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Les crédits à la consommation

Les Echos [ 11/12/08 - 13H09 ]
… .

Il existe deux grands types de crédits à la consommation : le crédit amortissable dit  » classique  » ou  » affecté « , et le crédit
renouvelable  »
Le crédit amortissable
Avec ce crédit, l’emprunteur connaît précisément l’objet du financement. Comme les fonds sont destinés au financement d’un bien déterminé, par exemple un véhicule neuf, ils ne peuvent pas servir à financer autre chose. Dans cette opération, la vente et le crédit sont liés. Par conséquent, il n’est pas question que l’un existe sans l’autre.
Le crédit permanent aussi appelé « crédit revolving »
Appelé également revolving ou crédit renouvelable ou encore  » réserve d’argent « , le crédit permanent est accordé par un organisme financier.  » Contrairement au crédit amortissable, ce financement n’est pas lié à l’achat d’un bien ou d’un service  » souligne-t-on chez Meilleurtaux. Par conséquent, ce type de financement n’est pas lié à l’achat d’un bien.
 » En fait le crédit revolving est souvent diffusé sur les lieux de vente c’est-à-dire dans les grands magasins, qui proposent à leurs clients une carte de fidélité. Derrière cette carte se cache une offre préalable de crédit « , explique Serge Maitre, secrétaire général de l’AFUB (Association française des usagers des banques).
La souscription du crédit révolving est facile : au lieu d’avoir un dossier passé au peigne fin, le banquier se contente, dans le pire des cas, d’une déclaration sur l’honneur des ressources par le candidat à l’emprunt, ou de trois derniers bulletins de salaire et rarement des trois derniers relevés bancaires. A ce stade, l’AFUB souhaite que la présentation des trois derniers relevés bancaires deviennent une obligation. Grâce à ces documents, l’organisme de crédit pourra repérer aisément les prélèvements supportés par le particulier.
Il arrive aussi que le crédit revolving soit souscrit à distance en répondant à un mailing ou à une petite annonce. « La réserve de crédit est alors perçue comme un complément de revenus pour faire face aux besoins de la vie quotidienne ou même permettre d’autres remboursements de crédits  » poursuit Serge Maître.
Le crédit revolving est cher
Particulièrement cher, le crédit revolving est proposé à un taux élevé, variable selon les banques. Actuellement leur taux nominal peut se situer entre 17% et 20%, soit au moins le double d’un crédit classique.
L’autre point noir du crédit revolving est constitué par son mode de fonctionnement.  » Votre compte comporte une autorisation de crédit, qui peut généralement être utilisée au moyen d’une carte de crédit. Vous disposez en permanence et librement d’une somme d’argent remboursable simplement « , explique l’AFB (Association française des banques). Voici donc pour la théorie. Dans la pratique, ce type de crédit accordé sur quelques milliers d’euros entraîne une spirale infernale : lorsqu’on commence à la rembourser, la réserve d’argent se reconstitue à hauteur du capital initial.
La spirale infernale
Sur un crédit revolving de 5.000 euros, un particulier a utilisé 1.500 euros. Il ne lui reste donc que 3.500 euros sur sa réserve d’argent. L’organisme de crédit effectue un prélèvement de 150 euros se ventilant en 105 euros d’intérêts et 45 euros de remboursement du capital. Une fois cette échéance réglée, le particulier dispose d’une réserve d’argent de 3.545 euros (3.500 euros + 45 euros). S’il re-pioche systématiquement dedans, il prend l’habitude de vivre à crédit et de s’endetter. D’où un véritable cercle vicieux entraîné par ce  » crédit revolver « .
Pour maîtriser son financement, il est parfaitement possible d’accepter une carte de fidélité dans un grand magasin. Par exemple, Darty, Monoprix, le Printemps. Et ce, tout en refusant l’offre de crédit. Les achats sont réglés par la carte dans ces magasins. Et chaque mois l’organisme de crédit fait parvenir au porteur de la carte un décompte de ses achats. A charge pour lui les régler comptant en envoyant un chèque à l’organisme de crédit. Avec cette stratégie, il règle de manière différée ses achats, sans pour autant se lier avec un crédit revolving.

Dévaluation (de fait ) du rouble,

Russie : nouvelle dévaluation de fait du rouble, la 10e depuis novembre
[ 24/12/08 - 09H56 - AFP ]
La Banque centrale de Russie (BCR) a indiqué mercredi avoir élargi la marge de fluctuation dans laquelle elle fait évoluer le rouble par rapport au panier dollar-euro qui lui sert de référence, ce qui correspond de fait à une nouvelle dévaluation.

Une source à la Banque de Russie a confirmé à l’AFP l’élargissement du corridor technique.

Les agences de presse russes avaient auparavant rapporté que le panier (composé à 55% de dollars et 45% d’euros) avait atteint mercredi matin la valeur de 33,81 roubles, soit 35 kopecks de plus que mardi.

Il s’agit de la dixième dévaluation de ce type depuis le 11 novembre, et la deuxième cette semaine.

Les autorités russes se sont engagées à ce que le rouble ne subisse pas de mouvement brusque et interviennent régulièrement sur les marchés des changes pour maîtriser au mieux sa baisse, de façon à ce qu’elle soit graduée.

Les valeurs de la marge utilisée par la BCR ne sont jamais communiquées officiellement.
Des analystes s’attendent à ce que la devise russe continue de se déprécier dans les semaines à venir.
Pour sa part, le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, a assuré que le gouvernement ferait le nécessaire pour éviter une chute drastique du rouble, comme ce fut le cas pendant la crise financière de 1998.

Chômage:les chiffres clés (novembre 2008)

Les chiffres clefs
Les plus fortes hausses concernent les hommes de moins de 25 ans (+ 6 % par rapport à septembre, + 12,7 % sur un an). Les offres d’emploi baissent de 5,5 % sur un mois et de 9,8 % sur un an.

Le nombre total d’inscrits à l’ANPE atteint 3,151 millions de personnes.

Economie souterraine: la cybercriminalité

Analyse de document:
1 Définir la cybercriminalité
2 Donner des exemples
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Il existe un marché des outils, des services et de l’emploi pour cybercriminels. Le géant de la sécurité informatique Symantec l’a observé pendant un an. Avec à la clé des estimations chiffrées du hit-parade de la cybercriminalité.
La panoplie complète du parfait cybercriminel est en vente sur Internet. Les fournisseurs en « biens et services frauduleux » font de la publicité sur des réseaux de discussion instantanée (IRC) ou sur des forums très privés où ils rencontrent des acheteurs. L’éditeur de solutions de sécurité informatique Symantec a observé pendant un an ce véritable marché, pour en tirer un rapport sur l’économie souterraine.
Le serveur IRC le plus important espionné par Symantec comptait 90.000 utilisateurs et plus de 28.000 canaux, contre 40 fidèles pour le plus petit. Mais 90% de ces réseaux ont une durée de vie inférieure à 6 mois. Si les Etats-Unis sont le pays hébergeur n°1 avec 41% des serveurs sur son territoire, la Roumanie décroche une surprenante deuxième place (13%) devant l’Allemagne (11%). Au total, pour son étude, l’éditeur dit avoir surveillé pendant un an 69.000 cybercriminels ayant publié 44,3 millions de messages publicitaires sur ces forums, où certains vantent une « efficacité à 100% » de leurs outils tandis que d’autres affirment qu’on peut leur faire « 100% confiance ».
De ce monitoring au long cours, il ressort que les numéros de carte de crédit sont de loin le « produit » le plus offert, avec 31% des annonces, mais aussi le plus demandé (24%). Une popularité qui s’explique par les nombreux moyens existant pour les récupérer (à la fois on et off line) et par leur simplicité d’utilisation (réaliser des achats sur Internet). Le prix à l’unité peut descendre autour de 8 centimes d’euro selon l’étude. Mais ils n’en représentent pas moins 59% de la valeur totale du marché des produits et services cybercriminels observé par Symantec .
Deuxième au hit-parade : les coordonnées de comptes bancaires (20% de l’offre et 18% de la demande). Leur prix varie de 10 à 1000 dollars l’unité (7,8 à 780 euros), en fonction de leur solde et de leur localisation géographique. D’un rapport potentiellement important, donnant accès directement à du cash, ils nécessitent la mise en œuvre de diverses techniques pour être transformés en argent sonnant et trébuchant, comme l’appel à des intermédiaires jouant le rôle du possesseur du compte.
Les informations permettant de s’adonner au phishing ou au spam montent sur la troisième marche de ce podium de la fraude électronique (19% de la demande mais 21% de l’offre). Cela inclut des listes d’adresses électroniques, des mots de passes de comptes mail, des thèmes d’escroqueries et autres intitulés de messages…
Enfin les multiples outils et services « cybermalicieux » forment le reste de ce marché très spécial avec notamment les fameux réseaux d’ordinateurs zombies (Botnet), très utilisés pour envoyer des spams, héberger des sites de phishing, réaliser des attaques de deni de service… Tarif moyen 225 dollars. Si vous souhaitez un logiciel de piratage, comme un renifleur de clavier, comptez environ 23 dollars. Pour un solution d’hébergement de phishing, sachez que cela peut aller de 2 à 80 dollars. Enfin, si vous êtes déjà un peu calé en informatique, sachez que le prix moyen d’une vulnérabilité technique (exploit) identifiée sur un site financier tourne autour de 740 dollars.
Au final, Symantec estime que le montant des échanges de services cybercriminels qu’il a observés entre juillet 2007 et juin 2008 s’élève à 276 millions de dollars. Et il évalue à 7 milliards de dollars le chiffre d’affaires qu’ils ont permis de générer. Soit 5,3 milliards de dollars pour les seuls numéros de cartes de crédit et 1,7 milliard pour l’exploitation des coordonnées de comptes bancaires. Autrement dit, un retour sur investissement rien moins qu’attractif…
Source: l’expansion novembre 2008

PIB par hbt en US$ 2007(?)

1 Luxembourg 80,800
2 Qatar 75,900
3 Bermudes 69,900
4 Jersey 57,000
5 Norvège 55,600
6 Koweït 55,300
7 Émirats arabes unis 55,200
8 Singapour 48,900
9 États-Unis 46,000
10 Irlande 45,600
11 Guernsey 44,600
12 Guinée équatoriale 44,100
13 Iles Cayman 43,800
14 Hong Kong 42,000
15 Suisse 39,800
16 Islande 39,400
17 Autriche 39,000
18 Andorre 38,800
19 Pays-Bas 38,600
20 Iles Vierges britanniques 38,500
21 Canada 38,200
22 Gibraltar 38,200
23 Australie 37,500
24 Danemark 37,400
25 Suède 36,900
26 Belgique 36,500
27 Finlande 35,500
28 Royaume-Uni 35,300
29 Man, Isle of 35,000
30 Bahreïn 34,700
31 Allemagne 34,400
32 Saint-Marin 34,100
33 France 33,800
Source:http://www.indexmundi.com/g/r.aspx?t=50&v=67&l=fr

Le Produit Intérieur Brut.

Source CCIP
Pour mesurer la richesse créée, pendant une année, par les agents économiques qui résident sur son
territoire, donc les entreprises françaises comme étrangères, les administrations, le pays utilise un
indicateur de la croissance économique qui s’appelle le Produit Intérieur Brut ou PIB et qui se
calcule comme suit :

PIB = Somme des valeurs ajoutées des entreprises (réalisées sur un territoire donné)

Pour affiner la mesure, on peut décomposer le PIB en une partie marchande et une partie non
marchande :

- le P.I.B. marchand correspond à la valeur des biens et services destinés à être vendus sur le
marché ;
- le P.I.B. non marchand est constitué par les services non marchands et il est évalué au coût
de production de ces services (les services non marchands, défense, police, justice…, sont
produits à 98% par les administrations publiques).

Le PIB est un indicateur approximatif de la richesse créée sur un territoire, car il ne tient compte ni de
l’économie informelle (travail au noir, activités illicites, bénévolat, pourboires, production domestique  auto-consommée comme les produits du jardin, le ménage…), ni des nuisances issues de l’activité (pollution de l’air et de l’eau, encombrement urbain, bruit…). On aboutit même parfois à des incohérences : les accidents de la route, en multipliant l’activité des assurances, des garagistes, de la justice, des hôpitaux, etc., font augmenter le PIB.

PIB en valeur,PIB en volume

Le pouvoir d’achat de la monnaie est la quantité de biens et de services qu’il est possible de se procurer avec une unité monétaire. Du fait de la hausse des prix, le pouvoir d’achat de la monnaie se déprécie au cours du temps. A l’extérieur du pays il diminue en cas de dépréciation et de dévaluation et augmente dans les cas inverses.
Pour observer l’évolution réelle de l’activité économique ( production, consommation,…) il est donc nécessaire de tenir compte des effets de l’inflation.

On distingue ainsi les évolutions à prix courants (sans correction de l’effet de l’inflation) des évolutions à prix constants (avec correction de l’effet de l’inflation).

Dans le premier cas il s’agit d’une évolution en valeur et dans le second d’une évolution en volume.
Pour approximer l’inflation (ou la déflation), on utilise en général l’indice des prix à la consommation.

Les chantiers économiques du nouveau président des Etats Unis

Ne vous méprenez pas, la seule, l’unique priorité du prochain président sera d’éviter une dépression économique au pays », a prévenu Austan Goolsbee, l’un des principaux conseillers économiques de Barack Obama il y a quelques jours lors d’une conférence à Columbia University. Les autres grands chantiers : réforme de la santé, indépendance énergétique, compétitivité du pays et politique étrangère vont devoir trouver peu à peu leur place dans l’agenda présidentiel.
Le nouveau locataire de la Maison-Blanche hérite de la pire situation économique depuis la crise de 1929, qu’il faudra gérer avec un déficit budgétaire qui représente déjà 3,2 % du PIB et dans la perspective d’un chômage qui pourrait atteindre prochainement jusqu’à 8,5 % de la population active. D’où les appels pour un « Next New Deal » comme l’a fait le « New York Magazine » cette semaine, alors que l’ombre de Franklin Delanoe Roosevelt a plané sur la fin de la campagne. De plus en plus d’entreprises font en effet le siège du Trésor américain pour obtenir des subsides qui leur permettent d’éviter la banqueroute – des constructeurs automobiles en passant par les assureurs. Pour atténuer cette pression, il faudra trouver d’autres moyens pour les aider à régler des problèmes industriels aigus. Trois types d’actions sont déjà dans les limbes et devraient voir le jour dès l’intronisation de la prochaine administration. Après le sommet du G20 des 14 et 15 novembre, qui devrait poser un certain nombre de principes, le Congrès américain va devoir mettre en place un ensemble cohérent de mesures qui redonnent de la confiance et de la transparence au marché via l’élaboration d’une nouvelle réglementation financière. Cela devrait notamment faciliter le dégel du crédit, d’autant que les taux d’intérêts sont bas. La mise au point d’un nouveau programme de relance afin de redynamiser l’économie – on parle de 300 milliards de dollars – est également à l’étude et sera accompagné d’une nouvelle politique fiscale. Mais il faudra aussi investir sur le futur : les sciences, l’éducation et les technologies qui remettront l’Amérique à la pointe de l’innovation sur des secteurs porteurs.
Contexte fragile
Si la priorité numéro un de la prochaine administration apparaît bien établie, la compétition est ouverte pour la deuxième place entre les projets de réforme à mener à bien. Avec un Congrès à majorité démocrate, la tentation pour ce dernier de passer des lois fortement déstabilisatrices pour l’économie comme une réforme du système de santé ou la lutte contre le réchauffement climatique va devoir être arbitrée de près par le nouveau président. Le contexte est fragile, les ressources sont rares, et il faut trouver le bon rythme comme les sources de financement pour ces réformes, si souhaitables soient-elles. Mais le moment est propice. Michael Bloomberg, le maire de New York, a publié un long article dans « Newsweek » la semaine dernière, avec une sorte de feuille de route pour le prochain président. « Il n’y a rien de mieux qu’une crise pour obtenir le soutien politique à des réformes trop longtemps attendues. Vous avez l’opportunité de créer un ensemble d’initiatives économiques qui pourra être le plus ambitieux depuis des décennies… » Mais cela ne pourra se faire qu’à l’aune d’un esprit bipartisan, en tendant la main à l’autre camp (lire l’interview ci-dessous). Les ambitions réformatrices de la prochaine administration seront sous la constante menace de ce que « Time Magazine » appelle le « chaudron géopolitique ». Avec, en vrac, la sortie de la guerre en Irak, le renforcement des troupes en Afghanistan, les mises au point nécessaire avec des pays comme la Syrie et l’Iran. Très vite, les relations avec la Chine vont devenir une question urgente. Le quota sur les textiles chinois expire au 1er janvier et les lobbies américains appellent à les resserrer davantage. Ensuite, dès le mois de mai, rappelait hier le « Wall Street Journal », se posera la question du Yuan et de son découplage face au dollar, engagé en 2005. Exiger des Chinois qu’ils laissent s’apprécier davantage leur monnaie les rendra évidemment moins compétitifs et comporte le risque qu’ils achètent moins de bons du Trésor américain, tarissant par là une source de financement indispensable aux Etats-Unis. Le façonnage d’un nouvel équilibre avec la Chine fera donc aussi partie des priorités du nouveau président.
Les EChos 5 novembre 2008 VIRGINIE ROBERT

Good bye Keynes !

Analyse de documents
1 Définir les mots suivants:
- régulation
- néo-classique
- phobie anti-étatique et anti-fiscale
2 Rappeler qui était Keynes et sa place dans les idées économiques.

3 En quoi selon l’auteur y a t il un retour en ce moment des pratiques keynesiennes 4 Pourquoi selon lui aussi ne peuvent elles être que limitées?

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Good bye Keynes !
Source : Les Echos du [ 03/11/08 ]

Les uns après les autres les Etats interviennent au capital de leurs principales banques. Surtout, la plupart des dirigeants politiques mondiaux affirment vouloir réintroduire de la régulation dans les systèmes financiers nationaux et mondial. De nombreux commentateurs évoquent donc un « retour à Keynes ».
Les économistes néoclassiques, dominants depuis la fin du XVIIIe siècle, notamment son propre maître à Cambridge, Arthur Pigou, prônaient la baisse des salaires et des impôts pour sortir de la crise. Keynes a expliqué que, au contraire, quand s’engage la spirale déflationniste, la baisse des salaires entraîne évidemment celle de la consommation, puis celle des investissements des entreprises, donc de la demande globale et de l’emploi. Il a donc préconisé, comme remède à la crise, que l’Etat soutienne l’activité par sa demande, ou en favorisant la demande de consommation, ou encore en facilitant l’investissement par la baisse des taux d’intérêt.
On peut donc effectivement affirmer qu’il y a une sorte de « retour à Keynes », dans la mesure ou, à l’encontre de la phobie anti-étatique et antifiscale qui a saisi certains économistes, et les politiques qu’ils conseillent, depuis vingt ans, on réalise aujourd’hui que l’Etat est nécessaire pour réguler l’activité économique et notamment l’activité financière.
Mais aller au-delà dans l’affirmation d’un retour à Keynes est très exagéré.
D’abord, Keynes n’a pas formulé de recommandations particulières pour réguler les marchés financiers. Encore moins a-t-il préconisé des nationalisations de banques. Au contraire, il a critiqué les nationalisations des travaillistes anglais de 1945. Il était un partisan déterminé de l’économie de marché et du capitalisme.
Ensuite, l’application de la vraie théorie keynésienne est malheureusement problématique aujourd’hui pour deux raisons.
En premier lieu, l’efficacité de ces thérapies exige que l’Etat et les collectivités locales aient les moyens d’une relance, donc de dépenser sans augmenter, par ailleurs, les impôts. Or nombre de pays comme le nôtre ayant, sans discontinuer, été en déficit budgétaire, et ayant même baissé ensuite inconsidérément les impôts pour surfer sur la vague antifiscale venue d’outre-Atlantique, n’ont plus aucun moyen budgétaire. Tout se passe comme si, ayant répété, sur une longue période, le « traitement » keynésien, nous nous étions mithridatisés contre lui !
En second lieu, la relance par la consommation à travers une hausse du pouvoir d’achat est aujourd’hui bien moins efficace. La part globale des importations dans le PIB est, en effet, passée, entre les années 1950 et les premières années du XXIe siècle, de 4 % à 15 % aux Etats-Unis, de 12 % à 25 % en France, de 15 % à 33 % en Allemagne, et de 25 % à 28 % en Grande-Bretagne. Dans les trois premiers pays au moins, globalement, toute relance de la consommation entraîne donc un sursaut bien plus fort des importations, alors fortement taxées. Pis ! Les services, pas ou peu importables, représentant 70 % de la consommation globale, les importations dues à la relance de la consommation de biens matériels représenteraient plutôt 80 % de celle-ci. Dans certains secteurs, c’est 100 %.
Seule serait éventuellement efficace une relance par « grands travaux », sous réserve de la capacité de les financer. Celle-ci, compte tenu de l’endettement de l’Etat, ne serait donc concevable qu’en mobilisant l’épargne des particuliers. Il faudrait donc qu’une institution financière nationale réalise un grand emprunt, alléchant. C’est ce qui avait été fait en 1946, pour cinquante ans, par la Caisse nationale de l’énergie, pour reconstruire les installations énergétiques diverses. On pourrait imaginer un même emprunt lancé par la Caisse des Dépôts, mais sans garantie d’Etat pour ne pas alourdir le passif hors bilan de l’Etat. Cet emprunt financerait un grand plan de recherche et d’équipements en énergies renouvelables, y compris véhicules électriques, avec pour objectif la réduction au minimum de l’usage des combustibles fossiles à horizon 2015 ou 2020.
Mais la vraie thérapie pour la France, c’est une politique de l’offre par incitation directe aux entreprises, et non, comme l’actuel gouvernement l’a tenté, en laissant plus d’argent aux plus aisés. En France, leur propension à investir est hélas, bien plus faible que chez les Anglo-Saxons ! S’il fallait baisser un impôt, quitte à augmenter l’IRPP, c’était, conditionnellement mais fortement, l’impôt sur les sociétés. Mais nous sommes alors bien loin de Keynes et de sa simple manipulation du taux d’intérêt pour le rendre inférieur à l’efficacité marginale du capital.
JEAN MATOUCK est professeur des universités honoraires.

EA: Les exceptions aux 5 règles de la concurrence pure et parfaite

Exercice:
à côté du rappel des 5 règles de la concurrence pure et parfaite,indiquez les exceptions observées dans l’économie réelle(définir ce mot )
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- Atomicité: se caractérise par la présence d’un grand nombre d’offreurs et de demandeurs. de taille réduite ( « atomes »).Aucun agent du marché (acheteur ou vendeur) ne peut, par sa seule action exercer une influence sur les conditions du marché

- L’entrée libre sur un marché:
donc toute réglementation imposant des conditions préalables à l’exercice d’une activité est donc exclue.
- l’homogénéité.
En d’autres termes chacune des unités proposées par les offreurs doit être totalement interchangeable.Cela suppose l’absence de publicité et que les vendeurs ne pratiquent pas une politique de différenciation des produits.

- transparence des marchés:

Donc à tout moment, les acheteurs doivent pouvoir connaître l’ensemble des prix pratiqués par les entreprises. De même, cela suppose que les producteurs puissent connaître à tout moment les conditions de prix et de production de leurs concurrents.

- La parfaite mobilité des facteurs: Donc n’importe quel acheteur ne soit pas gêné par la distance géographique, les frais de transport, les habitudes commerciales, etc…. pour entrer en contact avec n’importe quel vendeur

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