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Quel avenir pour le libéralisme ?

[ 17/06/09  ] Les Echos

Deux intellectuels libéraux débattent pour « Les Echos » de l’avenir du libéralisme. La crise vient-elle des excès de liberté ou est-elle inhérente au capitalisme ? L’économiste Guy Sorman en appelle au droit pour fixer de nouvelles limites. Le juriste Michel Guénaire, lui, préfère en appeler à la morale et à l’éducation.

La crise actuelle remet-elle en question le libéralisme ?

MICHEL GUÉNAIRE. L’expérience libérale des vingt dernières années débouche sur une crise d’une très grande ampleur. Nous vivons dans un monde désorganisé, privé de toute régulation politique. Depuis la chute du mur de Berlin, en 1989, le libéralisme n’a plus été contesté par l’alternative que représentait le socialisme – radical à l’est de l’Europe, plus modéré à l’ouest. Ses valeurs se sont imposées dans la politique avec la démocratie libérale et ses standards – le suffrage universel, le système représentatif et la garantie d’une Constitution – et dans l’économie avec l’essor du droit de la concurrence et la financiarisation de la vie des entreprises.

GUY SORMAN. Vous avez l’art du portrait en grand, comme le montre votre livre. Je suis plutôt pointilliste. Les valeurs du libéralisme se sont imposées ? C’est plus simplement que la mécanique libérale a été appliquée partout. Pour l’économiste du développement que je fus, il est fascinant de voir que la vie s’est améliorée pour des centaines de millions d’hommes et de femmes avec l’ouverture des frontières de leurs pays, le développement de la concurrence, la régulation monétaire, qui a joué un rôle essentiel en faisant disparaître l’inflation. Un monde désordonné ? Vous rêvez peut-être d’un gouvernement mondial, mais je crains fort qu’un tel gouvernement soit despotique. La victoire du libéralisme est en vérité peut-être très tempérée. Bien sûr, le monde se rallie à l’économie de marché à partir de 1989. Mais, sur le plan politique, la victoire est loin d’être acquise – seulement la moitié du monde vit dans la démocratie.

M. G. Oui, le libéralisme économique a apporté des richesses. Mais la crise en détruit beaucoup. Oui, le libéralisme apporte la liberté. Mais chaque nation a son tempérament, son histoire, ses traditions. Il n’y a pas de modèle universel de la démocratie libérale. Les tentatives d’appliquer le même modèle partout ne pouvaient déboucher que sur une immense crise intellectuelle et morale. Le libéralisme est enraciné dans une culture, une morale. Il est né en Angleterre dès le XVIIe siècle, puis aux Etats-Unis et en France au XVIIIe siècle, dans des groupes humains prêts à assumer par leur culture et par leur morale la responsabilité de la liberté.

La démocratie est-elle la même partout dans le monde ?

G. S. L’idée que la diversité des cultures est un obstacle à la généralisation de la démocratie est très française. Alain Peyrefitte expliquait déjà que les Chinois ne sont pas faits pour la démocratie. Mais, jusqu’au XIXe siècle, les villes chinoises élisaient leurs représentants. L’Inde a des formes locales de démocratie proches du modèle occidental. L’aspiration à la libre expression, au débat, à la reconnaissance individuelle existe partout.

M. G. J’ai au contraire l’intime conviction que nous allons vers le temps des régions du monde avec des organisations économiques et politiques qui leur seront propres, inscrites dans leur histoire. Bien sûr, il y aura des traits communs, comme la séparation des pouvoirs ou le système représentatif pour choisir ou sanctionner les dirigeants politiques. Mais nous devons sortir du rêve de principes universels inventés sur la presqu’île d’Asie qu’est l’Europe ! Le commencement de tout, c’est la culture, pas la liberté.

G. S. J’ai du mal à distinguer l’une de l’autre. Et s’il n’y a pas de modèle d’économie libérale, il existe en revanche une science économique. Turgot et Adam Smith avaient raison : l’économie qui marche, c’est l’économie de marché. On a essayé le maoïsme, l’autogestion, le système stalinien, la planification à la française… qui ont tous échoué. Certains cherchent des alternatives. Et ce n’est pas surprenant, car nous sommes ici dans un monde très imparfait.

L’Etat va-t-il sortir renforcé de la crise ?

M. G. Ces dernières années, on a gommé le rôle de l’Etat. Les politiques étaient d’ailleurs contents eux-mêmes de laisser le vieux corps des nations géré par la loi du marché. Ils ont déréglementé et privatisé à souhait. Résultat : dans la crise, l’Etat peine à trouver ses marques, il hésite à faire les véritables choix de rupture. Nous avons besoin de retrouver un équilibre entre l’Etat et le marché.

G. S. Dans nos pays, je crois que le poids de l’Etat n’a pas diminué. Rapportées au PIB, les dépenses publiques ont augmenté. Le nombre de fonctionnaires aussi. Quand on dit qu’il y a eu retrait de l’Etat, c’est à la marge, et à la seule demande de Bruxelles.

M. G. Le poids relatif de l’Etat n’a sans doute pas diminué, mais son rôle s’est vidé de sens. L’Etat était auparavant plus présent. Il menait une politique industrielle. Il lançait de grands investissements structurants, comme le nucléaire. Dans la période récente, l’Etat a abandonné ses vraies fonctions actives et s’est rempli de fonctions inefficientes, notamment dans le domaine social.

G. S. Je suis réticent à l’idée de la politique industrielle. Nous risquons de replonger dans des mésaventures comme le plan Calcul ou Bull. Et il est devenu très difficile d’agir à l’échelon national. Dans quel secteur l’Etat pourrait-il aujourd’hui mener efficacement une politique industrielle ?

M. G. L’énergie. En proposant des perspectives de régulation du marché de l’électricité. Ou dans le gaz, en soutenant les projets qui sont susceptibles d’accroître l’indépendance nationale, comme la construction de méthaniers et d’infrastructures adaptées, pour s’émanciper de la dépendance à l’égard des gazoducs.

G. S. Je ne suis pas convaincu. Mais je ne suis pas pour autant hostile à toute intervention publique. En France, l’Etat fonctionne bien dans certains domaines qui relèvent de ses fonctions régaliennes : armée, police, sécurité. Et son modèle de protection sociale, s’il a bien des inefficacités, est plutôt un bon système quand on le compare aux autres. La « destruction créatrice » décrite par Joseph Schumpeter est formidablement efficace à condition que l’Etat organise des garanties sociales.

Par où passe la sortie de crise ?

G. S. C’est une crise dans le capitalisme, et non une crise du capitalisme. Elle ne devrait pas nous surprendre. On ne connaît pas de capitalisme sans crise, car il est fondé sur le risque et l’innovation. Il y a toujours des innovations qui tournent mal, comme par exemple les produits dérivés. Et ces crises ont toujours une origine monétaire. C’est ce que nous a appris Milton Friedman. Une création excessive de monnaie débouche inévitablement sur une spéculation à court terme. L’origine de la crise actuelle est la débauche monétaire qui a débuté aux Etats-Unis en 2003. Les dollars créés localement et les dollars rapatriés du reste du monde ont gonflé une bulle dans l’immobilier. La source de la crise n’est pas le spéculateur mais la création des conditions d’une spéculation massive. Et la solution n’est donc pas la réglementation. L’économiste Jean Tirole l’a bien montré : c’est d’abord l’information qui a manqué. Avec les produits dérivés, les investisseurs ne savaient pas ce qu’ils achetaient. Un peu comme un malade qui aurait acheté un médicament puissant fourni sans notice d’accompagnement sur ses effets indésirables.

M. G. Cette crise est très originale. C’est la première à effet de contamination universelle, sans précédent. Maintenant, les économies ouvertes sont beaucoup plus vulnérables. Les seuls pays où les banques ont résisté à l’automne dernier étaient d’ailleurs ceux qui avaient un contrôle des changes, comme le Maroc. Le système ne peut pas continuer à fonctionner ainsi. Le prix de l’éclatement des bulles est trop élevé et les Etats n’adoptent aucune mesure pour corriger le système.

G. S. Il est très difficile d’analyser un événement quand on est dedans ! Vous savez, les économistes ne sont toujours pas d’accord sur la crise des années 1930. Mais nous en avons tout de même retenu une solution : pratiquement personne ne réclame le retour du protectionnisme. De même, nous avons retenu une leçon essentielle de la crise de 1973 : l’inflation n’est pas une réponse à la crise.

M. G. En quelque sorte, les gens devraient être encore plus libéraux pour lutter contre les excès du libéralisme… Je crois qu’il faut plutôt corriger l’expérience libérale en cours, si l’on veut sauver le soldat libéral ! Antonio Gramsci disait que « la crise est ce qui sépare le vieux du neuf ». J’attends le neuf.

G. S. Vous aspirez à la perfection. Or l’économie se prête mal à l’utopie. Elle tombe en panne tout le temps, elle est dure à réparer et plus encore à expliquer. Elle est dictée par le « hasard sauvage », selon l’expression de Benoît Mandelbrot, qui en déduit que les marchés financiers sont un endroit très dangereux. Et pourtant, malgré ces imperfections, les progrès de la science économique sont considérables.

M. G. L’économie, ce n’est pas la fatalité des imperfections. C’est aussi l’exercice des responsabilités : la création des richesses et leur partage. Ces responsabilités ne sont plus exercées parce que les repères moraux ont disparu. Je forme le souhait que la crise nous permettra de tourner la page d’une époque où des acteurs ont saccagé impunément des entreprises et des pays pour gagner de l’argent, pour revenir à une gestion d’hommes exemplaires. Le libéralisme repose sur deux principes : la régulation des marchés et l’éducation des hommes. Je vois une sortie de la crise par ces deux principes.

G. S. La cupidité n’est pas une nouveauté. Le boulanger vend son pain par esprit de lucre, nous disait Adam Smith il y a plus de deux siècles. L’économie libérale est une façon de faire vivre ensemble des individus qui n’ont pas la même morale. Au-delà, c’est à la loi et à l’Etat de fixer les limites. Moraliser le capitalisme ? On ne peut pas plus moraliser le capitalisme que la plomberie ! Je rappelle que l’économie ne produit pas de valeurs, mais des richesses.

PROPOS RECUEILLIS PAR JEAN-MARC VITTORI, Les Echos


 

Exercice : Aspects économiques de la grippe A (ou grippe mexicaine,ou grippe porcine)

Carton jaune

©Alain Kadouch

1.    Décrivez en quelques mots ce qu’est la grippe A ?quels sont ses symptômes? les moyens de s’en protéger? le nombre de victimes avérées en France?

2.    Qu’est ce que l’O.M.S,?quel est son rôle?

3.    Qu’est ce qu’une pandémie? comment la différencier d’une épidémie?
4.    Indiquez selon vous à l’aide du tableau suivant les aspects négatifs (secteurs affectés) et positifs (secteurs « boostés ») de la grippe A sur l’économie nationale et les entreprises. Justifiez à chaque fois vos réponses.

  • Conséquences négatives
  • Conséquences positives

5.    Enumérez les parties du cours d’économie générale et d’économie d’entreprise  concernées  par ce travail sur la grippe A

  • Macro économie
  • Micro économie

 

Le surendettement

[ Les Echos 05/05/09  - 03H30  ]

Le nombre de dossiers de surendettement déposés auprès de la Banque de France a atteint un sommet en mars : 21.747 demandes ont été enregistrées en commission, le niveau le plus élevé depuis la création des commissions de surendettement en 1990. En février déjà, le nombre de dossiers s’est élevé à 20.225. Il faut remonter à mars 2004 pour que la barre des 20.000 soit dépassée. Depuis le début de l’année, les dépôts se sont accrus de 16 % et sur un an de 8 %. En moyenne, les ménages sont endettés à hauteur de 39.500 euros. Le crédit immobilier n’est à l’origine que de 9 % des dossiers déposés en commissions. Mais dans ces cas, les ménages présentent un endettement moyen de 80.200 euros. Dans les autres dossiers, il s’agit de crédit à la consommation. 85 % des demandes de traitement comprennent des crédits renouvelables ou permanents et des réserves de crédit. L’endettement est alors le plus élevé, avec 19.900 euros d’engagements. 54 % des dossiers sont liés à des prêts personnels ou des crédits affectés. Les engagements des ménages s’élèvent alors à 17.600 euros. La procédure de rétablissement personnel, qui permet un effacement des dettes de l’emprunteur, a bénéficié et 130.000 ménages depuis son existence. Depuis un an, elle a marqué un cap en dépassant la barre des 30.000 (35.064 dossiers) et bénéficiant à 22 % des demandeurs. Au total, le nombre de ménages qui ont bénéficié ou sont sur le point d’obtenir une mesure visant à remédier à leur état de surendettement est aujourd’hui d’environ 726.000.

Protégé : + E Chomage des jeunes?un autre regard

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La filière du nucléaire en France

Les acteurs du nucléaire en France

[Les Echos  03/11/08  ]La recherche
La recherche sur les réacteurs et le cycle du combustible nucléaire est effectuée par le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA), un organisme public doté d’un budget de 3,4 milliards d’euros et réparti sur 9 centres de recherche.

La production

- La conception et la réalisation des chaudières nucléaires et des assemblages de combustible sont effectuées par Areva NP (ex Framatome ANP), une société détenue à 66 % par le groupe Areva et à 34 % par le groupe Siemens.
- La production d’électricité ainsi que l’exploitation et la maintenance des centrales est effectuée par EDF, qui gère un parc de production nucléaire de 58 unités de production réparties sur 19 sites.
- L’extraction du minerai, ainsi que sa conversion, son enrichissement et son retraitement (ce qu’on appelle  » le cycle du combustible « ) est réalisé par Areva NV (ex COGEMA), une société détenue à 100 % par le groupe Areva.

Le contrôle

Le contrôle des activités nucléaires civiles est assuré par l’Autorité de Sureté Nucléaire (ASN). L’ASN est une autorité administrative indépendante, créée par la loi du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire. Au nom de l’État, l’ASN assure le contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection afin de protéger les travailleurs, les patients, le public et l’environnement, des risques liés aux activités nucléaires.

Qu’est ce qu’un stock option

Une stock option (ou stock-option) est une forme de rémunération versée par une entreprise généralement cotée en bourse. Il s’agit d’une option d’achat (call) dont l’actif sous-jacent est l’action de l’entreprise concernée.

Ainsi, ce système permet à des dirigeants et à des employés d’une entreprise d’acheter des actions de celle-ci à une date et un prix fixé à l’avance. Ceci a notamment l’avantage d’inciter les employés à agir pour faire monter le cours de leur entreprise.

Le fait de pouvoir, la plupart du temps, acheter à un prix beaucoup plus bas que le marché permet la réalisation d’un gros bénéfice par une revente rapide. Toutefois, la législation et la pratique tendent désormais à fixer des conditions plus strictes conduisant notamment à fixer le prix d’exercice de l’option à un niveau suffisamment élevé.

En français, le terme stock option peut être remplacé, comme le préconisent certains organismes officiels, par les dénominations « option sur titres » (préconisé par la Délégation générale à la langue française) ou « option d’achat d’action » (préconisé par l’Office québécois de la langue française). Pour des raisons de lisibilité, on utilisera dans la suite de l’article la dénomination anglophone « stock option ».

Les revenus des ménages

Les revenus des ménages

- Les individus, appartenant à des ménages (au sens de la comptabilité nationale), perçoivent des revenus primaires du fait de leur participation à l’activité économique.

- Ceux-ci sont augmentés des revenus de transfert (prestations sociales y compris les pensions de retraite et les indemnités de chômage).

- Ce qui donne le revenu disponible,

- qui peut être utilisé à la consommation et à l’épargne.

 

Exercice: Les revenus des ménages

Consignes de travail

Vous devez compléter ce texte en remplissant les zones de texte sur fond gris.

Vous pouvez rédiger vous même les textes manquants, faire du copier-coller ou du glisser-déplacer à partir de la liste des mots et expressions proposés en fin de texte.

Attention toutefois, cette liste contient plus de termes que nécessaire. De plus, certaines expressions peuvent être utilisées à plusieurs reprises.

Si vous le souhaitez, vous pouvez obtenir une aide sur le mot ou l’expression recherché en utilisant le bouton sur lequel figure un point d’interrogation.

Tous les trous doivent être complétés pour pouvoir vérifier la validité des réponses.

Exercice: Les revenus des ménages dans 0 2 Documents en cours de reclassement croix

En 2004, le salaire annuel moyen des salariés à temps complet s’accroît de 2,7 % en brut et 2,1 % en . Les prélèvements salariaux à la source, et en particulier le taux de de retraite complémentaire, augmentent en effet légèrement. En euros constants, c’est-à-dire déduction faite de la hausse des à la consommation de 2,1% en 2004, le salaire moyen pour un poste à temps complet augmente de 0,6% tandis que le salaire net moyen reste stable, après une diminution de 0,3 % en 2003. La durée du travail ne variant pratiquement pas en 2004, les salaires évoluent au même rythme que les salaires annuels (+ 0,6 % en brut, + 0,1 % en net pour les salariés à temps complet). [...]

Entre juillet 2003 et juillet 2005, c’est le dispositif prévu par la loi « Fillon » qui régit les des salaires minimaux, afin d’assurer la convergence progressive des salaires horaires correspondant au Smic et aux garanties mensuelles de rémunérations (GMR). Il s’agit d’un alignement par le , qui maintient le pouvoir d’achat de la garantie mensuelle la plus élevée, et qui assure la croissance pendant trois ans du pouvoir d’achat du Smic et des GMR. Le 1er juillet 2004, compte tenu de la hausse des prix, le salaire minimum est relevé de 5,8 % (les différentes GMR connaissent à la même date des hausses échelonnées entre 2,1 % et 3,7 %). Cette forte augmentation, combinée à l’effet en année pleine de la revalorisation de juillet 2003 (+ 5,3 %) se traduit par une hausse du Smic brut de 5,6 % entre 2003 et 2004. Compte tenu de l’accroissement des prix de 2,1 % en moyenne annuelle, le Smic brut, tout comme le Smic net, progressent de 3,5 % en euros . Cette forte augmentation, largement supérieure à celle du salaire moyen, a tendance à resserrer l’éventail des salaires.[...]

Parmi les salariés à temps complet ayant travaillé l’ensemble des deux années 2003 et 2004 dans le même établissement (les « permanents- permanents » (1)), 58 % ont connu une évolution salariale positive en termes réels, tandis que 42 % ont vu leur salaire progresser vite que l’inflation. L’évolution salariale moyenne de ces « permanents-permanents » est de + 2,0 % en euros constants, la médiane se situant à + 1,0 %. Ces indicateurs varient moins en fonction de la catégorie socioprofessionnelle ou du secteur d’activité que de l’âge des salariés ou de leur position dans la hiérarchie salariale. C’est en début de carrière que les évolutions salariales sont les plus importantes, mais aussi que les salaires sont les plus .
(1) Les permanents-permanents sont ici définis comme les salariés qui travaillent à temps complet deux années consécutives complètes (24 mois) dans le même établissement. Ils ne constituent qu’un sous-ensemble de la main-d’oeuvre salariée.

Source : Julien Pouget et Anne Skalitz, INSEE PREMIERE N° 1067

 

 

 

Aide dans Répartition des revenus

Le taux de chomage (4ième trimestre 2008)

La Tribune.fr – 05/03/2009 à 08:56 -

La tendance à une forte poussée du chômage en France se confirme avec une nouvelle hausse du taux de chômage pour le dernier trimestre 2008. Il atteint 8,2% avec les DOM (7,8% pour la métropole), soit beaucoup plus que ce que prévoyaient les analystes.

Après le chiffre record du nombre de demandeurs d’emploi supplémentaires en janvier (90.200), le taux de chômage, annoncé désormais tous les trois mois et publié ce jeudi, confirme la tendance d’une flambée du chômage en France. Au quatrième trimestre, il a atteint 7,8% (8,2% DOM inclus), soit une hausse de 0,6 point par rapport au troisième trimestre (7,6%).

Cette progression est beaucoup plus importante que prévu. Selon le consensus Bloomberg, les analystes tablaient en effet sur un taux de chômage français de 7,9% au quatrième trimestre. A 8,2%, c’est son plus haut niveau depuis le troisième trimestre 2007.

Au sens du Bureau international du travail (BIT), cela correspond à près de 2,2 millions de chômeurs (2.197.000). Toutes les catégories d’âge et de sexe sont concernées par cette remontée du chômage, mais dans des proportions variables.

Les jeunes sont les plus touchés. Pour les moins de 25 ans en métropole, le chômage a crû fortement, de 2,1 points à 20,4% en moyenne au quatrième trimestre (contre 18,3% au 4ème trimestre 2007). Cela reste presque trois fois supérieur à celui des 25-49 ans. Fin 2008, il y avait 543.000 jeunes actifs au chômage en France métropolitaine. Si l’on prend aussi en compte les Dom, le chômage des jeunes a grimpé à 21,2% au dernier trimestre 2008 (19% au quatrième trimestre 2007).

Le chômage a aussi augmenté, beaucoup plus faiblement, pour les 25-49 ans, à 7% en moyenne en métropole au quatrième trimestre, soit 1,301 million de personnes (6,9% au 4ème trimestre 2007), et à 7,4% avec les DOM. Pour les plus de 49 ans, le taux de chômage est resté stable sur un an à 5%, correspondant à 353.000 personnes.

Par ailleurs, toujours dans l’actualité macroéconomique française, le mouvement de baisse des prix producteurs s’est accentué en janvier avec un recul de 2%, après des baisses de 1,4% en décembre et de 2% en novembre.

L’Insee souligne que la baisse a été amplifiée par l’entrée en vigueur, en janvier, de certaines mesures de la loi de modernisation de l’économie (LME) qui entraînent comptablement une baisse des prix de vente à la grande distribution des produits agro-alimentaires et des biens de consommation, en compensation de la disparition des marges arrières.

Emploi des jeunes: vers un renforcement des dispositifs d’alternance (préparation)

Un plan pour l’emploi des jeunes est également en préparation, qui comprendra le renforcement des dispositifs d’alternance et un relèvement jusqu’à 90 % du taux de subvention par l’Etat des contrats aidés, quand il s’agit de moins de 25 ans (« Les Echos » du 18 mars). Objectif : convaincre les employeurs de les utiliser davantage, ce qui devrait permettre d’augmenter à nouveau le nombre de contrats aidés prévus pour 2009 (330.000), de 50.000 à 100.000. « Il faudra probablement financer plus de contrats aidés pour la jeunesse », a souligné Christine Lagarde, qui souhaite également mieux « marier » chômage technique et formation professionnelle.

De son côté, le haut-commissaire à la Jeunesse, Martin Hirsch, veut favoriser le recrutement immédiat, en emploi ou en formation, des 100.000 à 200.000 jeunes menacés par le chômage cette année, via un programme baptisé « génération active ». Il s’agit de négocier avec les branches qui recrutent le plus de jeunes (restauration, bâtiment, services à la personne, etc.) afin qu’elles continuent d’embaucher pour préparer au mieux la reprise. Les jeunes s’engageraient à rester plusieurs années (3 à 5 ans) dans le secteur.

Ne pas sacrifier une génération

 

L’Etat aiderait financièrement les employeurs pendant deux ans, en « dopant les contrats d’apprentissage et de professionnalisation », pour un coût estimé à 1,5 milliard d’euros pour 100.000 jeunes. Martin Hirsch propose que cet « investissement » soit ensuite remboursé par les entreprises, qui, dans deux ans, perdraient le bénéfice de 1 % de leurs allégements de charges actuels, soit 300 millions d’euros, et ce pendant cinq ans. « On ne peut pas sacrifier une génération », a-t-il insisté sur RTL.

Le haut-commissaire estime que la baisse de la TVA dans la restauration doit être l’occasion de passer immédiatement aux travaux pratiques, en demandant aux employeurs de s’engager sur l’embauche de dizaines de milliers de jeunes.

« On ne peut pas laisser les jeunes avec les portes des entreprises qui se ferment », appuie Nicolas Sarkozy, qui doit s’exprimer demain lors d’un meeting à Saint-Quentin. Demain également, le secrétaire d’Etat à l’Emploi, Laurent Wauquiez, présentera le deuxième plan de développement des services à la personne. Enfin, Martin Hirsch suggère d’accélérer le déploiement du service civique en le proposant à quelque 20.000 à 30.000 jeunes dès cette année, pour un coût de 300 millions d’euros……

Source: Les Echos 23 mars 2009

 

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