Archives pour la catégorie La régulation par l’Etat

Exercice: Sarkozy et l’état protecteur

Exercice:

  1. (Comprendre le texte): expliquez le sens des mots en caractères gras
  2. (Mobilisation des connaissances): « C’est la différence entre l’État providence et l’État protecteur ».Rappelez les caractéristiques de  l »État providence » et de « l’État protecteur »
  3. (Réflexion): Quel doit être selon vous le rôle de l’état dans l’économie française d’ aujourd’hui.

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Le Figaro 17/02/2009  L’éditorial de Paul-Henri du Limbert

Face au malaise social, il y a deux attitudes à éviter : la première, c’est l’intransigeance, la seconde, c’est la complaisance. C’est une question de curseur. Il faut le placer à l’endroit qui convient.

Dès le début de la crise financière, il y a maintenant quatre mois, Nicolas Sarkozy a compris que se jouaient là le sort et la nature même de son mandat.

Parce qu’on l’avait abondamment décrit comme un zélateur du libéralisme, on le supposait incapable de comprendre et encore moins de gérer le grand malaise social qui s’annonçait. Le président réputé «antisocial» allait devoir affronter la montée du chômage et de la désespérance. On y est, et que voit-on ? On voit que le chef de l’État n’est pas resté arc-bouté sur ses convictions anciennes, tant s’en faut. Au nom du pragmatisme, et tout simplement en raison des circonstances, il s’est mué en grand défenseur de l’État protecteur et en grand pourfendeur du laisser-faire. Ses adversaires diront que ce n’est pas un exploit puisque tous ses homologues, et même les Américains, ont subi cette métamorphose. Sans doute, mais l’ode à l’État de Nicolas Sarkozy prend une dimension particulière du fait qu’elle vient d’un président français et que l’État est depuis toujours une passion française. Qui, en France, viendrait lui reprocher son volontarisme et ses philippiques contre « le marché qui décide de tout » ? Qu’on le déplore ou qu’on s’en félicite, à peu près personne.

Dès lors, puisque l’État est revenu au milieu du jeu, il faut donc placer le curseur. Jusqu’où doit-il aller ? C’était l’un des enjeux du plan de relance, qui a privilégié l’investissement à la consommation. L’État doit-il assurer l’avenir, ou bien la fin de mois des Français ? Les syndicats répondent que l’avenir, c’est loin, et que le présent, c’est aujourd’hui. Nicolas Sarkozy l’a bien compris et doit annoncer cet après-midi la nature et l’ampleur du « coup de pouce » au pouvoir d’achat.

À droite, certains mettent en garde contre trop de complaisance à l’endroit des syndicats. Ils redoutent le «petit geste» qui appelle l’autre «petit geste», et bien d’autres encore. Un engrenage ruineux qui s’est maintes fois produit en France, ces trente dernières années, et contre lequel a régulièrement pesté Nicolas Sarkozy. Quelques-uns à l’UMP ont en tête un scénario noir : que la France se retrouve en 2012 plus étatiste et plus dépensière qu’en 2007.

Pour éviter le retour de l’État omnipotent et dispendieux, il est indispensable que les mesures annoncées aujourd’hui – et celles qui pourraient l’être ces prochains mois – soient provisoires. L’État est suffisamment endetté, il n’a pas besoin de se mettre ad vitam aeternam de nouvelles charges sur le dos. Et psychologiquement, il serait judicieux de faire comprendre à l’opinion publique qu’il s’agit de gestes très exceptionnels dictés par des circonstances qui le sont tout autant. Sinon, les Français continueront de croire encore longtemps que l’État peut tout, veille à tout et distribue tout. Quand on a besoin de lui, utilisons-le. Quand on en a moins besoin, utilisons-le moins. C’est la différence entre l’État providence et l’État protecteur.

Dévaluation (de fait ) du rouble,

Russie : nouvelle dévaluation de fait du rouble, la 10e depuis novembre
[ 24/12/08 - 09H56 - AFP ]
La Banque centrale de Russie (BCR) a indiqué mercredi avoir élargi la marge de fluctuation dans laquelle elle fait évoluer le rouble par rapport au panier dollar-euro qui lui sert de référence, ce qui correspond de fait à une nouvelle dévaluation.

Une source à la Banque de Russie a confirmé à l’AFP l’élargissement du corridor technique.

Les agences de presse russes avaient auparavant rapporté que le panier (composé à 55% de dollars et 45% d’euros) avait atteint mercredi matin la valeur de 33,81 roubles, soit 35 kopecks de plus que mardi.

Il s’agit de la dixième dévaluation de ce type depuis le 11 novembre, et la deuxième cette semaine.

Les autorités russes se sont engagées à ce que le rouble ne subisse pas de mouvement brusque et interviennent régulièrement sur les marchés des changes pour maîtriser au mieux sa baisse, de façon à ce qu’elle soit graduée.

Les valeurs de la marge utilisée par la BCR ne sont jamais communiquées officiellement.
Des analystes s’attendent à ce que la devise russe continue de se déprécier dans les semaines à venir.
Pour sa part, le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, a assuré que le gouvernement ferait le nécessaire pour éviter une chute drastique du rouble, comme ce fut le cas pendant la crise financière de 1998.

Faut il réduire la TVA dans la restauratio

TVA au menu ou à la carte [ 08/07/2008 - 10h18 ]
La Commission de Bruxelles a donc décidé d’inclure la restauration dans la liste des services qui pourraient bénéficier d’une TVA à 5,5%. Cela-a-t-il cette fois une chance d’aboutir ?
Il faut effectivement dire “ cette fois ” parce que cela fait six ans que ce dossier est sur la table et on se souvient que la Commission européenne avait déjà proposé d’aller dans le sens de la France en 2003. Sans succès parce que, ensuite, au niveau politique, l’Allemagne et la Suède avaient bloqué le processus. Et c’est d’ailleurs, en réalité, la question qui se pose aujourd’hui. Pour quelle raison est-ce au niveau européen de décider le taux de TVA sur les travaux dans le bâtiment ou la restauration ? Ce qui est justifié pour les biens ne l’est en réalité pas forcément pour les services. Si on réfléchit un peu, l’idée de l’harmonisation fiscale est en effet excellente pour les biens, qui peuvent circuler librement en Europe. La convergence des taux de TVA évite une concurrence sauvage entre tous les pays et ôte l’envie aux consommateurs de circuler sur tout le continent pour trouver la TVA la plus basse. Du coup, l’idée que chaque Etat ait son taux principal supérieur à 15% et quelques produits taxés autour de 5% est logique.

En revanche, pour les services, l’harmonisation serait moins logique ?
En tous cas, c’est moins évident, surtout quand ils ne sont pas délocalisables. Et c’est justement parce que la logique n’est pas évidente que les Etats ont multiplié, dès 1992, les dérogations. La France en a sa part, avec par exemple la TVA à 5,5% dans les travaux dans les bâtiments anciens. Mais c’est une vraie liste à la Prévert. Le taux réduit s’applique pour les réparations de bicyclettes au Bénélux ou à la coiffure en Espagne. Le problème, c’est que ces marchandages donnent une image désastreuse de l’Europe, surtout quand on sait qu’il n’y a aucune harmonisation de la fiscalité des sociétés, qui est autrement plus importante, on le voit avec l’Irlande qui a un taux d’impôt sur les sociétés de 15% et attire toutes les multinationales.

Mais alors que faire pour sortir de ce débat qui n’en finit pas ?
Il faut faire un choix : plus d’Europe ou moins d’Europe. Plus d’Europe, cela veut dire passer du vote à l’unanimité, définitivement ingérable avec 27 pays, au vote à la majorité sur certains sujets fiscaux qui ne touchent pas la concurrence. Dans l’affaire de la restauration, l’Allemagne a redit hier qu’elle n’était pas favorable à la baisse de la TVA. Moins d’Europe, cela veut dire rendre sa liberté à chasue pays quand l’harmonisation ne s’impose pas. C’est le principe de subsidiarité. Cela éviterait les discussions de marchands de tapis qui ne sont pas du meilleur effet.

Reste quand même l’essentiel : une baisse de la TVA pour la restauration, est-ce une bonne idée ?
Ce n’est pas sûr dans l’état des finances publiques. Cela coûterait 3 milliards d’euros que l’Etat n’a absolument pas pour un effet sans doute positif pour le secteur mais aléatoire sur les prix.

Dividendes perçus par l’état en 2007

L’Etat a perçu, en 2007, 4 milliards d’euros de dividendes des entreprises dans lesquelles il détient une participation. Pour 2008, le chiffre doit dépasser 5 milliards. Mais ces sommes ne sont pas forcément utilisées à bon escient.

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L’Etat a perdu sa pudeur d’actionnaire. Plus de 2,3 milliards d’euros d’EDF, 1,24 milliard d’euros de Gaz de France, 141 millions d’euros de La Poste, 134 millions d’euros de la SNCF… : ce sont des dividendes sans précédent que l’Etat demande, depuis le début de cette année, aux entreprises dans lesquelles il détient une participation, qu’elle soit majoritaire ou minoritaire. L’année dernière, déjà, ils avaient atteint 3,9 milliards d’euros. En 2008, ce sont plus de 5,1 milliards d’euros de profits de ces sociétés qui devraient tomber dans les caisses du Trésor public (1). Un chiffre record, cinq fois plus élevé que celui de 2003.

Depuis cette date, les dividendes perçus par l’Etat n’ont cessé de progresser mais la hausse s’est nettement accélérée à partir de 2005. C’est, en grande partie, la conséquence de l’amélioration des résultats des entreprises publiques, désormais complètement converties à la culture de la performance et de la profitabilité. En 2007, EDF a réalisé un profit historique de 5,6 milliards d’euros.

Seule la RATP échappe à la règle

La SNCF a affiché, elle aussi, un résultat jamais vu de 1 milliard. La part des bénéfices reversée à l’actionnaire, le « pay out » en langage financier, reflète donc la bonne santé financière de groupes parfois encore totalement publics, mais qui ont tourné la page d’années de pertes après avoir « découvert que, comme les autres, ils étaient mortels », comme dit joliment le directeur général de l’Agence des participations de l’Etat, Bruno Bézard. Entré à l’APE en 2002 – à l’époque comme directeur adjoint -, ce dernier n’est pas étranger à cet enrichissement. Depuis des années, ce nouveau visage du capitalisme à la française, qui gère une « fortune » de 167 milliards – trois fois supérieure à celle de Bill Gates -, ne cesse de plaider pour que l’Etat joue plus activement, et sans complexe, son rôle d’actionnaire. Que la SNCF et La Poste aient versé un dividende pour la première fois cette année à leur unique actionnaire, voilà qui est à mettre à son actif. Seule la RATP semble désormais devoir échapper à cette règle, probablement pour ménager la situation sociale de la régie.

A cette exception près, la politique de l’APE paraît vouée à s’amplifier. Car, aujourd’hui, l’Etat actionnaire prélève encore nettement moins aux sociétés qu’il contrôle que ne le font les actionnaires du secteur privé. A titre d’exemple, le dividende versé par la SNCF ne représente que 12,5 % de son résultat, quand les taux en vigueur dans les sociétés cotées sont plutôt de l’ordre de 40 % à 50 %. Actionnaire avisé, l’Etat entend laisser à ses entreprises les moyens d’investir et de se développer. Mais, piètre gestionnaire des budgets publics, il est, de plus en plus, tenté de consacrer ces dividendes à améliorer ses propres comptes. Fin 2007, Bercy n’a-t-il pas exigé d’EDF le versement, par anticipation, de 922 milliards d’euros pour aider à maintenir le déficit de l’Etat juste à l’objectif inscrit en collectif budgétaire, de 38,4 milliards d’euros ? Mieux vaudrait, sans doute, les utiliser pour investir.

 

voir http://www.lesechos.fr/medias/2008/0520//4728630.jpg pout carte des dividendes

Devenu actionnaire avisé, l’Etat perçoit cinq fois plus de dividendes qu’il y a cinq ans

L’Etat a perçu, en 2007, 4 milliards d’euros de dividendes des entreprises dans lesquelles il détient une participation. Pour 2008, le chiffre doit dépasser 5 milliards. Mais ces sommes ne sont pas forcément utilisées à bon escient.

L’Etat actionnaire prélève encore nettement moins aux sociétés qu’il contrôle que ne le font les actionnaires du privé.
L’Etat a perdu sa pudeur d’actionnaire. Plus de 2,3 milliards d’euros d’EDF, 1,24 milliard d’euros de Gaz de France, 141 millions d’euros de La Poste, 134 millions d’euros de la SNCF… : ce sont des dividendes sans précédent que l’Etat demande, depuis le début de cette année, aux entreprises dans lesquelles il détient une participation, qu’elle soit majoritaire ou minoritaire. L’année dernière, déjà, ils avaient atteint 3,9 milliards d’euros. En 2008, ce sont plus de 5,1 milliards d’euros de profits de ces sociétés qui devraient tomber dans les caisses du Trésor public (1). Un chiffre record, cinq fois plus élevé que celui de 2003.
Depuis cette date, les dividendes perçus par l’Etat n’ont cessé de progresser mais la hausse s’est nettement accélérée à partir de 2005. C’est, en grande partie, la conséquence de l’amélioration des résultats des entreprises publiques, désormais complètement converties à la culture de la performance et de la profitabilité. En 2007, EDF a réalisé un profit historique de 5,6 milliards d’euros.
Seule la RATP échappe à la règle
La SNCF a affiché, elle aussi, un résultat jamais vu de 1 milliard. La part des bénéfices reversée à l’actionnaire, le « pay out » en langage financier, reflète donc la bonne santé financière de groupes parfois encore totalement publics, mais qui ont tourné la page d’années de pertes après avoir « découvert que, comme les autres, ils étaient mortels », comme dit joliment le directeur général de l’Agence des participations de l’Etat, Bruno Bézard. Entré à l’APE en 2002 – à l’époque comme directeur adjoint -, ce dernier n’est pas étranger à cet enrichissement. Depuis des années, ce nouveau visage du capitalisme à la française, qui gère une « fortune » de 167 milliards – trois fois supérieure à celle de Bill Gates -, ne cesse de plaider pour que l’Etat joue plus activement, et sans complexe, son rôle d’actionnaire. Que la SNCF et La Poste aient versé un dividende pour la première fois cette année à leur unique actionnaire, voilà qui est à mettre à son actif. Seule la RATP semble désormais devoir échapper à cette règle, probablement pour ménager la situation sociale de la régie.
A cette exception près, la politique de l’APE paraît vouée à s’amplifier. Car, aujourd’hui, l’Etat actionnaire prélève encore nettement moins aux sociétés qu’il contrôle que ne le font les actionnaires du secteur privé. A titre d’exemple, le dividende versé par la SNCF ne représente que 12,5 % de son résultat, quand les taux en vigueur dans les sociétés cotées sont plutôt de l’ordre de 40 % à 50 %. Actionnaire avisé, l’Etat entend laisser à ses entreprises les moyens d’investir et de se développer. Mais, piètre gestionnaire des budgets publics, il est, de plus en plus, tenté de consacrer ces dividendes à améliorer ses propres comptes. Fin 2007, Bercy n’a-t-il pas exigé d’EDF le versement, par anticipation, de 922 milliards d’euros pour aider à maintenir le déficit de l’Etat juste à l’objectif inscrit en collectif budgétaire, de 38,4 milliards d’euros ? Mieux vaudrait, sans doute, les utiliser pour investir.
J.-FR. P.

(1) Y compris 922 milliards d’euros versés par anticipation en 2007 mais qu’il est plus logique de comptabiliser en 2008.

Les Echos[ 20/05/08 ]


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