Archives pour la catégorie 0 2 Documents en cours de reclassement



Taux de chômage par tranche d’âge

Note : taux de chômage au sens du BIT moyens dans l’année, données corrigées de la rupture de série en 2002.
Champ : France métropolitaine, population des ménages, actifs de 15 ans et plus (âge au 31 décembre).
Source : Insee, séries longues sur le marché du travail.

Femmes              1990 1995 2000 2005 2006 2007

Ensemble            10,2  11,9  10,1   9,8     9,6  8,5
15-24 ans             18,3  24,7  18,2  22,3  23,9 20,2
25-49 ans            9,4    11,3   10,0 9,4     9,0  8,1
50 ans et plus    6,8  6,9       6,9   6,1     6,2  5,6

Hommes         1990 1995 2000 2005 2006 2007

Ensemble          6,2  8,5   7,2      8,0    8,1    7,4
15-24 ans          13,1  17,2  15,4  19,9   20,9  18,6
25-49 ans         5,2    7,8   6,5    7,2      7,0  6,6
50 ans et plus   4,7  6,4   5,6    5,4     5,8    5

Population active: définition et statistiques

  1. Qu’est ce que la population active?

La population active regroupe la population active occupée (appelée aussi « population active ayant un emploi ») et les chômeurs.
La mesure de la population active diffère selon l’observation statistique qui en est faite.
On peut actuellement distinguer trois approches principales : au sens du BIT, au sens du recensement de la population, au sens de la Comptabilité nationale.

  1. Statistiques

En moyenne en 2007, 25,6 millions de personnes occupent un emploi et 2,2 millions sont au chômage au sens du BIT ; 90 % des personnes qui travaillent sont salariées. Au sein des entreprises, 12 % des personnes occupent un poste depuis moins d’un an. La construction et les services aux particuliers sont les secteurs d’activité où le renouvellement de la main-d’œuvre est le plus prononcé. La durée hebdomadaire moyenne du travail des personnes à temps complet varie de 38 heures, pour les ouvriers, à près de 59 heures, pour les agriculteurs. Les femmes, notamment les ouvrières, restent plus exposées au chômage que les hommes. Parmi les personnes au chômage depuis plus de deux ans, 38 % ont plus de 50 ans.

En milliers
Note : résultats en moyenne annuelle
Champ : France métropolitaine, population des ménages, personnes de 15 ans ou plus.
Source : Insee, enquêtes Emploi du 1er trimestre 2003 au 4ème trimestre 2007.

La France a détruit 115.000 emplois en 2008

[ Source: les ECHOS 16/02/09 ]
Après un premier trimestre 2008 positif, les destructions d’emploi se sont fortement accélérées au cours des trois trimestres suivants. Le secteur du travail temporaire a détruit, à lui seul, près de 140.000 postes sur l’année.
L’Unedic table sur la disparition de 203.000 emplois cette année.
Les records se suivent mais ne se ressemblent pas. Il y a deux ans, la France avait créé quelque 358.000 emplois, un niveau jamais égalé depuis 2000. L’année dernière s’est soldée, elle, par la perte de 115.300 postes, soit une baisse des effectifs salariés de 0,7 % sur un an, selon les statistiques provisoires publiées vendredi par le ministère de l’Emploi. Il faut remonter quatorze ans en arrière pour trouver une performance plus mauvaise.
Le retournement du marché du travail, qui devrait inciter le gouvernement à proposer de nouvelles mesures pour l’emploi mercredi, lors du sommet social (lire ci-dessous), a eu lieu au deuxième trimestre. Sur les trois premiers mois, l’économie a encore créé 70.700 emplois. La dégradation n’a cessé de s’accélérer depuis, pour aboutir à un effectif de 15.904.200 emplois salariés fin 2008. Le nombre de postes perdus s’est multiplié quasiment par deux tous les trimestres. Après une diminution de 27.500 postes entre avril et juin 2008, puis de 47.000 entre juillet et septembre, 89.000 emplois ont encore disparu au dernier trimestre, représentant à eux seuls 80 % de la baisse annuelle. C’est la conséquence du violent coup d’arrêt subi par la croissance sur cette période, où le PIB a chuté de 1,2 %. Sans surprise, l’industrie a largement contribué à la mauvaise performance de l’emploi salarié en 2008, ses effectifs chutant de plus de 80.000, soit 2,2 % sur un an, dont près de la moitié sur le seul quatrième trimestre. Le soutien de l’Etat au développement du chômage partiel n’a, ainsi, pas permis de contenir l’hémorragie de l’emploi dans ce secteur.
Le tertiaire dans le rouge

Mais c’est l’intérim qui a connu la plus forte chute l’an dernier. Subissant un décrochage historique, il a entraîné avec lui l’ensemble du secteur tertiaire, dans lequel il est comptabilisé, y compris pour sa part industrielle. C’est ce qui explique pourquoi le secteur tertiaire se situe dans le rouge (-0,5 %), pour la première fois de son histoire. Le secteur du travail temporaire a détruit pas moins de 139.100 postes sur l’année (-21,2 %), dont 76.700 sur le seul dernier trimestre (-12,9 %). L’année 2009 promet d’être encore plus sévère. Dans ses dernières prévisions, publiées jeudi, l’Unedic table sur la disparition de 203.000 emplois cette année. L’Insee prévoit 214.000 destructions d’emplois, selon un périmètre un peu différent, celui des secteurs principalement marchands.
L. DE C

Epargne: pourquoi les escroqueries marchent?

Quant aux ressorts humains, ils sont rigoureusement les mêmes depuis le jour où la liste des 7 péchés capitaux a été dressée. Ces défauts mortels sont la gourmandise, la paresse, l’envie, l’orgueil, l’avarice, la luxure et la colère.
1 – La gourmandise et la paresse

En l’occurrence, n’est-ce pas la gourmandise associée à la paresse qui ont incité les premiers clients de Bernard Madoff à s’enrichir plus que la normale ? Il aurait quand même fallu prendre la peine d’élucider le mystère de cette régularité de métronome. Quelle que soit la conjoncture, les fonds du « génial » gérant affichaient toujours un taux de rendement de 10,1 %. Mais, puisque l’argent rentrait, à quoi bon se fatiguer les neurones !
Quant à la rentabilité annoncée, il doit s’agir là d’un chiffre magique, car c’est exactement la performance que promettait en son temps une autre escroquerie de belle facture : celle de la garantie foncière.
A la fin des années 1960, à Paris, une société civile récoltait l’argent des épargnants avec ce même taux affiché en exergue. Toujours la même barre psychologique des deux chiffres, assortie d’un petit chiffre derrière la virgule, histoire de donner une précision scientifique à une argumentation fantaisiste. Lorsque le scandale éclate, en février 1970, cette « promesse » de rendement est tout simplement trop belle pour être vraie.
Certes, l’inflation s’est réveillée, mais elle n’est pas encore à deux chiffres. Bien sûr, la pierre apparaît comme un refuge contre l’érosion des prix. Mais avec une telle rentabilité, c’est la performance sans les risques. Bref, le mouton à cinq pattes. D’ailleurs, c’est une enquête du Bureau de vérification de la publicité qui déclenchera le séisme… et fera émerger l’un des plus gros scandales politico-financiers de la Ve République. Car de quoi s’agissait-il en fait ? D’un énorme détournement d’épargne.
L’argent des particuliers devait servir à acheter des immeubles destinés à être mis en location. Les loyers perçus devaient ensuite honorer la promesse de rendements. C’était le mécanisme de la SCPI en quelque sorte. Mais comme ce schéma était encore peu connu à l’époque, pour donner une preuve de sa fiabilité, une conscience morale avait été placée à la tête du conseil de surveillance, en la personne d’un député UDR de Paris, M. Rives-Henry, grand ami à l’époque de Jacques Chaban-Delmas.
L’ennui, c’est que l’organisme démarcheur d’épargne et la société de gestion ne formaient qu’un trio de mêmes personnes, les sieurs Frenkel, Rochenoir et Delarue. Or ces derniers revendaient très cher à la société chargée de veiller aux intérêts des épargnants les immeubles qu’eux-mêmes avaient achetés à bas prix. La plus-value allait directement dans leurs caisses personnelles. Tous trois ont été condamnés en 1974 à trente mois de prison.
2 – L’envie et l’orgueil

« Il n’y en aura pas pour tout le monde ! » Avec cette petite phrase, les rabatteurs de Bernard Madoff étaient certains d’atteindre à tous les coups le mille de leurs cibles favorites : les fortunes habituées à figurer parmi les « happy few ». Une forme dérivée de la duperie consistait à laisser entendre aux futurs pigeons qu’ils ne seraient pas forcément retenus. Ou en tout cas, « qu’ils devraient patienter au moins six mois », comme le note Fabrice Rémon, président de Deminor, société spécialisée dans la défense des épargnants et actionnaires minoritaires. Ces deux avertissements avaient le don de réveiller deux mauvais sentiments chez les particuliers menacés d’être évincés. L’envie d’abord : pourquoi eux ? Comment se fait-il qu’ils soient les seuls à bénéficier des meilleures performances et pas moi. Puis l’orgueil : on ne me juge pas assez riche, ou assez digne d’appartenir à l’élite ? Ils vont voir ce qu’ils vont voir : je vais placer deux fois plus d’argent qu’eux sur ces fonds.
Mais, depuis Esope et La Fontaine, cette technique est bien connue. Elle consiste, tel le renard, à flatter le corbeau pour qu’il ouvre son large bec et lâche enfin sa proie. Du reste, c’est exactement ainsi que procèdent les escrocs en province : ils commencent par amadouer le maire et les principaux notables. Forts de ces témoignages, Ils font ensuite souscrire la riche veuve, le commerçant et le retraité rentier. Quand ils ont fini de plumer les volatiles, ils s’envolent exercer leurs talents dans la localité voisine.
3 – L’avarice et la luxure

Ces désagréments seraient-ils survenus si des investisseurs privés avaient bien voulu se donner les moyens de vérifier que les objectifs annoncés de performance étaient tout simplement atteignables ? Mais on ne peut pas tout obtenir si l’on ne donne pas un peu. L’avarice est souvent prise en flagrant délit lorsque l’avidité commande tous les autres sentiments. La luxure, en l’occurrence, n’a pas à être invoquée. Les particuliers faisaient ensuite ce qu’ils voulaient de l’argent qu’ils pensaient avoir gagné.
4 – La colère

Mais la colère, elle, mérite d’être détaillée. Car c’est généralement ce qui reste quand on a tout perdu. Or, est-ce vraiment un péché de la laisser éclater quand on découvre que l’on s’est fait confisquer le produit des efforts d’une vie, par la faute d’un tiers ? C’est que, dans l’affaire Madoff, les semaines à venir vont montrer qu’elle impacte bien plus de personnes qu’on ne le dit, et pas seulement des familles riches. Des particuliers se sont laissé entraîner par leurs banques qui, elles-mêmes, n’avaient légitimement pas de raisons de se méfier de fonds officiellement audités, crédités de surcroît des meilleures performances.
La question, maintenant, est de savoir combien d’affaires Madoff restent à découvrir.
5 – Les leçons de l’histoire

Une corrélation troublante est en effet mise en évidence par l’économiste et historien, Michel Lutfalla. Selon lui, les bulles sont les alliées objectives des escrocs. « La facilité apparente avec laquelle on semble pouvoir s’enrichir rend le public toujours plus apte à accepter des propositions qui, en temps normal, lui auraient mis la puce à l’oreille. La survenance d’escroqueries est le signe, à la fois, que la bulle est dangereusement soufflée et, par conséquent, que l’on approche de la fin. »
Cette grille de lecture séduit intellectuellement. Mais elle donne aussitôt des sueurs froides. Car Michel Lutfalla exhume un fait historique souvent passé sous silence : « Il semble que l’on ait oublié que le Jeudi noir de 1929 a été formellement déclenché quelques jours plus tôt par l’annonce de la faillite du groupe britannique Hatry, lequel avait falsifié des certificats d’actions. » Bien sûr, l’économie mondiale avait accumulé de nombreuses sources de déséquilibre. Cette arnaque a été la goutte d’eau… qui provoqua l’inondation. Quelle leçon en tirer cette fois pour l’affaire Madoff ?
FRANÇOIS LE BRUN

L’EPARGNE : exercice

Exercice
1 Qu’est ce que l’épargne
2 Pourquoi épargne t on
3 Dans le tableau suivant : que représente les chiffres de la première colonne : exemple
200001,200002,200003, 200004
4 Commentez les variations du taux d’épargne (14,5 et suivants) indiquées ci dessous (source INSEE):

2000001 14,5
2000002 14,6
2000003 14,5
2000004 16,4
2001001 15,6
2001002 15
2001003 15,8
2001004 16,4
2002001 16,7
2002002 16,7
2002003 16,1
2002004 17,7
2003001 15,6
2003002 15,8
2003003 15,6
2003004 16,1
2004001 15,5
2004002 16
2004003 16,2
2004004 15,6
2005001 14,9
2005002 15,2
2005003 14,8
2005004 14,9
2006001 14,3
2006002 14,9
2006003 15,1
2006004 15,8
2007001 15,8
2007002 15,7
2007003 15,7
2007004 15,8
2008001 15,9
2008002 15,6
2008003 15,4

Le développement structuré (2)

BTS ECONOMIE/DROIT @ Alain Kadouch
LE DEVELOPPEMENT STRUCTURE
1 Travail préalable
n Lire le sujet lentement et attentivement à plusieurs reprises en soulignant termes essentiels
n Le délimiter, de façon précise, afin de traiter tout le sujet et seulement le sujet.
n Comprendre la question posée,
n Recenser par écrit sous forme de brain-storming ses connaissances (cours, lectures, réflexions personnelles) sur le sujet ainsi délimité.
n Adapter ces connaissances au sujet et les regrouper autour de deux ou trois idées formant le plan.
2. Rédaction du développement
A L’introduction
Ella a notamment pour rôle:
ß de présenter et de délimiter le sujet,
ß d’indiquer les problèmes soulevés par le sujet,
ß de présenter la logique de l’argumentation suivie, c’est-à-dire le plan adopté.
Une introduction comporte 3 moments :
• une « accroche »
• l’identification de la problématique
• l’annonce du plan
B Le plan
Comprenant généralement deux ou plus rarement trois parties (et 2ou 3 sous parties de longueur comparable), le plan vise à présenter les idées essentielles du raisonnement selon un ordre logique et progressif
C La conclusion
La conclusion permet de
n faire une synthèse,
n porter le cas échéant, si cela vous est demandé, un jugement,
n ouvrir des perspectives ,élargir le sujet traité
4 Quelques suggestions pratiques
ß Au brouillon , rédiger complètement l’introduction (lue en premier parle correcteur, elle lui donnera la première impression de la copie)
ß Agir de même pour la conclusion (élargir le sujet)
ß Rédiger directement le corps du développement (2 ou 3 parties)
ß Pour justifier la passage d’une partie à une autre, ne pas oublier une ou deux phrases de transition
ß Vérifier l’orthographe et à ne pas employer un langage relâché
5 Comment gérer son temps
A l’examen , réserver 2 h au développement structuré ., ce qui conduit au à titre indicatif au timing suivant
ß Lecture et compréhension 15’
ß Mobilisation des connaissances, les noter en vrac au brouillon 15’
ß Recherche du plan 15’
ß Rédaction de l’introduction et de la conclusion au brouillon 15’
ß Rédaction du devoir et relecture 60 ‘

Les lois d’Engel

Ernst Engel, économiste et statisticien allemand (à ne pas confondre avec Engels, le philosophe, ami de Karl Marx) observait, dès 1857, l’évolution des dépenses de consommation en fonction du niveau de revenu.

Les lois d’Engel énoncent comment se modifie la structure de la consommation lorsque le revenu d’un ménage augmente :
Première loi : la part du revenu affectée aux dépenses d’alimentation est d’autant plus faible que le revenu est élevé.
Deuxième loi : la part affectée aux dépenses de vêtements, logement, chauffage et éclairage est sensiblement identique, quel que soit l’importance du revenu.
Troisième loi : la part affectée aux besoins d’éducation, santé, voyage, augmente plus vite que le revenu.
Chacun peut observer, avec la première loi, que si un ménage dispose d’un revenu très faible, l’essentiel de ses dépenses est consacré aux dépenses alimentaires et de première nécessité (vêtements, logement). Ainsi pour un smicard ou un RMiste, il est important d’assurer tout d’abord la couverture des besoins primaires. Et il reste peu d’argent à dépenser pour d’autres types de dépenses moins importantes.

A l’inverse, un ménage aisé dont les revenus sont confortables, dépensera certes une somme plus importante pour l’alimentation, le logement et l’habillement mais cette somme comparée à l’ensemble des dépenses de consommation représente une faible part du revenu (le coefficient budgétaire est plus faible). Le reste est utilisé pour assurer d’autres consommations pour améliorer le confort au quotidien (sorties, voyages, culture, santé, nouvelle voiture, logement spacieux et confortable). La quantité étant largement satisfaite, le ménage plus aisé recherchera la qualité des produits : produits plus frais, viande de qualité certifiée, produits exotiques, primeurs toute l’année.
On constate qu’au cours des 50 dernières années, avec l’évolution du niveau de vie et des revenus, la part de l’alimentation a considérablement diminué dans nos budgets familiaux. En revanche, dans le même temps, la part des dépenses d’éducation, de santé, de loisir a fortement augmenté.

L’élasticité

De manière générale, l’élasticité est la qualité d’un objet à être déformable tout en reprenant sa forme d’origine lorsque la contrainte qu’on lui applique disparait.
L’élasticité a des significations dans deux domaines différents : l’économie et la physique.
L’élasticité de la demande est un concept économique qui permet de mesurer le degré de sensibilité de la demande aux variations de prix (« élasticité-prix ») ou des revenus (« élasticité-revenu »).
Élasticité-prix

L’élasticité-prix est définie comme le rapport entre la variation relative de la demande d’un bien et la variation relative du prix de ce bien. Ce rapport est généralement négatif car lorsque le prix augmente, la quantité demandée diminue et réciproquement. (Q = Quantité, P = Prix)
.
On peut distinguer trois cas particuliers :
Quand l’élasticité est nulle, la demande ne varie pas quand le prix varie. La demande reste inchangée quel que soit le prix. C’est notamment le cas des produits de première nécessité : bien que le prix augmente, la consommation se maintient car il existe peu de produits de substitution. Lorsque le prix baisse, la demande n’augmente pas nécessairement. L’effet peut être accentué s’il n’existe pas de produit de substitution (exemple : les pâtes remplacées par le riz ou la pomme-de-terre). Une élasticité nulle à court terme peut toutefois s’avérer non nulle à long terme, car l’augmentation des prix peut pousser à la recherche de nouveaux produits de substitution. Le pétrole, par exemple, est un bien non substituable à court terme mais, sur le long terme, l’augmentation de son prix peut favoriser l’exploitation de nouvelles sources d’énergie.
Quand l’élasticité est forte, un petit changement de prix entraîne un grand changement de demande. C’est par exemple le cas des produits de mode dont les ventes s’effondrent en période de crise et décuplent en période de croissance.
Quand l’élasticité est positive, la demande augmente avec le prix, ce qui est paradoxal. On peut alors distinguer deux types :
Un bien de Giffen (d’après Robert Giffen) est un type de bien de première nécessité (exemple : le pain) ; lorsque son prix augmente, cela réduit assez fortement le pouvoir d’achat des consommateurs pour les forcer, pour équilibrer leur budget, à renoncer à d’autres biens de substitution plus coûteux (ex : la viande) et à reporter leur demande sur le premier produit.
Un bien de Veblen (d’après Thorstein Veblen) est un type de bien de luxe (ex : le parfum) ; lorsqu’il n’est « pas assez cher » (c’est-à-dire que son prix ne reflète pas son positionnement haut de gamme) sa demande est faible (soit car la qualité perçue est inférieure, soit parce qu’il n’est plus un symbole de statut). Lorsque son prix augmente, sa demande augmente aussi et on parle alors d’effet Veblen ou d’effet de démonstration.
Les économistes définissent également la notion d’élasticité-prix croisée. Elle se définit comme le rapport entre le pourcentage de variation de la quantité demandée de bien A et le pourcentage de variation du prix d’un bien B. Les biens A et B étant des biens dit de substitution ou des biens dit complémentaires.
Une élasticité croisée positive signifie que l’augmentation du prix d’un bien entraîne l’augmentation de la demande d’un autre bien. Les deux biens sont donc substituables. Par exemple, l’augmentation du prix du ticket de cinéma augmente la demande en lecteur DVD.
Une élasticité croisée négative signifie que l’augmentation du prix d’un bien entraîne la diminution de la demande d’un autre bien. Les deux biens sont alors dits complémentaires. Par exemple, l’augmentation des prix des lecteurs DVD entraîne une diminution de la demande de DVD.
Une élasticité croisée nulle signifie que les deux biens sont indépendants.
Il faut ajouter que la notion d’élasticité-prix croisée est particulièrement utile en matière de politique de la concurrence. Pour déterminer l’étendue d’un marché et déterminer si une entreprise est en situation d’abus de position dominante, il est en effet nécessaire de voir jusqu’à quel point différents produits sont substituables (ex. Coca et Pepsi). La notion d’élasticité prix croisée est alors utile pour déterminer si deux biens appartiennent au même marché, et si les autorités de la concurrence doivent déclencher une action.
Élasticité-revenu [modifier]

L’élasticité de la demande par rapport au revenu est définie comme le rapport entre le pourcentage de variation de la demande d’un bien et le pourcentage de variation du revenu. Elle mesure l’impact d’une variation du revenu d’un consommateur sur sa demande pour un bien particulier.
Comme tous les biens n’ont pas la même élasticité-revenu, l’augmentation du revenu change la structure de la consommation. On peut distinguer trois catégories de biens :
les biens inférieurs : la demande d’un consommateur en ce bien diminue quand son revenu augmente (élasticité-revenu négative). Il s’agit de biens de mauvaise qualité auxquels les consommateurs préfèrent substituer de nouveaux biens lorsque leur revenu le permet. C’est le cas de certains produits alimentaires tels que le pain ou les pommes de terre.
les biens normaux : la demande d’un consommateur en ce bien augmente quand son revenu augmente dans une proportion inférieure ou égale à 1 (élasticité-revenu comprise entre 0 et 1). On parle également de biens nécessaires. C’est le cas de la nourriture (prise dans son ensemble).
les biens supérieurs ou biens de luxe : la demande d’un consommateur en ce bien augmente de façon plus rapide que son revenu (élasticité-revenu strictement supérieure à 1). C’est le cas des biens culturels.
Cette classification a été définie pour la première fois par Ernst Engel.

La consommation en France (Insee) . Analyse de document.

Exercice
1 Définir la consommation
2 Rappeler l’équation reliant le revenu, la consommation et l’épargne
3 Donner une définition de l’inflation, comment est elle mesurée
4 Rappeler la définition d’ »euros courants » et d’ »euros constants »
***********************************************
L’indice des prix à la consommation (IPC) est l’instrument de mesure de l’inflation. Il permet d’estimer, entre deux périodes données, la variation moyenne des prix des produits consommés par les ménages. C’est une mesure synthétique de l’évolution de prix des produits, à qualité constante.

L’indice des prix à la consommation (IPC) joue un triple rôle :

- économique : il permet de suivre, mois par mois, l’inflation. L’IPC est également utilisé comme déflateur de nombreux agrégats économiques (consommation, revenus…) pour calculer des évolutions en volume, ou en termes réels (« en euros constants »)_.
- socio-économique : l’IPC, publié au Journal Officiel chaque mois, sert à indexer de nombreux contrats privés, des pensions alimentaires, des rentes viagères et aussi à indexer le SMIC. L’indice retenu pour le SMIC est celui des ménages urbains dont le chef est employé ou ouvrier, hors tabac_.
- monétaire et financier : à des fins de comparaison internationale, les indices de prix ont fait l’objet d’un travail d’harmonisation entre les services statistiques nationaux sous la coordination d’Eurostat. Les indices de prix à la consommation harmonisés (IPCH) ainsi obtenus ne se substituent pas aux IPC nationaux…..

La dépense de consommation des ménages a été de 993,2 milliards d’euros en 2006. (euros courants)
Avec une hausse de 2,1 % en 2006, la dépense de consommation des ménages en volume croît à un rythme régulier depuis 2001. Elle contribue pour une large part à la croissance du produit intérieur brut (PIB), qui atteint 2,0 % en 2006. L’évolution soutenue du revenu disponible brut (+ 4,3 % après + 3,5 % en 2005) est principalement alimentée par l’accélération des revenus salariaux (+ 3,8 %, après + 3,3 %). Celle-ci, conjuguée à une hausse modérée des prix de la dépense de consommation (+ 1,9 %), se traduit par une progression sensible du pouvoir d’achat (+ 2,3 %).
Comme par le passé, l’évolution de la consommation est plus lisse que celle du pouvoir d’achat des revenus. L’accélération marquée des revenus s’accompagne ainsi d’un léger rebond du taux d’épargne des ménages, qui passe de 15,3 % en 2005 à 15,5 % en 2006, alors qu’il baissait depuis 2003.
Les prix augmentent à un rythme quasi stable depuis 2003 : + 1,9 % en 2006, après + 1,8 % en moyenne annuelle de 2003 à 2005. Les prix des produits pétroliers continuent de progresser nettement, mais à un rythme ralenti en 2006 : + 6,7 % après + 15,3 % en 2005. La baisse des prix des services de télécommunications contribue également à modérer l’inflation (- 5,2 % après + 0,2 % en 2005). En revanche, les aléas climatiques ont fortement pesé sur la production de fruits et de légumes, entraînant une accélération de leur prix, qui se répercute sur l’ensemble des produits alimentaires (+ 1,8 % après + 0,3 %)
Source :INSEE

Volume / valeur

Du fait de la hausse des prix, la monnaie se déprécie au cours du temps. On peut corriger cet effet.
On distingue pour cela les évolutions en « valeur » (évaluées à prix courants, sans correction de l’effet de l’inflation) des évolutions en « volume », en intégrant une correction éliminant l’effet de l’inflation. A cette fin, on calcule la consommation d’une année aux prix de l’année précédente.
Sur le plan des principes, l’opération est d’une parfaite simplicité : pour chaque poste élémentaire, on multiplie les quantités de l’année considérée par les prix de l’année précédente.

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