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De 1924 à 1940 : chronologie de la crise et de la Grande dépression

Source: Arte

De 1924 à 1940 : chronologie de la crise et de la Grande dépression dans La régulation 2885194,templateId=scaled,property=imageData,height=177,scale=proportional,v=1,width=312,CmPart=com.arte-tv.www

 

LA CRISE

  • 1924
    Plan Dawes, qui prévoit le prêt de capitaux américains à l’Allemagne pour lui permettre de respecter les stipulations du traité de Versailles.
  • 1926
    Mise en place aux États-Unis d’un nouveau système d’achat d’actions à crédit, qui nécessite une couverture de seulement 10 %. C’est ce système qui va alimenter la bulle spéculative.
  • 1929
    • 18, 19 et 24 octobre : premières ventes massives d’actions.
    • Jeudi 24 octobre, surnommé le « Black Thursday » : c’est le début de la panique financière (à midi, le Dow Jones a perdu 22 % de sa valeur). Les banques tentent en vain d’intervenir en rachetant des actions.
    • Lundi 28 octobre, surnomé le « Black Monday » : 9,25 millions de titres sont échangés en une seule journée.
    • Mardi 29 octobre, surnommé le « Black Tuesday » : c’est le jour le plus dévastateur du krach. 16,5 millions d’actions sont vendues et les titres perdent en moyenne 30 % de leur valeur. Les banques ne peuvent plus intervenir. C’est le début de la crise bancaire et économique.
    • Novembre 1929 : le président Herbert Hoover estime que la crise économique n’est que passagère. Il se refuse à mettre en place un système d’assistance par le gouvernement fédéral.

LA GRANDE DÉPRESSION

1930
Les États-Unis rapatrient massivement leurs capitaux européens, notamment ceux qui se trouvent en Allemagne. La crise s’étend au monde entier, aggravée par les politiques protectionnistes mises en place par les États.
1932
Le chômage en Allemagne touche 25 % de la population active. Aux États-Unis, le 28 juillet, répression sanglante à l’encontre de la Bonus Army, composée de vétérans de la Première Guerre mondiale, qui réclamaient le paiement de leurs pensions. Herbert Hoover est battu aux élections présidentielles américaines par Franklin Delano Roosevelt. En Allemagne, Hitler remporte plus de 30 % des voix aux élections présidentielles.
1933
Le chômage aux États-Unis atteint 25 %. Roosevelt entame son mandat en annonçant la mise en place de la politique du New Deal (« Nouvelle donne ») et en décrétant un « Bank Holiday » : toutes les banques sont fermées pour permettre une évaluation de leur solvabilité. Création de la National Recovery Administration et vote du National Industrial Recovery Act, qui instaure une certaine planification économique, un salaire minimum et des droits syndicaux plus importants. En Allemagne, le 30 janvier, Hitler est nommé chancelier par le président Hindenburg après des mois d’intrigues parlementaires. Le 23 mars : proclamation du IIIe Reich et vote des pouvoirs spéciaux en faveur d’Hitler.
1934
Mise en place aux États-Unis d’une politique d’État providence (« Welfare State »).
1936
Réélection du président Franklin D. Roosevelt.
1937
La production industrielle américaine a rattrapé son niveau de 1929 mais connaît une nouvelle dépression.
1937
Le président Roosevelt prononce à Chicago le « discours de la quarantaine », qui prône un boycott des pays fascistes. Sa politique extérieure devient alors nettement interventionniste.
1939
En Allemagne, la production industrielle a retrouvé son niveau de 1929. Invasion de la Pologne et début de la Seconde Guerre mondiale.

1940
Mise en place aux États-Unis d’une économie de guerre, qui viendra à bout de la crise économique

 

+ McDonald’s fuit la crise islandaise

© Alain Kadouch

 

1.     Expliquez les expressions soulignées

2.     Montrez les liens existant entre la crise financière mondiale et la décision de fermeture de la chaine en Islande

McDonald’s fuit la crise islandaise

 

Par La Rédaction de MoneyWeek, 27 octobre 2009

 

La chaîne de fast-food américaine McDonald’s ferme ses trois restaurants en Islande. Si la fréquentation a augmenté, les bénéfices, eux, ne suivent pas en raison de la dépréciation de la couronne islandaise. Il faut y voir le symbole d’un pays en déroute, accoudé aux dix milliards de dollars attribués par le FMI.

Le « M » jaune, qui avait fait son apparition à Reykjavik en 1993, va quitter le 31 octobre prochain à minuit le paysage déjà désertique de l’Islande. Les restaurants étaient sous franchise depuis 2004 de la société Lyst Hr détenue par Jon Ogmundsson, et ce dernier ne peut plus couvrir les frais liés à la dépréciation de sa monnaie, la couronne islandaise.

L’achat des produits se faisant en Allemagne sur injonction de McDo, et l’euro ayant pris 80% par rapport à la devise locale, les profits sont devenus impossibles. Il aurait fallu augmenter le prix des produits finis, ce qui n’a plus aucun sens pour l’enseigne américaine à bas prix, qui préfère fermer.

Les banques en faillite d’Islande sont responsables, mais ces fermetures reflètent aussi la crise qui perdure et qui frappe les plus grands. Si McDonald’s est présent dans 119 pays du monde, et a largement profité de la crise grâce à ses bas prix, le groupe en est à ne plus prendre de risques financiers pour maintenir ses objectifs. Son bénéfice net de 1,261 milliard de dollars au troisième trimestre a progressé de 6%, tandis que son chiffre d’affaires a baissé de 4% sur la même période.

Exercice: baisse de la tva dans la restauration et régulation

@AK

  1. Qu’appelle t on régulation en économie?
  2. Présenter les courants doctrinaux concernant l’action de l’état dans le jeu économique
  3. En vous appuyant sur le document 1 , indiquez par écrit les caractéristiques de régulation retenues pour faire appliquer la baisse du taux de TVA dans la restauration.
  4. Que pensez vous du dispositif mis en place .

*******************************************************************************************************

Document 1

Ce que dit la loi

Les établissements concernés. Ils bénéficient de la TVA à 5,5 % depuis le 1er juillet. Ce sont les entreprises spécialisées dans la restauration : restaurants traditionnels, restauration rapide (consommation sur place), cafétérias, traiteurs (service à table), cafés…

Les produits. Ils doivent être consommés sur place : nourriture préparée ou non, boissons non alcoolisées.

Sont exclus les ventes à emporter et les alcools, y compris le cidre et les cocktails.Les contreparties. Les professionnels ne sont contraints en rien, mais sont fortement incités à répercuter la baisse de TVA en agissant sur leurs tarifs, leurs investissements et leurs effectifs.

L’affichage. Les professionnels ne sont pas tenus d’afficher les baisses de prix.

Le macaron officiel. L’affichage du macaron « La TVA baisse, les prix aussi » n’est pas obligatoire. S’il l’affiche, le restaurateur doit baisser de 11,8 % les prix de 7 produits, eu risque d’être poursuivi.

Le Parisien 17/07/2009

Protégé : + E Correction de l’exercice sur les limites de la régulation par le marché

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+ E Exercice: les limites de la régulation par le marché

Questions

 

  1. (Mobilisation des connaissances) Rappelez les conditions de fonctionnement de la concurrence « pure et parfaite »
  2. (Réflexion)  Indiquez selon vous quelles sont les limites de la régulation par le marché

 

Exercice sur le protectionisme

Exercice:

  1. En vous appuyant sur ce texte et sur vos connaissances, donnez une définition du protectionnisme
  2. Indiquez quelques mesures protectionnistes
  3. Quelle est la doctrine opposée au protectionnisme?Indiquez ses principales caractéristiques.
  4. D’après vous les économies contemporaines sont elles protectionnistes ou non?

Promis, juré, ils ne se laisseront pas rattraper par les vieux démons. « Nous nous sommes engagés aujourd’hui à faire tout ce qui est nécessaire pour (…) promouvoir le commerce mondial et rejeter le protectionnisme », ont assuré les dirigeants du G20, jeudi 2 avril, à l’issue du sommet de Londres. Dont acte.

Cette déclaration de principes serait toutefois plus crédible si les principaux poids lourds de la planète n’avaient, depuis quelques mois, remis à l’honneur des pratiques qu’ils s’évertuent à brocarder. Comme le triplement annoncé des taxes américaines sur le roquefort, la fermeture du marché chinois au porc irlandais ou l’établissement par le gouvernement indonésien d’une liste noire de 500 produits étrangers. Ou encore l’imposition de taxes antidumping sur les importations de bougies et de cierges fabriqués en Chine, décidée par l’Union européenne mardi 7 avril, cinq jours après le sommet du G20… Selon un rapport de la Banque mondiale publié le 17 mars, on recensait alors déjà 47 mesures restreignant les échanges commerciaux prises depuis le début de la crise financière.

N’en parler jamais, y penser toujours, s’y résoudre parfois : ainsi pourrait se résumer l’attitude des grands Etats industrialisés face au protectionnisme en ce début de XXIe siècle. Discrédité depuis la Grande Dépression des années 1930, dont il fut considéré comme l’un des facteurs aggravants, le protectionnisme avait été condamné lors de la conférence de Bretton Woods, en juillet 1944, qui célébra les vertus du libre-échange. Il n’empêche. S’il réapparaît aujourd’hui comme l’une des réponses à la crise mondiale, c’est aussi parce qu’il a une longue histoire, au cours de laquelle il compta d’illustres défenseurs.

A l’instar de Jean-Baptiste Colbert (1619-1683). En France, le contrôleur général des finances de Louis XIV fut sans doute le premier homme d’Etat à mettre en oeuvre une politique protectionniste ambitieuse. « La liberté est l’âme du commerce », aimait-il répéter. Mais il n’appliqua cet axiome qu’à l’intérieur du royaume. Vis-à-vis de l’étranger, Colbert agit en revanche en pur défenseur du « patriotisme économique », réservant à la métropole l’exclusivité du commerce avec ses colonies et doublant, en 1667, les taxes sur les produits anglais et hollandais. Signe des temps, il devint particulièrement bien vu de « s’habiller français » à la cour du Roi-Soleil. « Derrière Mlle de La Vallière et Mme de Montespan venaient une multitude de dames qui refusaient de porter aucune étoffe provenant de l’étranger, prétendant ainsi, en sacrifiant leur coquetterie, se noblement sacrifier à la patrie », rappelle le Grand Dictionnaire universel de Pierre Larousse, publié dans les années 1860…

Cette politique eut des conséquences plutôt négatives. A quelques exceptions, elle ne profita guère à l’industrie française, que le ministre de Louis XIV pensait pourtant « sortir de l’enfance ». Et ce pour une raison simple, qu’un mémoire anonyme mit en lumière dès 1668 : « M. Colbert ne prend pas garde qu’en voulant mettre les Français en état de pouvoir se passer de tous les autres peuples, il les conduit à faire la même chose de leur côté, car il est certain qu’ils ont pris une autre route pour aller chercher ailleurs la plupart des choses dont ils venaient se fournir dans nos provinces. »

Les années ultérieures confirmèrent la justesse de ce diagnostic. Les Anglais, grands importateurs de toiles bretonnes, ne tardèrent pas à se tourner vers d’autres fournisseurs européens. Et les Hollandais prohibèrent les eaux-de-vie et taxèrent les soieries venant de France. La « guerre des tarifs » fit bientôt le lit de la guerre tout court. Elle fut en tout cas l’une des causes du conflit armé qui opposa la France à la Hollande de 1672 à 1678. Conflit à l’issue duquel les droits de douane de 1667 furent révisés à la baisse.

Ce qui était vrai à la fin du XVIIe siècle le sera, grosso modo, jusqu’à la seconde guerre mondiale. Pendant deux siècles et demi, le protectionnisme resta plutôt la norme que l’exception. Ce qui n’empêcha ni la croissance ni le développement des échanges, comme le font valoir les contempteurs du libre-échange.

Il y eut évidemment des variations selon les époques et les Etats. Le Royaume-Uni fut sans doute celui qui pratiqua le libre-échange de la façon la plus aboutie. La date importante est ici 1846, année de l’abrogation des corn laws (« lois céréalières »), promulguées trente et un ans plus tôt pour limiter les importations de blé étranger et garantir aux agriculteurs britanniques des revenus élevés. Cette phase libre-échangiste fut toutefois remise en cause dès les lendemains de la Grande Guerre. Dans un contexte économique très difficile, et alors que le chômage frappait 17 % de la population active, le Parlement vota en 1921 le Safeguarding of Industries Act, qui fixait à 33 % les droits de douane sur de nombreux produits manufacturés menacés par la concurrence étrangère.

Ailleurs, la tentation protectionniste demeura permanente. Souvent cité en exemple, le traité de libre-échange que signèrent la France et le Royaume-Uni en 1860 apparaît, à l’échelle de l’histoire, comme une parenthèse. Les décennies qui précédèrent la première guerre mondiale, marquées par l’exacerbation des antagonismes nationaux, furent aussi celles du retour au nationalisme économique. De 1875 à 1913, les taux moyens de protection douanière passèrent ainsi de 5 % à 13 % pour l’Allemagne, de 15 % à 20 % pour la France et de 20 % à 85 % pour la Russie. Selon la structure des économies, ils visèrent en priorité les biens manufacturés ou les matières premières.

En France, pays encore très rural (la population urbaine ne deviendra majoritaire qu’en 1930), c’est surtout l’agriculture qui fit l’objet de protections. L’homme qui incarnait alors cette politique s’appelle Jules Méline (1838-1925). Figure de la droite modérée, plusieurs fois ministre de l’agriculture, il donna son nom à l’une des lois les plus célèbres de la IIIe République, celle de 1892 fixant des droits de 5 % à 20 % sur les produits agricoles importés.

Il est donc inexact d’associer de façon exclusive le protectionnisme à la crise des années 1930. Avec le recul, la fameuse loi Smoot-Hawley instaurant en juin 1930 un droit moyen de 40 % sur tous les produits importés aux Etats-Unis marque en fait plus un aboutissement qu’un tournant. Surtout si on la replace dans la longue durée de l’histoire américaine. Depuis la fin du XVIIIe siècle, les Etats-Unis étaient, selon la formule de l’historien de l’économie Paul Bairoch, « la patrie et le bastion du protectionnisme moderne ». Une politique promue dès la présidence de George Washington par Alexander Hamilton, secrétaire au Trésor de 1789 à 1795 et auteur en 1791 d’un rapport sur les manufactures. Ce texte, qui faisait de l’érection de barrières douanières une condition de l’essor industriel américain, était l’une des références de l’économiste allemand Friedrich List (1789-1846), l’un des pères de la théorie protectionniste.

C’est sans doute parce qu’il faisait partie depuis longtemps des solutions « naturelles » aux secousses économiques conjoncturelles (dans les années 1880-1890, par exemple) que le protectionnisme apparut comme une réponse évidente à la crise qui frappa l’économie mondiale au lendemain du krach de Wall Street, en octobre 1929. Les gouvernements eurent alors recours aux recettes classiques (hausse des droits de douane, contingentement – voire prohibition – de certains produits). Mais aussi à d’autres instruments, de nature monétaire, qui s’inscrivaient eux aussi dans une logique de protection. Ce fut le cas des dévaluations à la chaîne, dont les effets positifs pour les pays exportateurs furent annulés dès lors que tous les pays se mirent à déprécier leurs monnaies. L’ensemble de ces mesures contribua à asphyxier le commerce international, dont le volume chuta de 40 % entre 1929 et 1932.

Contrairement à une idée reçue, le protectionnisme n’a pas plus disparu après 1945 qu’il n’était apparu en 1930. Signé en 1947 par vingt-trois pays, l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) a certes permis de réduire drastiquement les droits de douane. A l’issue des négociations du Kennedy Round (1964-1967), le taux moyen de protection mondiale était ainsi de dix fois inférieur à celui de 1947. Et il a continué de baisser depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), en 1995.

Reste ce que l’économiste Bernard Guillochon appelle le « protectionnisme insidieux » (Le Protectionnisme, La Découverte, 2001). Celui-ci n’a cessé de se développer au cours des dernières décennies. D’abord sous la forme de mesures antidumping visant à empêcher l’entrée de produits étrangers à des prix trop bas. Ensuite à travers la constitution d’unions économiques régionales. De plus en plus nombreuses – on en comptait 26 en 1969 et 98 en 1995 -, celles-ci sont souvent accusées de pratiquer contre les pays tiers un protectionnisme qu’elles ont aboli à l’intérieur de leurs frontières. C’est le cas du Japon, mais aussi de l’Union européenne, régulièrement accusée – en particulier par les Etats-Unis – de surprotéger son marché agricole.

« Les buts (…) du libre-échange (…) représentent, dans la perspective historique, un principe nouveau et éminemment révolutionnaire », écrivait au début des années 1960 l’économiste libéral Michael Angelo Heilperin. Quarante ans plus tard, au vu du retour rampant d’un « patriotisme économique » dont l’histoire est aussi ancienne que celle du capitalisme, le jugement garde toute sa pertinence.
Thomas Wieder

Le Monde 11/04/2009

Les paradis fiscaux

  • Les paradis fiscaux dans La régulation coeur-1.Liste blanche : (Etats ou territoires qui ont mis en œuvre des standards internationaux en signant au moins 12 accords conformes à ces standards)

    Argentine, Australie, Barbades, Canada, Chine(*), Chypre, République tchèque, Danemark, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Guernesey, Hongrie, Islande, Irlande ile de mans Italie, Japon, Jersey, Corée, Malte, ile Maurice, Mexique, Hollande, Nouvelle Zélande, Norvège, Pologne Portugal, Russie, les Seychelles, la Slovaquie, Afrique du sud, l’Espagne, la Suède, la Turquie, les Emirats arabes unis, royaume uni, Etats-Unis, les iles Vierge

    2.Liste grise : états ou territoires qui se sont engagés à respecter les standards internationaux mais ont à ce jour signés moins de douze accords

    - Liste gris foncée (paradis fiscaux déjà identifiés en 2000 par l’Ocde) : Andorre, Anguilla Antigua, Barabade, Aruba, Bahamas, Bahrein, Belize, les Bermudes, les iles vierges anglaises, les iles Cayman, les iles Cook, la Dominique, Gibraltar, Grenade, Liberia, le Liechtenstein, les Iles marshall, Monaco, Montserrat, Nauru, les Antilles néérlandaises, Niue, Panama, St Kitts and Nevis, Sainte Lucie, Saint Vincent et Grenadine, Samoa, San Marin, les iles Turks and Caicos, Vanuatu

    - Liste gris clair (autres centres financiers) : Autriche, Belgique, Brunei, Chili, Guatemala, Luxembourg, Singapour, Suisse

    3. Liste noire (Etats ou territoires qui ne se sont pas engagés à respecter les standards internationaux) : Costa Rica, Malaisie (Labuan), Philippines, Uruguay

    (*) Macao et Hong Kong territoires chinois, ont pris l’engagement en 2009 de se conformer aux standards internationaux, en conséquence ces deux territoires ne sont plus mentionnés dans la liste grise

G20 , Crise, régulation

Les résultats du sommet

· Régulation financière : deux groupes s’opposent : les Européens, Allemagne et France en tête, défendent l’idée de normes internationales et la création ou le renforcement d’autorités supranationales chargées de faire respecter les règles, à l’instar du FMI, de la Banque mondiale ou du Forum de stabilité financière. Les Etats-Unis, même s’ils reconnaissent la nécessité de respecter certaines règles, prônent plutôt le « le chacun chez soi » et ont refusé jusqu’ici l’idée d’une autorité supranationale qui se situerait, de facto, au-dessus du Congrès américain. La mise en place d’un « gendarme mondial » de la finance constituerait une vraie nouveauté. Au chapitre des agences de notation, des règles comptables, de la surveillance des « hedge funds » et de la rémunération des opérateurs de marchés, des décisions sont attendues.

· Paradis fiscaux : les déclarations virulentes contre ces pays à l’opacité honteuse n’ont pas manqué, y compris de la part du nouveau président américain, Barack Obama. Paris milite pour la publication de plusieurs listes de pays selon la nature des problèmes qu’ils suscitent (blanchiment d’argent sale, centre non coopératif en matière de délits financiers, paradis fiscal…) et se dit favorable à la mise en place de sanctions précises contre ces pays. Si le sommet débouchait sur l’établissement d’une liste de pays assortie de sanctions cela constituerait un indéniable succès pour la France.

· Gouvernance mondiale : les membres du G20 se dirigent vers un accord pour renforcer le rôle de certaines institutions multilatérales. Il semble acquis que les ressources du Fonds monétaire international seront augmentées. Le Japon, l’Union européenne se sont engagés sur 100 milliards de dollars et 75 milliards d’euros. Les Etats-Unis n’ont pas avancé de montant précis. Par ailleurs, la réforme sur le renforcement de la représentativité des pays émergents étant en cours, le sommet ne devrait pas apporter d’impulsion supplémentaire de ce côté. En revanche, le Forum de stabilité financière devrait être élargi à vingt pays. Il pourrait être transformé en un conseil de stabilité financière en charge d’une partie de la surpervision des « hedge funds », par exemple.

· Relance : les Etats-Unis défendent l’idée que les gouvernements doivent faire plus sur le plan de la relance budgétaire pour venir en aide à la croissance mondiale. Les Européens sont plus que réticents à cette option. Angela Merkel, le week-end dernier, l’a répété au « Financial Times ». Cette position est d’autant plus partagée par les Européens que la dernière émission d’emprunt du Trésor britannique s’est mal passée. Aussi, les chefs d’Etat et de gouvernement devraient seulement répéter qu’ils s’engageront à tout faire pour relancer la croissance mondiale. Aucun plan de relance budgétaire concerté ne devrait être annoncé, la hausse des dépenses publiques n’étant qu’une option en fonction des capacités de chacun.

· Commerce : les leaders du G20 devraient renouveler leur engagement à ne pas céder aux sirènes du protectionnisme. Une déclaration relative à la conclusion du cycle de Doha, au sein de l’Organisation mondiale du commerce, est possible. Mais les Etats-Unis ne semblent pas prêt à s’engager sur un calendrier. Le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, a déclaré, mercredi, son espoir de voir endossé le projet de création d’un fonds de 50 milliards de dollars pour soutenir le commerce.

RICHARD HIAULT, Les Echos

Exercice: Sarkozy et l’état protecteur

Exercice:

  1. (Comprendre le texte): expliquez le sens des mots en caractères gras
  2. (Mobilisation des connaissances): « C’est la différence entre l’État providence et l’État protecteur ».Rappelez les caractéristiques de  l »État providence » et de « l’État protecteur »
  3. (Réflexion): Quel doit être selon vous le rôle de l’état dans l’économie française d’ aujourd’hui.

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Le Figaro 17/02/2009  L’éditorial de Paul-Henri du Limbert

Face au malaise social, il y a deux attitudes à éviter : la première, c’est l’intransigeance, la seconde, c’est la complaisance. C’est une question de curseur. Il faut le placer à l’endroit qui convient.

Dès le début de la crise financière, il y a maintenant quatre mois, Nicolas Sarkozy a compris que se jouaient là le sort et la nature même de son mandat.

Parce qu’on l’avait abondamment décrit comme un zélateur du libéralisme, on le supposait incapable de comprendre et encore moins de gérer le grand malaise social qui s’annonçait. Le président réputé «antisocial» allait devoir affronter la montée du chômage et de la désespérance. On y est, et que voit-on ? On voit que le chef de l’État n’est pas resté arc-bouté sur ses convictions anciennes, tant s’en faut. Au nom du pragmatisme, et tout simplement en raison des circonstances, il s’est mué en grand défenseur de l’État protecteur et en grand pourfendeur du laisser-faire. Ses adversaires diront que ce n’est pas un exploit puisque tous ses homologues, et même les Américains, ont subi cette métamorphose. Sans doute, mais l’ode à l’État de Nicolas Sarkozy prend une dimension particulière du fait qu’elle vient d’un président français et que l’État est depuis toujours une passion française. Qui, en France, viendrait lui reprocher son volontarisme et ses philippiques contre « le marché qui décide de tout » ? Qu’on le déplore ou qu’on s’en félicite, à peu près personne.

Dès lors, puisque l’État est revenu au milieu du jeu, il faut donc placer le curseur. Jusqu’où doit-il aller ? C’était l’un des enjeux du plan de relance, qui a privilégié l’investissement à la consommation. L’État doit-il assurer l’avenir, ou bien la fin de mois des Français ? Les syndicats répondent que l’avenir, c’est loin, et que le présent, c’est aujourd’hui. Nicolas Sarkozy l’a bien compris et doit annoncer cet après-midi la nature et l’ampleur du « coup de pouce » au pouvoir d’achat.

À droite, certains mettent en garde contre trop de complaisance à l’endroit des syndicats. Ils redoutent le «petit geste» qui appelle l’autre «petit geste», et bien d’autres encore. Un engrenage ruineux qui s’est maintes fois produit en France, ces trente dernières années, et contre lequel a régulièrement pesté Nicolas Sarkozy. Quelques-uns à l’UMP ont en tête un scénario noir : que la France se retrouve en 2012 plus étatiste et plus dépensière qu’en 2007.

Pour éviter le retour de l’État omnipotent et dispendieux, il est indispensable que les mesures annoncées aujourd’hui – et celles qui pourraient l’être ces prochains mois – soient provisoires. L’État est suffisamment endetté, il n’a pas besoin de se mettre ad vitam aeternam de nouvelles charges sur le dos. Et psychologiquement, il serait judicieux de faire comprendre à l’opinion publique qu’il s’agit de gestes très exceptionnels dictés par des circonstances qui le sont tout autant. Sinon, les Français continueront de croire encore longtemps que l’État peut tout, veille à tout et distribue tout. Quand on a besoin de lui, utilisons-le. Quand on en a moins besoin, utilisons-le moins. C’est la différence entre l’État providence et l’État protecteur.

Dévaluation (de fait ) du rouble,

Russie : nouvelle dévaluation de fait du rouble, la 10e depuis novembre
[ 24/12/08 - 09H56 - AFP ]
La Banque centrale de Russie (BCR) a indiqué mercredi avoir élargi la marge de fluctuation dans laquelle elle fait évoluer le rouble par rapport au panier dollar-euro qui lui sert de référence, ce qui correspond de fait à une nouvelle dévaluation.

Une source à la Banque de Russie a confirmé à l’AFP l’élargissement du corridor technique.

Les agences de presse russes avaient auparavant rapporté que le panier (composé à 55% de dollars et 45% d’euros) avait atteint mercredi matin la valeur de 33,81 roubles, soit 35 kopecks de plus que mardi.

Il s’agit de la dixième dévaluation de ce type depuis le 11 novembre, et la deuxième cette semaine.

Les autorités russes se sont engagées à ce que le rouble ne subisse pas de mouvement brusque et interviennent régulièrement sur les marchés des changes pour maîtriser au mieux sa baisse, de façon à ce qu’elle soit graduée.

Les valeurs de la marge utilisée par la BCR ne sont jamais communiquées officiellement.
Des analystes s’attendent à ce que la devise russe continue de se déprécier dans les semaines à venir.
Pour sa part, le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, a assuré que le gouvernement ferait le nécessaire pour éviter une chute drastique du rouble, comme ce fut le cas pendant la crise financière de 1998.

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