. Un engrenage ruineux qui s’est maintes fois produit en France, ces trente dernières années, et contre lequel a régulièrement pesté Nicolas Sarkozy. Quelques-uns à l’UMP ont en tête un scénario noir : que la France se retrouve en 2012 plus étatiste et plus dépensière qu’en 2007.

Pour éviter le retour de l’État omnipotent et dispendieux, il est indispensable que les mesures annoncées aujourd’hui – et celles qui pourraient l’être ces prochains mois – soient provisoires. L’État est suffisamment endetté, il n’a pas besoin de se mettre ad vitam aeternam de nouvelles charges sur le dos. Et psychologiquement, il serait judicieux de faire comprendre à l’opinion publique qu’il s’agit de gestes très exceptionnels dictés par des circonstances qui le sont tout autant. Sinon, les Français continueront de croire encore longtemps que l’État peut tout, veille à tout et distribue tout. Quand on a besoin de lui, utilisons-le. Quand on en a moins besoin, utilisons-le moins. C’est la différence entre l’État providence et l’État protecteur.

Dévaluation (de fait ) du rouble,

Russie : nouvelle dévaluation de fait du rouble, la 10e depuis novembre
[ 24/12/08 - 09H56 - AFP ]
La Banque centrale de Russie (BCR) a indiqué mercredi avoir élargi la marge de fluctuation dans laquelle elle fait évoluer le rouble par rapport au panier dollar-euro qui lui sert de référence, ce qui correspond de fait à une nouvelle dévaluation.

Une source à la Banque de Russie a confirmé à l’AFP l’élargissement du corridor technique.

Les agences de presse russes avaient auparavant rapporté que le panier (composé à 55% de dollars et 45% d’euros) avait atteint mercredi matin la valeur de 33,81 roubles, soit 35 kopecks de plus que mardi.

Il s’agit de la dixième dévaluation de ce type depuis le 11 novembre, et la deuxième cette semaine.

Les autorités russes se sont engagées à ce que le rouble ne subisse pas de mouvement brusque et interviennent régulièrement sur les marchés des changes pour maîtriser au mieux sa baisse, de façon à ce qu’elle soit graduée.

Les valeurs de la marge utilisée par la BCR ne sont jamais communiquées officiellement.
Des analystes s’attendent à ce que la devise russe continue de se déprécier dans les semaines à venir.
Pour sa part, le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, a assuré que le gouvernement ferait le nécessaire pour éviter une chute drastique du rouble, comme ce fut le cas pendant la crise financière de 1998.

Faut il réduire la TVA dans la restauratio

TVA au menu ou à la carte [ 08/07/2008 - 10h18 ]
La Commission de Bruxelles a donc décidé d’inclure la restauration dans la liste des services qui pourraient bénéficier d’une TVA à 5,5%. Cela-a-t-il cette fois une chance d’aboutir ?
Il faut effectivement dire “ cette fois ” parce que cela fait six ans que ce dossier est sur la table et on se souvient que la Commission européenne avait déjà proposé d’aller dans le sens de la France en 2003. Sans succès parce que, ensuite, au niveau politique, l’Allemagne et la Suède avaient bloqué le processus. Et c’est d’ailleurs, en réalité, la question qui se pose aujourd’hui. Pour quelle raison est-ce au niveau européen de décider le taux de TVA sur les travaux dans le bâtiment ou la restauration ? Ce qui est justifié pour les biens ne l’est en réalité pas forcément pour les services. Si on réfléchit un peu, l’idée de l’harmonisation fiscale est en effet excellente pour les biens, qui peuvent circuler librement en Europe. La convergence des taux de TVA évite une concurrence sauvage entre tous les pays et ôte l’envie aux consommateurs de circuler sur tout le continent pour trouver la TVA la plus basse. Du coup, l’idée que chaque Etat ait son taux principal supérieur à 15% et quelques produits taxés autour de 5% est logique.

En revanche, pour les services, l’harmonisation serait moins logique ?
En tous cas, c’est moins évident, surtout quand ils ne sont pas délocalisables. Et c’est justement parce que la logique n’est pas évidente que les Etats ont multiplié, dès 1992, les dérogations. La France en a sa part, avec par exemple la TVA à 5,5% dans les travaux dans les bâtiments anciens. Mais c’est une vraie liste à la Prévert. Le taux réduit s’applique pour les réparations de bicyclettes au Bénélux ou à la coiffure en Espagne. Le problème, c’est que ces marchandages donnent une image désastreuse de l’Europe, surtout quand on sait qu’il n’y a aucune harmonisation de la fiscalité des sociétés, qui est autrement plus importante, on le voit avec l’Irlande qui a un taux d’impôt sur les sociétés de 15% et attire toutes les multinationales.

Mais alors que faire pour sortir de ce débat qui n’en finit pas ?
Il faut faire un choix : plus d’Europe ou moins d’Europe. Plus d’Europe, cela veut dire passer du vote à l’unanimité, définitivement ingérable avec 27 pays, au vote à la majorité sur certains sujets fiscaux qui ne touchent pas la concurrence. Dans l’affaire de la restauration, l’Allemagne a redit hier qu’elle n’était pas favorable à la baisse de la TVA. Moins d’Europe, cela veut dire rendre sa liberté à chasue pays quand l’harmonisation ne s’impose pas. C’est le principe de subsidiarité. Cela éviterait les discussions de marchands de tapis qui ne sont pas du meilleur effet.

Reste quand même l’essentiel : une baisse de la TVA pour la restauration, est-ce une bonne idée ?
Ce n’est pas sûr dans l’état des finances publiques. Cela coûterait 3 milliards d’euros que l’Etat n’a absolument pas pour un effet sans doute positif pour le secteur mais aléatoire sur les prix.

Dividendes perçus par l’état en 2007

L’Etat a perçu, en 2007, 4 milliards d’euros de dividendes des entreprises dans lesquelles il détient une participation. Pour 2008, le chiffre doit dépasser 5 milliards. Mais ces sommes ne sont pas forcément utilisées à bon escient.

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L’Etat a perdu sa pudeur d’actionnaire. Plus de 2,3 milliards d’euros d’EDF, 1,24 milliard d’euros de Gaz de France, 141 millions d’euros de La Poste, 134 millions d’euros de la SNCF… : ce sont des dividendes sans précédent que l’Etat demande, depuis le début de cette année, aux entreprises dans lesquelles il détient une participation, qu’elle soit majoritaire ou minoritaire. L’année dernière, déjà, ils avaient atteint 3,9 milliards d’euros. En 2008, ce sont plus de 5,1 milliards d’euros de profits de ces sociétés qui devraient tomber dans les caisses du Trésor public (1). Un chiffre record, cinq fois plus élevé que celui de 2003.

Depuis cette date, les dividendes perçus par l’Etat n’ont cessé de progresser mais la hausse s’est nettement accélérée à partir de 2005. C’est, en grande partie, la conséquence de l’amélioration des résultats des entreprises publiques, désormais complètement converties à la culture de la performance et de la profitabilité. En 2007, EDF a réalisé un profit historique de 5,6 milliards d’euros.

Seule la RATP échappe à la règle

La SNCF a affiché, elle aussi, un résultat jamais vu de 1 milliard. La part des bénéfices reversée à l’actionnaire, le « pay out » en langage financier, reflète donc la bonne santé financière de groupes parfois encore totalement publics, mais qui ont tourné la page d’années de pertes après avoir « découvert que, comme les autres, ils étaient mortels », comme dit joliment le directeur général de l’Agence des participations de l’Etat, Bruno Bézard. Entré à l’APE en 2002 – à l’époque comme directeur adjoint -, ce dernier n’est pas étranger à cet enrichissement. Depuis des années, ce nouveau visage du capitalisme à la française, qui gère une « fortune » de 167 milliards – trois fois supérieure à celle de Bill Gates -, ne cesse de plaider pour que l’Etat joue plus activement, et sans complexe, son rôle d’actionnaire. Que la SNCF et La Poste aient versé un dividende pour la première fois cette année à leur unique actionnaire, voilà qui est à mettre à son actif. Seule la RATP semble désormais devoir échapper à cette règle, probablement pour ménager la situation sociale de la régie.

A cette exception près, la politique de l’APE paraît vouée à s’amplifier. Car, aujourd’hui, l’Etat actionnaire prélève encore nettement moins aux sociétés qu’il contrôle que ne le font les actionnaires du secteur privé. A titre d’exemple, le dividende versé par la SNCF ne représente que 12,5 % de son résultat, quand les taux en vigueur dans les sociétés cotées sont plutôt de l’ordre de 40 % à 50 %. Actionnaire avisé, l’Etat entend laisser à ses entreprises les moyens d’investir et de se développer. Mais, piètre gestionnaire des budgets publics, il est, de plus en plus, tenté de consacrer ces dividendes à améliorer ses propres comptes. Fin 2007, Bercy n’a-t-il pas exigé d’EDF le versement, par anticipation, de 922 milliards d’euros pour aider à maintenir le déficit de l’Etat juste à l’objectif inscrit en collectif budgétaire, de 38,4 milliards d’euros ? Mieux vaudrait, sans doute, les utiliser pour investir.

 

voir http://www.lesechos.fr/medias/2008/0520//4728630.jpg pout carte des dividendes

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