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Les salaires mensuels des joueurs du PSG (source le Parisien)

12 mars 2009

http://preview.leparisien.fr/complements/2009/03/10/437644_salaires-psg.jpg

Les 40 clubs de football professionnels ont dégagé un résultat net de 26,8 millions d’euros sur la saison 2007-2008, contre 46,9 millions un an plus tôt. La masse salariale « dérive fortement », met en garde la DNCG.

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Les joueurs de football professionnels en France, et leurs entraîneurs, n’ont clairement pas les mêmes problèmes que la grande majorité des salariés de notre pays. En témoigne la hausse de 12 % de la masse salariale des 40 clubs de Ligue 1 et de Ligue 2, à 681 millions d’euros, relevée dans le rapport annuel de la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), rendu public hier pour la saison 2007-2008.

Pour la seule Ligue 1, où les joueurs représentent 76 % du total de la masse salariale, soit 423 millions d’euros, le document pointe l’évolution du coût des effectifs, lequel « dérive fortement » et absorbe 85 % des produits des clubs (hors transferts), contre 77 % la saison précédente. Pour autant, à défaut de gagner sur les pelouses au niveau européen, le foot français fait figure de bon élève sur le plan financier.

Au lendemain de la lourde défaite sportive (5 buts à 2) de Lyon à Barcelone, les comptes des clubs professionnels, bénéficiaires pour la troisième année d’affilée, rendent la pilule moins amère. Alors même que de grandes formations européennes, et leurs propriétaires, connaissent de sérieuses difficultés à boucler les budgets.

Plus-value

 

Cependant, l’inflation des salaires a sévèrement impacté le résultat net global, à 26,8 millions d’euros contre 46,9 millions d’euros un an plus tôt (- 57 %), pour un chiffre d’affaires de 1,2 milliard d’euros, en hausse de 2,8 %. D’ailleurs, hors les plus-values réalisées sur le marché des transferts, les comptes seraient déficitaires de 253,9 millions d’euros. Mais, une fois encore, les clubs français ont su faire fructifier leur capital joueurs, et dégager une plus-value de 297,4 millions d’euros, supérieure de 62,7 % à celle réalisée sur la saison précédente.

Reste à savoir combien de temps ce modèle pourra perdurer. Car si les OL, OM, PSG et autres Girondins veulent entrer au sein de l’élite européenne, il leur faudra non seulement garder leurs meilleurs joueurs, mais aussi se montrer suffisamment attractifs afin d’attirer ceux qui évoluent à l’étranger.

Pour la saison en cours, la Ligue de football professionnel table sur « un bon exercice », explique aux « Echos » son directeur général, Jean-Pierre Hugues. Il s’appuie, pour faire ce pronostic, sur la renégociation des droits télévisuels en France – Canal + et Orange s’étant engagés à débourser 668 millions d’euros par saison sur la période 2008-2012 -, et sur la bonne visibilité du marché des transferts. « Les clubs ont des prévisions fiables et elles sont déjà réalisées à 80 % », fait valoir le dirigeant de la LFP.

Quant à la fréquentation des stades, qui pourrait être impactée par la crise, « on n’en voit pas les signes », ajoute-t-il. En revanche, l’augmentation régulière du prix des places depuis des années devrait ralentir, voire être stoppée. Par ailleurs, à moyen terme, la DNCG exprime une certaine inquiétude, « sur l’importance des engagements [NDLR : notamment des actifs incorporels] qui risquent d’être plus délicats à gérer ».

ANTOINE BOUDET, Les Echos

Populaction active occupée de la France

Source:INSEE

En France, la population active occupée (ayant un emploi) est mesurée par l’INSEE lors d’une enquête se déroulant tout au long de l’année (Enquête Emploi en continu) et lors du recensement de la population (enquête annuelle depuis 2004). Elle regroupe l’ensemble des personnes qui déclarent exercer une activité professionnelle rémunérée.

L’enquête sur l’emploi et le recensement ne conduisent pas nécessairement, à un moment donné, à une même évaluation de la population active, de l’emploi et du chômage. Prenons les chiffres de l’année 2005 :

en milliers Enquête sur l’emploi
(moyenne 2005)
Recensement
(1er juillet 2005)

 

 

 

 

 

Définition de la formation brute de capital fixe (FBCF)

La FBCF est un indicateur issu de la comptabilité nationale française. Cet agrégat ( la FBCF est le résultat de la somme de différents éléments) mesure le flux annuel d’investissements réalisés dans le pays. La FBCF est donc la somme des investissements, essentiellement matériels, réalisés pendant l’année sur le territoire français.

Sur le plan économique, l’investissement matériel est l’achat de biens durables permettant d’augmenter le stock de capital de l’entreprise. Il consiste souvent en l’achat de machines ou de bâtiments, ces machines et ces bâtiments ayant pour objet de contribuer à  la production de biens et services. Les achats d’habitations sont des investissements car, par exemple, un appartement permet de produire un service, celui du logement.

Depuis quelques années, la FBCF intègre certains investissements immatériels, essentiellement les dépenses liées à  l’achat de logiciels. Mais les autres investissements immatériels, comme les dépenses de recherche-développement, celles de formation continue ou celles de publicité, restent comptabilisés comme des dépenses de consommations intermédiaires.

Enfin, la FBCF est brute  car on y inclut les dépenses de renouvellement d’équipement (ou amortissement) qui ne sont pas à  proprement parler des investissements (puisqu’elles ne contribuent pas à  accroître le stock de capital mais simplement à  le maintenir à  son niveau en renouvelant le matériel usagé). La FBCF, qui est un indicateur permettant de mesurer, au moins approximativement, l’investissement, est évidemment très souvent utilisée par les économistes pour évaluer la bonne santé d’une économie : un fort taux d’investissement (qui prend en compte à  son numérateur la FBCF) est souvent recherché, de même une FBCF qui s’accroît rapidement laisse penser que la croissance va être rapide. Il faudrait donc que cet indicateur soit de bonne qualité et mesure correctement l’effort d’investissement d’un pays. Ce n’est pas vraiment le cas : du fait de la progression rapide des investissements immatériels, très mal pris en compte par la FBCF, l’investissement réel est sous-estimé si l’on utilise seulement la FBCF et le taux d’investissement qu’elle permet de calculer. Il faut donc toujours essayer d’ajouter à  la FBCF d’autres indicateurs de l’investissement immatériel.

Pour pouvoir parler de l’évolution au cours du temps de la FBCF, il est nécessaire d’utiliser des montants corrigés de l’inflation, c’est-à -dire ce que l’on appelle des valeurs réelles ou à  prix constants. C’est à  peu près toujours ce que vous trouverez.

Que montrent ces statistiques ? Si l’on prend l’exemple de la France, vous verrez que le montant de la FBCF est très lié aux mouvements conjoncturels de l’économie : quand la croissance est rapide, la FBCF augmente vite et inversement. Cela signifie à  la fois que la croissance est pour une part importante générée par la demande d’investissement, et également que, quand la croissance est forte, les chefs d’entreprise sont incités davantage à  augmenter leurs investissements. Les variations de la FBCF sont donc un élément important de l’analyse de la conjoncture économique. C’est d’ailleurs aussi pourquoi vous trouverez rarement le montant de la FBCF mais beaucoup plus souvent sa variation relative annuelle (en %, donc).

La FBCF est elle-même un indicateur. Donnons quelques chiffres pour préciser un peu les ordres de grandeur : en 2003, la FBCF s’est élevée en France à  298.7 milliards d’euros, ce qui représente 19.2% du PIB ; en 2005, la FBCF s’est élevée à  336.6 milliards d’euros, ce qui représentait 19.7% du PIB; Ce sont les entreprises et les entrepreneurs individuels qui en réalisent la majorité, 55% environ, mais il ne faut pas oublier les ménages, qui en réalisent à  peu près 18% en achetant des logements, et les Administrations publiques qui réalisent le reste (27% environ).

  • Ne confondez pas FBCF et investissement des entreprises : celui-ci, appelé également investissement productif, n’est qu’une partie de l’effort d’investissement d’une nation. Les ménages et les administrations publiques contribuent à  côté des entreprises à  l’investissement, pour une proportion non négligeable. Il ne faut donc pas oublier ces deux agents. Et une partie des investissements des entreprises sont des investissements immatériels, non comptabilisés dans la FBCF.
  • La FBCF est un montant (en milliards d’euros, par exemple), le taux d’investissement est un rapport qui donne la proportion de la FBCF dans le PIB. Il ne faut pas confondre les deux.
  • Enfin, on a rarement une série statistique présentant les montants de la FBCF, même en valeur réelle (c’est-à -dire corrigée de l’inflation). On trouve le plus souvent un tableau présentant le taux de variation annuel (en %) de la FBCF. Attention alors à  la formulation : on ne peut pas dire  la FBCF est de 3% en telle année, ce qui n’aurait aucun sens ; on doit dire « au cours de telle année, la FBCF a augmenté de 3% ». De même, il ne faut pas confondre la variation annuelle de la FBCF et le taux d’investissement : si la FBCF peut augmenter de 3% une année donnée, cela ne signifie heureusement pas que le taux d’investissement est de 3%, ce qui serait très faible (en 2005 en France, le taux d’investissement était de près de 20%).
Vous trouverez sur le site de l’Insee (http://www.insee.fr ) des données statistiques sur la FBCF. 

La formation brute de capital fixe en 2007

2007

Source: INSEE

FBCF (Total des secteurs residents en Mds euros) :       406,3      dont

Sociétés non financières                                                        212,2
Sociétés financières                                                                   15,4
Administrations publiques                                                      61,8
Ménages hors entrepreneurs individuels                            114,2
Institutions sans but lucratif au service des ménages          2,7

Population active: définitions et statistiques (2007)

Au 1er janvier 2007, la population de la France métropolitaine et des départements d’outre-mer est estimée à 63,4 millions de personnes.
En 2006 25,3 millions de personnes ont occupé un emploi (salarié, non salarié, temps plein et temps partiel, France métropolitaine et des départements d’outre-mer) [1], dont 22,3 millions de salariés.

  • un nombre de chômeurs estimé à 2,35 millions de personnes
  • ce qui donne un nombre d’actifs égal à 27,6 millions de personnes.

A priori toutes les personnes qui sont en âge de travailler peuvent faire partie de la population active. Cela devrait donner un indicateur de la population active potentielle. Il suffirait de compter toutes les personnes qui sont en âge de travailler. Si l’âge minimal ne pose pas de problème puisqu’il est clairement fixé par la loi (16 ans), l’âge maximal est variable en fonction des statuts (travailleurs indépendants, salariés du secteur privé ou de la fonction publique). Par commodité on considère suivant les bornes suivantes : 15 ans révolus et 64 ans.
Il est cependant clair que tous ceux qui sont en âge de travailler ne le font pas et/ou ne cherchent pas à le faire.
Il y a de nombreux inactifs ayant l’âge d’être actifs.

Certains ont choisi cette inactivité parce qu’ils disposent de sources de revenu indépendantes de leur activité (patrimoine ou revenus de transferts ou revenus d’une autre personne…), mais d’autres la subissent parce qu’ils ont renoncé à l’activité faute de trouver un emploi (chômeurs découragés) ou parce que l’inactivité était une alternative au chômage (plan social accompagnant un licenciement par exemple).

La population active est définie pour la Comptabilité nationale comme comprenant toutes les personnes des deux sexes au-dessus d’un âge déterminé qui fournissent, durant une période de référence spécifiée, la main-d’œuvre nécessaire aux activités de production (telles que retenues dans la définition de la production du système de comptabilité nationale, SCN).
Elle comprend la population active occupée c’est-à-dire toutes les personnes qui remplissent les conditions pour être considérées comme personnes pourvues d’un emploi (salariés ou non salariés) et les personnes considérées comme chômeurs.

La population active occupée regroupe l’ensemble des personnes qui ont un emploi mais sa mesure diffère selon l’observation statistique qui en est faite.

On peut actuellement distinguer deux approches principales : au sens du BIT, au sens du recensement de la population.  [2]

Les économistes calculent des taux d’activité par âge et par sexe en plus du taux d’activité global :

  • taux d’activité global = nombre d’actifs / effectif total de la population
  • taux d’activité par âge = nombre d’actifs d’un âge donné / effectif total à cet âge
  • taux d’activité des femmes (des hommes) d’un âge donné = nombre d’actives (d’actifs) d’un âge donné / effectif total des femmes (des hommes) à cet âge.

Les taux d’activité donnent une image imparfaite de l’attitude d’une population à l’égard du travail et pour compléter cette indication, les économiqtes calculent aussi le taux d’emploi (par âge et par sexe).

  • Le taux d’emploi est la proportion de personnes disposant d’un emploi parmi celles en âge de travailler (15 à 64 ans). Le taux d’emploi reflète la capacité d’une économie à utiliser ses ressources en main-d’œuvre.

Le taux de chômage est la proportion des chômeurs dans la population active.

[1] 24,9 millions d’emplois en équivalent temps pein

[2] -* La population active occupée « au sens du BIT » comprend les personnes (âgées de 15 ans ou plus) ayant travaillé (ne serait-ce qu’une heure) au cours d’une semaine de référence, qu’elles soient salariées, à leur compte, employeurs ou aides dans l’entreprise ou l’exploitation familiale. Elle comprend aussi les personnes pourvues d’un emploi mais qui en sont temporairement absentes pour un motif tel qu’une maladie (moins d’un an), des congés payés, un congé de maternité, un conflit du travail, une formation, une intempérie, … Les militaires du contingent, les apprentis et les stagiaires rémunérés effectuant un travail font partie de la population active occupée.

  • La population active occupée au sens du recensement de la population comprend les personnes qui déclarent :
  • exercer une profession (salariée ou non) même à temps partiel ;
  • aider un membre de la famille dans son travail (même sans rémunération) ;
  • être apprenti, stagiaire rémunéré … ;
  • être militaire du contingent (tant que cette situation existait).

 

 

Les classes moyennes

Pour le Credoc, les classes moyennes rassemblent 50 % de la population ; elles gagnent entre 1 120 et 2 600 euros par mois avant impôt ; 30 % de cette catégorie diposant d’un revenu mensuel se situant en dessous de 1 750 euros pour une personne seule constituent les classes moyennes inférieures, coeur de cible de M. Sarkozy. Au-dessus, les catégories aisées représentent 10 % de la population et les hauts revenus 10 %. Au-dessous, 20 % sont dites « modestes » et 10 % (moins de 780 euros par mois) « pauvres ».

Cette étude récuse ainsi l’idée d’une « paupérisation » - même si nombre d’indicateurs vont dans le sens d’un appauvrissement – en soulignant que, sur les trente dernières années, le pouvoir d’achat a progressé – de 83 % entre 1970 et 2004 -, au point que le niveau de vie de cette catégorie a presque doublé. Mieux : à l’opposé du déclin observé aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne ou en Allemagne, les classes moyennes se sont développées, passant de 47,9 % de la population en 1981 à 52,1 % en 2000.

« Sous pression », selon la formule du Credoc, les classes moyennes connaissent pourtant un lourd désenchantement qui tient en un chiffre : une personne sur deux vit, une fois que ses impôts ont été payés, avec 1 467 euros par mois. Sur cette somme, 38 % (21 % en 1979) sont consacrés aux « dépenses contraintes » (loyer et charges, eau, gaz, électricité, téléphone, assurances), et d’autres frais incontournables, comme l’alimentation, le transport, l’éducation et la santé, représentent en moyenne 615 euros. Une fois ces prélèvements effectués, il ne reste, selon le Credoc, que 294 euros par mois pour les loisirs, les vacances, l’habillement, l’équipement et, si cette marge étroite le permet, l’épargne…

Conséquence : en 2008, parmi ces classes moyennes ayant un « budget médian », 48 % ne sont pas partis en vacances, 37 % se sont privés de cinéma et, précise encore le Credoc, « 34 % n’ont pas de voiture, 50 % n’ont pas accès à Internet à domicile, 40 % n’ont pas de produit d’épargne liquide ».

En comparaison, entre 1979 et 2005, le poids des « dépenses contraintes » est passé de 19 % à 29 % pour les catégories aisées et de 24 % à 48 % pour les catégories pauvres. Une fois réglées les dépenses incompressibles, il reste aux 10 % les plus riches 1 474 euros par mois – soit l’équivalent du « budget médian » d’une personne appartenant à la classe moyenne – pour les vacances, l’habillement, l’équipement ménager et l’épargne. Quant aux 10 % les plus pauvres, ils gardent en poche 80 euros…

Avec la sévère récession qui s’annonce pour 2009, la pire depuis la Libération, les classes moyennes et les revenus modestes vont figurer au premier rang des victimes de la crise. Le regain d’inflation en 2007 et 2008 a « sans doute joué un rôle déterminant dans l’impression de perte de pouvoir d’achat des classes moyennes ».

L’envolée du pétrole, le renchérissement des denrées alimentaires et la hausse soutenue des loyers (+ 3,4 % par an durant les vingt dernières années) ont durement pénalisé les classes moyennes et les couches populaires, parce qu’elles consacrent une part « proportionnellement plus importante dans leur budget » aux dépenses de logement, d’alimentation et d’énergie. En revanche, selon le Credoc, seules les catégories aisées – qui ont « davantage bénéficié des baisses d’impôt direct ces dernières années »« semblent avoir été épargnées par l’inflation récente ».

Le temps des restrictions semble s’imposer avec une force comparable à celle de la progression des inégalités. Selon le Credoc, en 2008, 72 % des classes moyennes « inférieures » « déclarent devoir s’imposer régulièrement des restrictions sur certains postes de leur budget », contre 64 % en 1980. Pour les catégories modestes, le pourcentage passe de 71 % à 80 % et, pour les catégories pauvres, il est quasiment stable (de 73 % à 75 %). A l’opposé, les titulaires de hauts revenus ne sont que 29 % à s’imposer des restrictions, contre 40 % en 1980. Depuis trente ans, l’amélioration générale du confort des habitations explique aussi la hausse du coût du logement.

Autre signal inquiétant que souligne le Credoc : « l’éloignement de la perspective d’une ascension sociale ». En prenant en compte le rythme actuel de hausse du pouvoir d’achat, il faudra trente-deux années aux classes moyennes pour « atteindre le niveau de vie des catégories aisées ». Dans les années 1960, au temps des « trente glorieuses », la perspective pour espérer le seuil du dessus était de onze années. L’ascenseur social reste en panne. Et la crise risque de sinistrer davantage ce paysage, rendant les inégalités plus douloureuses.

 


Courriel : noblecourt@lemonde.fr. Le monde 8/3/2009

 

 

E Exercice: Analyse de documentation Comment est financée la dette publique

 

QUESTIONS

  1. Rappeler ce que la dette publique, le déficit public
  2. En vous appuyant sur l’article ci -dessous indiquer comment le financement en est assuré aujourd’hui
  3. En vous inspirant  des commentaires de lecteur reproduits en bas de page, rédigez votre propre

 

Le paradoxe de la dette publique

 

Par Sophie Gherardi, directrice adjointe de la rédaction de La Tribune.

 

La récession se traduira par un alourdissement spectaculaire de la dette publique. Celle-ci atteindra, d’après le gouvernement, près de 78% du produit intérieur brut en 2010-2011, date qu’il retient pour le retour de la croissance. Si, comme toute hypothèse officielle, celle-ci pèche par optimisme, une dette d’au moins 80% du PIB est ce qui nous pend au nez.

Peut-on l’éviter ? Non. Est-ce grave ? Oui. On ne peut pas éviter la dégradation des comptes publics dans une récession : d’abord parce que la contraction de l’activité réduit automatiquement les recettes fiscales, ensuite parce que les dépenses augmentent. Elles augmentent par la hausse des prestations de solidarité et, dans le cas présent, du fait du plan de relance de l’économie, ô combien nécessaire.

Ceci dit, il serait irresponsable de faire valser les milliards sans se poser la question de l’après. Barack Obama, après avoir fait voter 787 milliards pour stimuler l’activité, a annoncé hier qu’il voulait faire 40 milliards d’économies. Pendant la relance, on ne rase pas gratis. La gauche dans l’opposition est si constante dans ses appels à dépenser plus que certains en viennent à considérer que le déficit est bon en soi. C’est oublier son mode de financement.

Pour combler les trous, l’état emprunte. à qui ? Aux rentiers du monde entier. Plus la dette grossit, plus la part du budget consacrée au remboursement augmente, au détriment des écoles, de la recherche, de la justice, de la santé, de la culture. L’argent des impôts partira vers la Chine, les fonds de pension japonais, les pétromonarchies ou tout bonnement les placements des Français les plus aisés. Comme lendemains progressistes, on fait mieux.

Il y a un autre effet, plus immédiat, créé par la dette. C’est ce que les économistes appellent « l’équivalence ricardienne ». Prévoyant qu’après la relance viendra la hausse des impôts, les ménages épargnent au lieu de consommer. On observe précisément cela aux états-Unis. En janvier, le taux d’épargne y est monté à 5%, son plus haut niveau depuis 1995.

Pour que l’argent déboursé par l’état serve bien à la relance, il faut que les citoyens aient confiance non seulement en demain, mais en après-demain. Voilà pourquoi le discours sur la discipline budgétaire – celui de Fillon, Barroso ou Obama – est indispensable, au moment même où on ouvre les vannes.

sgherardi@latribune.fr

Lien permanent vers cet article :
http://www.latribune.fr/opinions/20090305trib000351277/le-paradoxe-de-la-dette-publique.html

 

Vos réactions

  • Socrate a écrit le 05/03/2009 à 21:52 :
    • C’est oublié un peu vite que l’argent fiduciaire ne représente plus que moins de 5% de l’argent en circulation et que le reste n’est que de la dette. Donc un monde sans dette est un monde sans argent. Voilà le réel paradoxe de la dette. Donc un état qui s’endette est un état qui créé de la monnaie, prérogative que les états n’auraient jamais due abandonner aux banques privée qui ne se sont effectivement pas privées d’inonder les marchés avec de la monnaie maintenant sans aucune valeur: d’où la crise n°1. Les états en s’endettant reprennent donc le contrôle de la monnaie, à charge pour eux de ne pas émettre plus de monnaie qu’ils ne peuvent garantir: donc dans les limites de la production et du travail à venir sinon la crise n°2 sera l’inflation.

  • jojo le latino a écrit le 05/03/2009 à 14:58 :
    • Dans cette tourmente mondiale, enfin un article de presse dans lequel le nom de Barroso n’est pas mésestimé ou trainé dans la boue.

 

 

 

 

Commentaires sur l’article

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Exercice: quelles sont les origines du chômage ?

Questions

  1. Indiquez la définition du chômage au sens du BIT
  2. Analysez les évolutions entre les 2 années indiquées
  3. Comparez les causes de chômage entre les populations masculine et féminine

En  % En  %
Moyenne 2005                                                                                Moyenne 2004                                                                        Femmes Hommes  Ensemble              Femmes Hommes Ensemble

N’a jamais exercé d’activité professionnelle régulière 16,7 15,5 16,2 16,2 15,8 16,0
Fin d’emploi à durée limitée 42,5 41,6 42 42,5 38,4 40,5
Démission 13,4 7,4 10,5 12,5 8,4 10,5
Rupture du contrat pour maladie ou invalidité 2,6 3,5 3 2,9 3,3 3,1
Licenciement 20,4 27,7 24 21,4 29,5 25,3
Autres circonstances 2,2 3,2 2,7 2,0 3,4 2,7
Circonstance inconnue 2,2 1,1 1,7 2,4 1,2 1,8
Note : Résultats en moyenne annuelle. Champ : Chômeurs au sens du BIT, âgés de 15 à 64 ans.
Source : Insee, enquêtes Emploi.

Exercice: Sarkozy et l’état protecteur

Exercice:

  1. (Comprendre le texte): expliquez le sens des mots en caractères gras
  2. (Mobilisation des connaissances): « C’est la différence entre l’État providence et l’État protecteur ».Rappelez les caractéristiques de  l »État providence » et de « l’État protecteur »
  3. (Réflexion): Quel doit être selon vous le rôle de l’état dans l’économie française d’ aujourd’hui.

*********************************************************************************
Le Figaro 17/02/2009  L’éditorial de Paul-Henri du Limbert

Face au malaise social, il y a deux attitudes à éviter : la première, c’est l’intransigeance, la seconde, c’est la complaisance. C’est une question de curseur. Il faut le placer à l’endroit qui convient.

Dès le début de la crise financière, il y a maintenant quatre mois, Nicolas Sarkozy a compris que se jouaient là le sort et la nature même de son mandat.

Parce qu’on l’avait abondamment décrit comme un zélateur du libéralisme, on le supposait incapable de comprendre et encore moins de gérer le grand malaise social qui s’annonçait. Le président réputé «antisocial» allait devoir affronter la montée du chômage et de la désespérance. On y est, et que voit-on ? On voit que le chef de l’État n’est pas resté arc-bouté sur ses convictions anciennes, tant s’en faut. Au nom du pragmatisme, et tout simplement en raison des circonstances, il s’est mué en grand défenseur de l’État protecteur et en grand pourfendeur du laisser-faire. Ses adversaires diront que ce n’est pas un exploit puisque tous ses homologues, et même les Américains, ont subi cette métamorphose. Sans doute, mais l’ode à l’État de Nicolas Sarkozy prend une dimension particulière du fait qu’elle vient d’un président français et que l’État est depuis toujours une passion française. Qui, en France, viendrait lui reprocher son volontarisme et ses philippiques contre « le marché qui décide de tout » ? Qu’on le déplore ou qu’on s’en félicite, à peu près personne.

Dès lors, puisque l’État est revenu au milieu du jeu, il faut donc placer le curseur. Jusqu’où doit-il aller ? C’était l’un des enjeux du plan de relance, qui a privilégié l’investissement à la consommation. L’État doit-il assurer l’avenir, ou bien la fin de mois des Français ? Les syndicats répondent que l’avenir, c’est loin, et que le présent, c’est aujourd’hui. Nicolas Sarkozy l’a bien compris et doit annoncer cet après-midi la nature et l’ampleur du « coup de pouce » au pouvoir d’achat.

À droite, certains mettent en garde contre trop de complaisance à l’endroit des syndicats. Ils redoutent le «petit geste» qui appelle l’autre «petit geste», et bien d’autres encore. Un engrenage ruineux qui s’est maintes fois produit en France, ces trente dernières années, et contre lequel a régulièrement pesté Nicolas Sarkozy. Quelques-uns à l’UMP ont en tête un scénario noir : que la France se retrouve en 2012 plus étatiste et plus dépensière qu’en 2007.

Pour éviter le retour de l’État omnipotent et dispendieux, il est indispensable que les mesures annoncées aujourd’hui – et celles qui pourraient l’être ces prochains mois – soient provisoires. L’État est suffisamment endetté, il n’a pas besoin de se mettre ad vitam aeternam de nouvelles charges sur le dos. Et psychologiquement, il serait judicieux de faire comprendre à l’opinion publique qu’il s’agit de gestes très exceptionnels dictés par des circonstances qui le sont tout autant. Sinon, les Français continueront de croire encore longtemps que l’État peut tout, veille à tout et distribue tout. Quand on a besoin de lui, utilisons-le. Quand on en a moins besoin, utilisons-le moins. C’est la différence entre l’État providence et l’État protecteur.

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